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 C'est comme ça et pas autrement (version audio)

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Saga
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MessageSujet: C'est comme ça et pas autrement (version audio)   C'est comme ça et pas autrement (version audio) Icon_minipostLun 24 Juil 2023, 05:04

.       Star Trek DS9 - Nouvelle - CFST 7478 - Ecriture : Ninalys - Conteur : Francis Demierbe

C'est comme ça et pas autrement (version audio) 119

C'est comme ça et pas autrement
Par Ninalys


.         Bajor, continent Nord, cote méridionale du pays des Montagnes Bleues. Dans la suite d’honneur de l’Hôtel des Prophètes, Keiko achève de défaire les valises, Miles debout devant la baie ouverte, contemple la mer.

.         - « Crois-tu qu’il fait beau ! » Dit-il rêveur.
.         - « Il fait beau. » Répondit Keiko sans enthousiasme.
.         - « Comme tu dis drôlement ça ! »
.         - « Veux-tu que je chante ? Que je crie ? »
.         - « Sans crier ni chanter, on peut manifester son contentement. »
.         - « S’il pleuvait, je manifesterais peut-être du dépit, mais quand on a fait plus de 5 heures de runabout pour trouver le soleil, il n’y a pas de raison de s’extasier parce qu’il brille. »
.         - « Eh bien moi, je me déclare satisfait. »
.         - « Alors de quoi te plains-tu ? »
.         - « De ce que tu ne partages pas mon plaisir. »
.         - « Je le partage, mais ne le goûterai vraiment que quand les valises seront vides. Je ne suis pas comme toi, moi ; je ne me laisse pas vivre… Depuis que nous sommes descendus de la navette, je n’ai pas arrêté. »
.         - « Keiko, nous avons tous deux un mois de permission, les enfants sont sur terre avec ta famille, rien ne presse, tu pourrais donc remettre ton emménagement… »
.         - « Et toi, différer ton enthousiasme. »
.         - « Il fera peut-être mauvais demain. »
.         - « En mettant les choses au pis, il te restera encore vingt-neuf jours d’extase. »
.         - « Tu crois plaisanter, mais Bajor ne dispose pas de régulation météorologique, rien ne dit que le printemps sera beau. »
.         - « Un mot de plus et je re-boucle les valises, si c’est pour risquer la pluie, la neige et le verglas je préfère encore l’atmosphère de la station. »
.         - « Je n’y suis pour rien. Je n’ai pas le contrôle du baromètre. »
.         - « Heureusement ! »
.         - « Ah ! Ca débute bien… Allons, sois gentille, pour me faire plaisir…  Regarde une minute ? Le coup d’œil n’est-il pas incomparable ? »
.         - « Ravissant. » Répondit Keiko qui c’était enfin décidé à venir.
.         - « Ravissant… Ce n’est pas un comme cela que je… »
.         - « Comment alors ? »
.         - « Regarde la mer. Avoue que tu n’as pas une vue pareille depuis la station ? »
.         - « Evidement, tu me prends pour une débile ? »
.         - « Et puis cette verdure, ces fleurs magnifiques, ces arbres centenaires. »
.         - « Je te rappelle que je suis botaniste, les mauvaises herbes j’en aie eu ma dose alors pour l’instant oserais-je t’avouer que tout ceci me laisse très froide ? »
.         - « Je ne sais plus ce que je dois faire pour te contenter»
.         - « Tu ne vas tout de même pas me raconter que c’est sur ta demande qu’on a planté tout ça ? »
.         - « N’en parlons plus ; tu es de mauvaise humeur. »
.         - « J’étais d’une humeur charmante ; c’est toi qui, depuis que nous sommes arrivés, ne cesse de me bourdonner aux oreilles comme une mouche tibérienne. Tu me fais l’effet de ces vulcains qui, sans se préoccuper de savoir si leurs invités ont envie de savoir comment fonctionne telles ou telles choses, les obligent, au débotté à les écouter. J’aime la nature, mais je suis incapable de m’extasier sur commande, et surtout quand j’ai des soucis. »
.         - « Il fallait le dire. Q’est-ce qui ne vas pas ? » Demanda Miles.
.         - « Je ne sais pas où j’ai mis mon long manteau. » Répondit-elle.
.         - « Lequel ? »
.         - « Celui que je ne mets jamais. »
.         - « Alors tu peux t’en passer. »
.         - « Sur DS9 oui, mais pas en voyage, c’est mon seul vêtement chaud. »
.         - « Si nous étions sur Férenginar, je comprendrais, mais ici… »
.         - « Tu m’as dit toi-même, il n’y a pas deux minutes, que le printemps pouvait être détestable. »
.         - « Si tu ne le trouves pas, qu’est ce que tu feras ? »
.         - « Je n’en sais rien du tout. »
.         - « Cherche-le donc ! »
.         - « Si tu ne m’avais pas harcelée, je serais déjà fixée. »
.         - « Veux-tu que je t’aide ? »
.         - « Ah ! Non ! Surtout pas ça ! »
.         - « Keiko, ma chérie, je veux bien admettre que je suis incapable de faire une valise ; mais de là à ne pas savoir la défaire !… »
.         - « Soit, aide-moi. » Répondit Keiko ironique et résignée.
.         - « Où faut-il la mettre ? » Demanda Miles en extrayant de l’une des valise une chemise de nuit. »
.         - « Si tu dois me poser une question à chaque objet, autant que je me charge de tout. »
.         - « Bon. » Ce contenta de marmonner le chef ingénieur en se remettant à la besogne avec une obstination touchante.
.         - « Qu’est ce que tu cherches ? » Demanda sa femme.
.         - « Ton manteau. »
.         - « Ce n’est pas entre deux mouchoirs que tu le trouveras ; d’ailleurs, maintenant, je suis sûre de l’avoir oublié… J’allais le caser quand tu m’as biper. »
.         - « Alors maintenant, c’est de ma faute ? »
.         - « A moins que ce soit de la mienne ? Que dirais-tu si pendant que tu fais joujou avec tes consoles, je t’interrompais toutes les cinq minutes ? »
.         Keiko recommence à chercher « Il n’y est pas… C’est horripilant. »
.         - « Si vraiment tu l’as oublié sur la station, il n’y a cas demander à Bashir de nous le faire envoyer. »
.         - « Pour que je passe pour une idiote ? Non, je m’en… Par exemple, le voilà. »
.         - « Parfait ! »
.         Deux jours plus tard. Le temps s’est gâté. Le matin lorsqu’on est parti visiter le monastère de la Montagne Bleu, il faisait froid ; maintenant, que l’on rentre, la pluie tombe.
.         - « J’ai suis transie… J’ai certainement attrapé une pneumonie dans cette grande bâtisse. » Dit Keiko en entrant dans la chambre.
.         - « Mais non. »
.         - « Toujours ce besoin de me contredire ! Je te dis que je suis malade, je frissonne depuis le petit déjeuner. »
.         - « Avec ta rage de mettre des robes légères sous prétexte que nous somme au printemps, alors que tu as un long et chaud manteau. »
.         - « Un manteau tellement vieux et usé que j’ai failli ne pas le prendre. Tu es vraiment un égoïste. »

F I N

.         \\// Longue vie et preuve s'il en est que même dans quatre siècles la logique féminine reste pour nous pauvres hommes terra incognita.
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