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 Star Trek - Apopohis - chapitre 17 - FINAL

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Zefram
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18122013
MessageStar Trek - Apopohis - chapitre 17 - FINAL

Bonjour,
Merci à tout ceux qui ont suivi cette longue histoire.
Je vous souhaite une bonne lecture.

Cordialement,
Zefram

Zone 51 , 12 avril 2036, -18h00

Le mois de mars était l'occasion de s'netraîner en condition réelle et de réviser la procédure. Une des modifications les plus notables est le changment de nom des missiles Sakharov pour adopter celui de roquette car en Anglais, , une fusée se dit rocket et que cela correspond plus à la nature des armes embarquées par le slidecraft. Conrad a soumis cette idée  à Petit et à Kirvin qui conditionnèrent leur accord à ce que changement de dénomination n'affecte en rien le bon déroulé de la mission.


Pendant que l'équipage de Walker peaufine son entraînement, les techniciens de la base terminent de préparer le slidecraft pour le grand soir. Le hangar souterrain dans lequel il reposait était muni d'un monte-charge copié sur ceux qui équipent les portes-avions de la Navy. Il avait été équipés des roquettes Sakharov et de la bombe à dispersion, les disques de combustibles ont été assemblés et reposent dans leur coffre de confinement thermique. Les réservoirs d'azote, d'oxygène et d'hydrogène et d'hélium liquide ont été remplis.

Quand Zefram Cochrane enfourche la selle de son siège et qu'il est harnaché, il est dans le même état d'esprit que lorsqu'il a du passer sa license à Princeton. Alors que les portes du hangar s'ouvrent et que le tracteur sort en quelques minutes le slidecraft solidement amaré à son transporteur, Zefram repense une dernière fois au paroles de Bertrand Petit alors qu'il se préparait :

-" Cochrane, mon garçon; je n'ai pas de mots pour vous exprimer la fierté d'avoir été votre mentor pendant ces quelques années. Vous êtes destiné à un brillant avenir. Après cette mission, vous serez certainement le premier homme à poser  les pieds sur Mars; cette croisière n'est qu'un amuse-bouche en comparaison.  Restez concentré, mais vivez pleinement cette aventure extraordinaire."

A l''entrée de piste, après le top départ, Orwen allume les quatre réacteurs; ils du même type que ceux qui équipaient autrefois le mythique SR-71 Blackbird. En poussant la manète des gaz à fond, les tuyères crachent de longues flammes jaunes vers l'arrière. Sur leurs trains de roues, le slidecraft et le drone de transport s'ébranlent puis accélèrent. Avec les deux boosters chargés de carburant en bout d'aile, au décollage, le dièdre de l'aile du transporteur est négatif afin de pouvoir l'équiper de train de roulement et supporter le poids des fusées.

-"Vitesse de rotation." Annonce Allan.
-" Rotation!" Répond Conrad aussitôt.

Les deux hommes tirent sur les commandes ensembles le sladecraft se cabre sur ses trains arrières. Trois secondes plus tard, l'appareil quitte le plancher des vaches.

-" Rentrée des trains d'atterrissage."
-" Trains rentrés."
-" Activation des boosters."
-"Allumage."

les propusleurs à poudre du slidecraft et les deux boosters latéraux du drone s'activent simultanément, produisant une accélération de près de 5G au départ qui diminue progressivemnt pour se stabiliser ensuite à 2G. Jeremia Blake surveille attentivement ses écrans pour détecter la moindre anomalie. Le transporteur propulse le slidecraft à une altitude de 20 kilomètres et lui fait atteindre une vitesse de mach 1,7.

-" Phase de larguage," Annonce Walker." Séparation dans 10 secondes...5...4...3...2...1...Top!"

L'ammare avec le drone de transport est rompu. Une fois séparé de sa charge, le drone accélère et s'éloigne du slidecraft à mach 3 puis se sépare des boosters latéraux dont la chute va être freinée par des parachutes pour qu'ils puissent être réccupérés. Le transporteur rentrera à la base en planant.

Après la séparation, la vitesse du slidecraft est maintenue par les propulseurs d'appoint dorsaux pour laisser le temps aux pilotes d'activer le système de sustentation magnétique et d'activer les statoréacteurs ventraux. Après une phase d'accélération à mach 3 et une montée à 35 km d'altitude, le vaisseau accélère à mach 25 puis entamme son ascension orbitale pour rejoindre le Sentinnelle. En quittant l'atmosphère, Jeremia rétracte le coffre de protection de la tuyère du réacteur à fission et embraye doucement les disques de combustibles dans le réacteur pour les mettre en chauffe.

Murun, Mongolie, 13 avril 2036, -17h00

Sur la base aérienne de Munrun, un escadron de F-18 se présente sur le bord de la piste pour le décollage. Au programme, mission d'entrainement d'attaque au sol.

-" Steel ici la Tour, vous êtes autorisé à décoller. Bonne journée"
-" Merci Contrôle, nous décollons. Au revoir." Lance Lin d'un ton jovial inhabituel.

Le chef de la tour assiste comme à l'accoutumée au décollage des appareils de Lin. Tout un escadron qui décolle par paire d'appareils, c'est un spectacle plutôt rare, mais le général qui commande la base est plutôt bienveillant avec ses pilotes. Puisque demain, il est prévu que ce soit la fin du Monde, et il est du genre à laisser  les pilotes se rincer l'oeil une fois encore en regardant la planète d'en haut avant de ne plus être, peut-être en capacité de le faire. Il ne prête pas vraiment attention à l'arsenal qu'embarque les Horrnets sous leurs ailes.

Personne ne s'étonne donc à ce que les avions sitôt après le décollage, disparaissent sous l'écran radar, la mission prévoyant une approche en rase-mottes de la zone d'exercice. Mais, Lin et ses hommes ont un programme plus personnel, ils contournent la zone d'exercice et filent plein Nord en direction de la frontière russe.

Il y a un an encore, une telle opération en plein jour aurait été inimaginable. Mais maintenant que les yeux de Sergeï Kosonov sont braqués sur les Etats-Unis d'Amérique, les relations entre la Chine et la Russie se sont très nettement réchauffées. Le raptriement des chinois exilés à  Blagoveshchenk s'est déroulé sans heurt, et les Russes, comme le reste du Monde se préparent à la tempête Apophis. A la frontière, les soldats sont soit calfeutrés dans leur caserne, soit en permission. Les radars mobiles ont été redéployés et il y a des trous dans la défense russe. L'itinéraire emprunté par les chasseur les amène à passer à la verticale de Krasnoïarsk. Lin prend à malin plaisir à survoler la ville à mach 1,5 et à larguer ses réservoirs externe en plein centre ville. Avant que les habitants de Krasnoïarsk comprennent pourquoi leurs vitres venaient de se briser, les Améliorés étaient de retour à Zelenogorsk.

Lin a séparé son escadron en quatre vics, trois sont configurés pour l'attaque au sol; Lin a équipé le sien pour la défense aérienne. Lin a pris la place du solo, les deux autres appareils sont armés de six missiles air-air sparrow moyenne portée et tous les appareils de l'escadron on deux sidewinders en bout d'aile pour les combats aériens courte portée . Celui de lin n'en a que quatre, mais emporte deux missiles Harm anti radar. Dès que Lin a largué son réservoir auxillaire, il lance un Harm sur la station radar qui a été construite sur les hauteurs de Zeleznogorsk après la bataille qui avait opposé Chang aux Spetsnaz, à l'emplacement du camp de bucherons. Le missile épouse le relief, file à mach 2 et explose la station radar.

Lin lance deux vics d'attaque au sol, laisse le troisième en retrait  et attend la réaction des Russes. Pour chaque vic d'attaque au sol, le solo est armé de six missiles maverick pour défendre son chef et l'ailier contre les défenses terrestres russes qui s'activent dès que la station radar explose. Le solo du premier vic prend de l'altitude et sélectionne sa cible,

Les deux autres appareils sont équipés de 6 mavericks spécialement modifiés par les Améliorés. La tête a été munie d'une coiffe en tungstène en forme de pointeau pour en faire un missile à pénétration renforcée et une arme antibunker. Les deux premiers appareils sélectionnent chacun   deux silos de missiles balistique nucléaire et tirent deux missiles mavericks modifiés. Avec leur tête considérablement alourdie, les capacités de guidage ont été réduite, mais du fait de leur propulseur, ils impactent à vitesse supersonique la porte en béton du silo et s'enfonce dans le béton. En explosant,  la charge de 135 kilos explose fait s'effondrer des blocks de béton sur le missile qui repose dans le silo, qui tel un volcan éjecte dans l'air débris flamme et une intense fumée brune. Après leur passage, les pilotes du premier vic virent au dessus de la ville de Zelenogorsk vers le S.ud pour faire le tour et se prépare à un second passage par l'Ouest.
Pendant ce temps, le second vic effectue son premier passage. Le Solo repère les cibles terrestres puis, il est suivi par les deux autres Hornets du Vic pour détruire quatre silos dans lequels sont sockés les Topol-M.

Les Russes réagissent et font décoller un escadron de Suckoï – 47. Les chasseurs russes à flèche inversée sont guidé par un Awaks. Ils font feu de leurs missiles longue portée et réussissent à abattre  un des chasseurs du second vic lors de son second passage.

Lin fait feu de son missile Harm, lance le dernier groupe d'ataque au sol et accélère pour intercepter les Sukhoï 47 avec son vic. Le missile Harm vole au raz du sol avant de remonter brusquement, guidé par les ondes radar de l'Awak. Avec la destruction de l'Awak, les pilotes russes ne peuvent plus que compter sur les radars de leurs chasseurs. Les trois F-18 de Lin en profite pour reprendre l'avantage et font feu de leurs sparrow.s Une bataille a coup de missiles moyenne portée s'engage entre Lin et les Russes. Comme les missiles sont semi-actifs, ils ont besoin du vecteur de guidage du lanceur pour être guidés et atteindre leur cible. Pour leur échapper, le plus simple et de composer avec le relief pour couper le faisceau de guidage adverse.

Mais, alors que les Russes sont occupés avec les appareils de Lin, les chasseurs d'attaque peuvent poursuivre presque impunément la destruction systématique des ICBM.

Moscou , 13 avril 2036, -16h00 [/TEX]

Dans son bureau, Sergeï Kosonv  prend un troisième café, il avait été sorti du lit parce que le système de surveillance russe avait détecté le décollage du slidecraft. Le président russe savait bien que les Américains allaient préparer quelque chose pour tenter de détruire ou de dévier Apophis de sa trajectoire. Ignorant par contre la forme que devait prendre la tentative d'interception américaine de l'astéroïde, Sergeï était persuadé qu'elle aurait lieu un peu plus tard. Il était donc a se demander s'il devait se lancer dans l'interception de la navette américaine qu'il avait vu ou pas et il devait prendre une décision rapidement car passé un certain délai il serait trop tard.

Il est interrompu dans sa méditation par le Maréchal Oulonov  qui lui annonce que la base de démantellement de missiles de Zelenogorsk est en train de subir une attaque aérienne de la part de F-18 mongols. Aussitôt, il contacte Iachkine.

-" Général, faites décoller les Ajaxs. Nous sommes en guerre".
-" Ce sera fait de suite Monsieur le Président. La réaction de la Communauté Internationale sera violente." Prévient Iachkine.
-" Dans quelques heures, il n'y aura plus de Communauté Internationale." Répond laconiquement Sergeï."

Puis il raccroche. Il prend la malette des codes nucléaires et la pose sur son bureau. Il l'ouvre et ajuste ses lunettes de vue avant de taper le code d'autentification, qu'il confirme en appuyant sur un bouton, cela lui permet de mettre la clef  qu'il porte autour du coup dans la serrure. Puis, il tape de nouveau un code pour pouvoir tourner la clef d'un quart de tour, puis un autre, puis un autre puis un autre. A ce stade, il n'a plus qu'un code à rentrer pour déclencher l'apocalypse. Mais, il retire une nouvelle clef et tape un code sur un clavier ouvrant l'accès à une serrure qui donne accès à un téléphone. Il s'agit de la cellule de veille des forces stratégiques russes. L'officier de garde, un colonel, s'empresse de prévenir le chef d'état major russe. Ce dernier a déjà effectué des exercices de mise en alerte du dispositif de riposte nucléaire russe, mais aujourd'hui n'est pas un bon jour pour faire ce genre d'exercice. Aussi le général a du mal à contenir son émotion.

-" Monsieur le Président, Chef d'état major des forces statégiques russes à vos ordres!"
-" J'ordonne un bombardement stratégique de la Mongolie."
-" Bombardement stratégique de la Mongolie." Répète le général. " Confirmez vous votre ordre Monsieur le Président?"
-" Je le confirme." Répond Kosonov en appuyant sur le fameux 'Bouton'.

En voyant l'alarme du téléphone clignoter. Le vieux général ne peut s'empêcher d'avoir des sueurs froides. C'est en essuyant son front avec sa manche qu'il relaie l'ordre au Colonel chargé de mettre en oeuvre le bombardement.

Zelenogorsk , 13 avril 2036, -15h20 [/TEX]

Dans un claquement sourd, les portes des silos glissent brusquement de leurs rails. Dans un panache de flammes et de vapeur, les Iskanders, voués moins d'une heure auparavant à être démantelés, s'élèvent rapidement dans le ciel. Lin a déjà perdu cinq des siens , pour la destruction de quatre SU-47 coté russe. En voyant les missiles partir, Lin souffle, les chasseurs sont en train de larguer leurs derniers mavericks.

-" C'est parti les gars. On en termine avec les Russes et on part au point de retraite." Dit Lin.

Dès que les Améliorés ont terminé leur attaque au sol, les appareils libérés de leurs missiles maverick peuvent manoeuvrer pour aller au contact des chasseurs russe. La maniabilité extrême des SU-47 ne peut compenser la résistance aux G des Améliorés. Les Russes n'abandonnent la bataille qu'après s'ête rendu-compte qu'elle  leur était sans issue. Un seul pilote parvient à s'extraire de la nasse. Lin et quatre Améliorés filent au Nord-Est pour rejoindre la datcha où Chang avait passé l'hiver avec son bataillon, l'hiver où les Améliorés avaient posé le pied à Zelenogorsk.

Une cinquantaine de missiles emportant chacun une charge nucléaire de 200 KT sont lancés. L'idée de la frappe stratégique est de rendre impuissante l'armée mongole tout en isolant dans un premier temps, le Nord de la Mongolie du Sud, c'est à dire de la Chine. Les villes de Cojbalsan, Tchoïbalsan et d' Oullasoutaï sont frappées par deux fois, Murun n'est pas épargnée non plus. Les deux principales villes de Mongolie, la ville de Darkhanet la capitale Oulan Bator sont ciblées par cinq missiles Iskander. Dans le centre-ville d'Oulan Bator, les habitants directement exposés sont immédiatement vaporisés dans un rayon de deux kilomètres, l'éclair nucléaire enflamme tout ce qui est exposé dans un rayon de quinze kilomètres. Le souffle mécanique suit immédiatement le flash thermique et tel un tsunami aérien, rase tout ce qui se trouve à 8 kilomètres de l'explosion. Ceux qui ne sont pas tués sur le coup par l'explosion sont soudain plongés dans une fournaise puis, un second éclair frappe la ville puis il est suivi du troisième, du quatrième et du cinquième.

[b]Zone 51, 12 avril 2036, -15h10

Sans transition, les USA passent de Defcon 4 à Defcon 1. En découvrant les images satellites qui ont braqué leurs caméras sur la Mongolie, Katleen Donovan est pétrifiée d'effroi. On lui ammène immédiatement la malette des codes nucléaires, mais son programme du jour est de sauver le Monde, pas de le détruire.

-"Tenez prêts les Auroras au décollage. Et préparez vous à activer le système de défense spatial."

Le SSC surveille comme le lait sur le feu l'activité des scramjets russes et leur satellites du système de défense spatial russe. Katleen veut à tout prix éviter par l'activation de celui des Américains, de provoquer une réaction de la part des Russes, mais dans le même temps elle ne veut pas être prise au dépourvu. Elle appelle immédiatement Deng Lô Ping.

Dans l'espace, le slidecraft est toujours en phase ascentionnelle et se dirige vers le Sentinelle.

-" Aérodyne, ici le Général Kivin. La Russie vient de procéder à une attaque nucléaire contre la Mongolie. Le nombre de victimes est estimé à 10 millions. Nous redoutons une action de la part des Russes à votre encontre. Soyez attentifs à votre écran tactique et passez au large de leur satellites d'attaque."
-" Reçu Mon Général." Répond Konrad Walker en regardant son coéquipier.
-" Tu parles d'une ballade d'agrément." Réagit Zefram.
-" Cela va aller Cochrane?" Demande Konrad.
-" Evidemment que cela va aller. On n'a pas vraiment le choix n'est-ce-pas Commandant?"
-" Très bien. On a une mission nous allons l'accomplir, que les Russes le veuille ou pas. Compris les gars?"
-"Oui Commandant." Répondent en coeur Orwen, Blake et Cochrane."
-"Mise en route du réacteur principal." Ordonne Walker.
-" Ouverture des panneaux de protection." Déclare Jeremia Blake
-"Embrayage des disques de combustible, mise en chauffe du réacteur." Annonce Orwen.
-"Acquisition des données." Lance Zefram.

Consciensieusement, Allan Orwen enclenche les disques de combustibles dans le réacteur tel un tourne-disques. Chaque disque est semblable à la turbine d'un réacteur classique; en chauffant, le disque se met en rotation,  seul un tiers de sa surface est immergé dans le réacteur, l'autre tiers est refroidi par un radiateur à hélium liquide qui transfère la chaleur accumulée aux pompes à injection d'azote qui sert de gaz propulsif. La température du réacteur est régulée par un système de refroidissement, ce qui permet de moduler la puissance fournie par le propulseur. Jeremia Blake surveille constamment ce paramètre et son rôle est de maintenir la température du réacteur dans une fourchette de valeurs. Il doit anticiper les actions d'Allan Orwen pour lui fournir la poussée désirée et éviter que le réacteur ne surchauffe lors des périodes en apesanteur.

Le propulseur à fission monte en température, Allan met les gaz, l'azote est injecté dans la turbine et est éjecté par la tuyère à une vitesse de l'ordre 30 000 km/s. La poussé est de 2G, Sur ses écrans, Zefram surveille que la trajectoire du vaisseau est conforme à celle qu'il a indiquée aux pilotes et il se prépare déjà pour la suite.

Le Kremlin, 13 avril 2036, -15h00

Dans les sou-sols du Kremlin, Sergeï Kosonov et son état major sont en train de surveiller les opérations aériennes menées par la Russie en Mongolie. Les troupes terrestres sont mobilisées également, l'artillerie pilonne ldéjà es positions frontalières de l'armée mongole tandis que les chars s'avancent appuyés par l'infanterie. N'ayant plus aucun lien avec le commandement stratégique, celui-ci s'étant fait atomisé, l'armée mongole est réduite à la défensive et est totalement désorgansée. Sous le feu de la chasse russe, les officiers mongols peinent à rassembleur leurs troupes et à riposter à l'ennemi.

Au téléphone, Sergeï Kosonov qui ignore les appels de Youssouf Sakaré,décide de répondre à celui d'Irina Nirmi.
-" Il n'est pas nécessaire que je vous explique la raison de mon appel, n'est ce pas? Qu'avez vous fait  Monsoieur Kosonov?"
-" Ce que j'estime nécessaire pour protéger la Russie,Madame." Répond Sergeï." De chasseurs mongols ont attaqué le centre de retraitement de Zelenogorsk en prenant pour cible les silos des missiles Topol. Vous de devez pas ignorer à quel point l'armée mongole est infiltrée par les sevices secrets chinois. J'ai réagi en anticipant une probable invasion de la Sibérie par l'armée chinoise. Je préfère avoir à bombarder la Mongolie maintenant que la République Populaire de Chine plus tard."
-" En utilisant des armes nucléaires contre une population civile? Vous rendez vous seulement compte que vous nous entraînez tous dans une troisième guerre mondiale?" Rétorque Irina en criant. " Ce que vous avez fait est indéfendable! La communauté internationale exigera votre tête et je ne vois pas au nom de quoi je pourrais m'y opposer."
-" Si j'étais vous, je réfléchierai à deux fois avant de me lancer dans une avant de me lancer dans une aventure militaire contre la Russie. Déjà parce que  vous seriez en première ligne, et ensuite, parce que je ne fais qu'assurer la sécurité de mon pays avec le même acharnement et la même détermination que Katleen Donovan. Songez que votre alliée et amie est prête à risquer notre vie à tous pour protéger son pays et empêcher Apophis de s'écraser dessus. Je suppose qu'elle n'a pas daigné vous faire part de ses projets."
-"Que comptez vous faire?" Demande Irina soudainement inquiète.

Tibet, 13 avril 2036, - 14h50

Chang avait décidé de passer cette journée mémorable en famille. Bien entendu, au vu des circonstances, il ne devait pas s'éloigner trop loin de la base et pour cause... Mais à ce moment là, il ignorait totalement les événements dramatiques survenus en Mongolie. Il ne fut malheureusement pas surpris de voir débarquer à toute blinde Kia à bord du command-car, le véhicule possède une liaison sécurisée avec le PC de transmission de la base. Mais rien qu'en le voyant, Chang Noonien Singh devine que quelque chose avait dérapé.

-"Mon Colonel, le général Han Kungji pour vous."
-" De suite." Répond Chang en embarquant dans le véhicule, Khan et Xiane à sa suite.

Une fois les portes du véhicule fermé, Kia redémarre pour sortir de la base et trouver un endroit isolé à l'abri des oreilles indiscrètes.

-" Mon Général?"
-" Colonel Chang. Vous mobilisez votre régiment au départ. Nous partons pour la Mongolie. Le général Shin Fuchuan décolle de Beïjing exprès pour vous transmettre vos ordres. Tenez vous prêts quand il arrivera."
-" Mon Général, quelle sera la nature de notre mission?" Demande Chang.
-" Je l'ignore Colonel, ce n'est pas moi qui ai établi vos directives. Les ordres proviennent de plus haut. Mais je peux déjà vous prévenir, la Russie a bombardé la Mongolie avec une cinquantaire d'Iskanders."
-" Une attaque nucléaire?" Demande Chang ébahi.
-" C'est cela. Nous nous reverrons probablement sur le champ de bataille Colonel. Bonne chance"
-" Oui Mon Général. Avec plaisir."

Han coupe la laison, ayant lui même énromément de travail à faire avec ses propres troupes. Chang a les bras qui lui en tombent. Il fait stopper Kia et descend du command-car, les yeux regardant le vide.

-" Les Russes ont procédé à des frappes nucléaires en Mongolie." Annonce Chang hébété.
-" C'est la Troisième Guerre Mondiale!" S'exclame Khan avec stupeur.
-" Comment les Russes ont ils pu faire une chose pareille?" Demande Xiane.
-" Certainement parce qu'on les a attaqués, pardi." rétorque Kia en grinçant des dents.

Chang avait été assez proche du pouvoir pour ne pas savoir que le gouvernement mongol n'avait qu'un contrôle indirect de sa propre armée. S'il avait décidé de se lancer dans une offensive contre la Russie sans l'aval du pouvoir central chinois, ses troupes se seraient mutinées; l'inverse par contre n'aurait pas été possible.

Soudain une clameur s'élève dans le command-car. Sur un des écran, il y a la  retransmission de la chaîne d'information continue chinoise. Pour cette journée particulière, des rassemblements ont été organisés autour de lieux symboliques, dans les stades ou sur les esplanades. En Australie, devant des écrans géants dressés, partout dans les rues de New-Odessa, les Américains prient pour leur salut et celui de leur pays, d'autres célèbre la fin du Monde à leur manière. Après avoir été frappé de stuppeur après l'annonce de l'attaque de la Russie et des premières images des villes dévastées de Mongolie par le feu nucléaire, la population était en effervescence lorsque le Sentinelle repère la flamme du propulseur du slidecraft et cire "Oh Yeah !" à hue et à dia.

-" Nous avons été trahis!" Déclare Chang. " Quand Petit nous a quitté, j'avais mis en garde le président contre toute action militaire, même accidentelle aujourd'hui. J'avais sa confiance"
-" Nous étions peu nombreux à savoir que le professeur Petit projettait d'utiliser le slidecraft pour détruire Apophis." Renchérit Xiane.
-" Vous voulez dire que le traître est l'un d'entre nous?" Demande Kia.
-" Comment expliquer que l'attaque nucléaire russe coïncide avec le départ du vaisseau américain si ce n'est pour faire en sorte que les Russes ne tentent de l'intercepter?" Lui répond Xiane.
-"Khaaann!" Crie Chang en dégainant son Bren Ten et en le pointant vers son fils. "C'est toi qui a  dit quand il fallait attaquer. Qui sont tes complices en Mongolie?"
-" Le regrettté capitaine Lin." Répond Khan calmement. " Quand nous étions dans les préparatifs de l'ofensive de Zelenogorsk, nous avons été approchés par le colonel Shin Fuchuan, probablement promu général semblerait il. Le président voulait aussi une escouade de supersoldats pour les services secrets du gouvernement, mais, il fallait que nous nous fassions passer pour morts. Je n'ai pas eu trop de mal à convaincre  Fuchuan que cela me serait difficile  puisque j'étais votre fils, mais que Lin et onze des siens feraient parfaitement l'affaire. Quand les Mongols on du procéder au recrutement d'une armée entière, Deng Lô Ping a truffé les unités mongols d'agents des services secrets chinois. L'escouade de Lin n'a pas eu de problème à intégrer les forces aérienne de Munrun. Je n'avais plus qu'à lui indiquer quand attaquer la base de Zelenogorsk pour mettre le feu aux poudres."

Kia a une illumination; il sait maintenant comment Petit a pu résister toute une demi-journée, enfermé et sédaté dans un cercueil. Lin ou l'un de ses homme avait du lui faire une transfusion sanguine pour booster son organisme.

-" Pourquoi Khan? Pourquoi as tu trahi ta patrie? Ton sang?"
-" Avec vous père, j'étais plutôt à bonne école. Ce n'est pas vous qui allez me donner des leçons de patriotisme quand même. Si?" Demande Khan en riant." Si vous devez me descendre, laissez moi au moins le temps d'expliquer à Kia, qui est un patriote d'un autre accabit que le vôtre, comment pendant que le monde s'unissait pour construire le Laplace, nous, on se les pelait au Groënland pour adapter sur un lanceur, une capsule armée d'un canon ionique pour le détruire."

Xiane et Kia se tournent vers le colonel Chang, un mélange de fureur et d'interrogation, dans le regard. Chang, son pistolet toujours pointé vers son fils, leur explique :

-"Quand la situation devient vraiment tendue, le Parti a toujours fait appel à nos services. Il fallait que j'incite les Sages à nous impliquer pour qu'enfin, nous ne vivions plus cachés au reste du Monde. Et j'ai réussi! Maintenant, je veux savoir pourquoi tu tiens tant, Khan, à tout foutre par terre?"
-" N'avez vous pas  dit que j'avais trahi mon Sang Père?"
-" Oui accouches!"
-" C'est vous qui trahissez notre Sang en voulant nous faire cotoyer les Humains. Vous oubliez que les Améliorés n'ont pas été créés pour vivre à leurs cotés, ni même pour les servir, nous avons été créés pour leur survivre, les remplacer; ce qui implique que la race humaine doit disparaître pour que nous puissions, nous, les Améliorés, lui succéder."
-" Les Humains? Te crois tu si différents d'eux? Si supérieur à eux? " Demande Xiane dédaigneusement." Regardes toi! Quand Père t'aura collé une balle dans la tête, crois tu sincèrement qu'il y aura plus de cervelle sur le sol?"
-" Comme Père te la si bien expliqué, tu ne peux même pas espérer te reproduire avec un Humain. Biologiquement, cela fait des Améliorés les précurseurs d'une nouvelle espèce. Avoir des relations sexuelles avec les Humains s'apparente plus à de la zoophilie qu'autre chose."
-" Kia, emmenez moi Khan au cachot. Nous déciderons de son sort plus tard. Nous avons du travail."

Sans  ménagement, Kia pose des entraves aux poignets de Khan et l'emmène dans la forteresse.

Sphère orbitale terrestre – 14h30

Les scramjets russes et américains ont décollé en même temps. L'escadron des Ajaxs est commandé par Alexandre Chekov, celui des Auroras par Rodney Mac'Coy. Chaqu'un ont leur mission: Le premier, détruire le slidecraft et empêcher les Américains de dévier Apophis de sa trajectoire pour éviter le risque qu'il ne tombe dans l'Océan Pacifique et menacer la survie de l'espèces humaine. Le second, protéger le slidecraft pour empêcher Apophis de tomber sur le supervolcan de Yellowstone, détruire le territoire américain et empêcher une ère glaciaire qui menacerait la survie de l'espèce humaine.

-" Bon les gars, ici le colonel Rodney Mac'Coy. Aujourd'hui est un grand jour pour chacun d'entre-nous, nous allons combattre les scramjets russes. Sans l'avoir espéré, nous l'avons rêvé etnous nous sommes entraînés pour cela. Rappelez vous  que nous avons une mission vitale à accomplir  pour notre nation, dans le feu des combats, concentrez vous sur votre objectif: permettre au slidecraft de détruire Apophis et ce au péril de nos vies. Tout le monde ne rentrera pas  à la maison mais profitez en, cela ne se représentera plus."

Malheureusement pour les Américains, à 17h de l'impact, les Russes ont un avantage tactique, car l'astéroïde se trouve à la verticale de leur territoire, tandis que les Amércains doivent attendre 20 minutes pour pouvoir monter en chandelle et rejoindre le slidecraft. Maintenant que les intentions des Russes sont claires, Katleen Donovan ordonne l'activation du réseau de défense spatial du SSC en espérant que Kosonov ne le prenne pas comme les prémices d'une attaque nucléaire de la Russie.

Kosonov réagit promptement et active les siennes. Le réseau de défense satellitaire s'articule autour de satellites de combats assistés par une multitude de satellites de transmission et de détection. Les satellites tueurs sont soit armés de laser, soit de canon à particules,soit ils sont programmés pour foncer vers une cible et exploser à proximité. Du sol, des batteries de missiles s'activent et expédient des sondes d'interception. Qu'ils soient Russes ou Américains, les pilotes de scramjet sont entraînés à combattre les satellites ennemis. Les Russes se débattent avec les satellites américains qui les prennent en cible avec leurs canons ioniques, les Américains doivent passer au travers des sondes lancées depuis le sol et qui se présentent au radar comme un champ de mines.

Alexandre Chekov ouvre la marche et s'attaque à un des satellite de combat américain. Etant presque stationnaire, Chekov manoeuvre pour attirer les capteurs du satellite sur son Ajax tandis que son ailier s'écarte et se place en position d'attaque et tire le satellite au canon à particules. Le solo est à l'affut pour protéger Chekov, le chef du Vic et son ailier, contre d'autres satellites qui les cibleraient . Après l'explosion du satellite, le Vic se dirige vers une autre cible tout en poursuivant son ascension.

Coté Américain, l'escadron de Mac'Coy est séparé en trois groupes. Rodney dirige le groupe Moonlight, Stone le groupe Sunset, Turman le groupe Twilight. Pour les Américains, l'affaire se présente mal, Truman a perdu l'ailier du second binôme dont l'appareil explose à cause d'une sonde.

Mais les Russes souffrent également. Dans le second Vic, le solo ne parvient pas à intervenir à temps pour protéger l'ailier qui ajustait son tir contre un satelitte de combat. S'il parvient à le détruire, un autre a raison du scramjet.

Turman n'a décidément pas de chance:  Alors que les Russes redirigent leur sondes tueuses vers des cibles plus évidentes à abattre, son coéquipier est pris à parti par trois satellites de combat russes. Les satellites arrosent l'Aurora de tir de canons  particules, l'engin  finit par être touché par plusieurs tirs et le pilote en perd le contrôle avant d'être achevé.

A bord de la Station Orbitale Internationale, passé l'instant de stupéfaction, on met en place le dispositif d'urgence .La station en elle-même n'est pas une cible des belligérants mais les immenses panneaux solaires commencent à enregistrer des impacts provenant des débris de satellites explosés ou des fragments de satellites tueurs. Le personnel de recherche est embarqué en vitesse à bord des deux skylons ammarés à la station. Les volets de protection son baissés et l'équipage de la station  est invité à se rendre au centre de la station et se tenir prêt à l'évacuer par les capsules de secours. La station est ensuite compartimentée et cloisonnée. Les parties non vitales vidées de leurs occupants sont ensuite dépressurisées.

Les Ajaxs parviennent à sortir du barrage des satellites de combats après une bataille éprouvante. Lors d'une attaque, le solo d'un Vic se fait détruire alors qu'il venait de terminer de tirer un satellite qui allumait son allier avec des faisceaux à particules. Chekov souffle.

Alors qu'ils sont sur le point d'entammer leur chandelle, un satellite tueur aborde le groupe de Mac'Coy et explose à proximité, se fragmentant en milliers d'éclats meutriers, l'aurora de l'ailier du binôme est criblé d'impact et ses réservoirs explosent immédiatement. Les scramjets américains doivent à présent affronter à leur tour les satellites de combat russes et Rodney  se demande combien des siens il va devoir encore perdre. Mac'Coy et son solo ciblent chacun un satelilte et passent à l'attaque, protégé par le solo du second binôme. celui de Mac'Coy s'apprête à faire feu de son canon à particules quand le missile explose sous ses yeux.

-"Moonlight de SSC. Les Chinois ont activé leur réseau de défense satellitaire, ils se s'allient à nous."
-" Roger SSC." Dit Mac'Coy avec joïe. " Sunset et Twilight, ne relâchez pas la pression."
-" Roger Moonlight."

Avec cette aide pour le moins inatendue, Mac'Coy parvient à quitter la zone orbitale de la Terre sans déplorer plus aucune perte supplémentaire. Maintenant, cela va se jouer entre Chekov et lui. Les scramjets partis, la bataille spatiale s'essouffle rapidement. Chacun des belligérants rassemblent les forces qui leur restent et restent en alerte. Katleen est furieuse, elle se demande si, au cas où les Russes devaient parvenir à empêcher la destruction d'Apophis, son devoir ne serait pas pas d'atomiser Moscou.
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Star Trek - Apopohis - chapitre 17 - FINAL :: Commentaires

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Re: Star Trek - Apopohis - chapitre 17 - FINAL
Message le Mer 18 Déc 2013, 22:03 par Zefram
Aérodyne -13h00

-" Distance à la cible 49 000 km, écart 1 FL avec estimation. Vitesse d'approche 21 km/s.
-"Acquisition des données, 20 seconde au top...Top!" dit Zefram.
-"Début de la phase de tir dans 1000 secondes au top...Top!"

Conrad n'a jamais vraiment pu s'adapter à la notation de Zefram qui a du trouver un compromis pour être le plus efficace possible. L'acquisition finie, Zefram fournit l'information à Allan qui compense en douceur pour coller au plus près de la trajectoire de tir.

-" Distance 24 000 km, phase de tir dans 50 secondes au top ... Top! Affichage de la mire."
-" Acquisition des données, 20 secondes au top...Top! " Annonce Zefram.
-" 5...4...3...2...1... Top!"
-"Armement de la roquette n°1." Ordonne Conrad.
-"Ouverture de la soute." Annonce Jeremia Blake " Déploiement de la rampe."

L'opération a été mainte et mainte fois répétée, mais cette fois ci, c'est pour de vrai. La porte de la soute ouverte, la rampe se déploie sur ses verrins et le caisson se rabat pour découvrir la roquette.

-" Roquette1 armée, paré à tirer". Déclare Blake
-" Mise à feu 50 secondes au top... Top!" dit Conrad. En surveillant de près son écran de contrôle." Tir de roquette dans 20 secondes. "

L'équipage retient son souffle. Zefram comme Petit qui surveille les opérations depuis la zone 51 sont extrêmements tendus; c'est leur premier instant de vérité.

-" Tir dans 10 secondes...5...4...3...2...1... Top!"

Comme prévu, la roquette se sépare doucement de la rampe. Pendant que Blake prépare déjà l'armement de la seconde roquette, allan Orwen écarte le slidecraft de la trajectoire. De son coté Conrad Walker surveille l'écran tactique et dit.

-" On assure la première sinusoïde comme initialement prévu."

Sur ces mots, il prend les commandes et retourne l'Aérodyne pour freiner et accélérer dans l'autre sens. La roquette continue de s"approcher à la vitesse relative de 21 km/s de l'astéroïde. A 3000 kms, le propulseur nucléaire s'allume et l'arme accélère. Bertrand Petit s'empresse de joindre Zefram à la radio et lui dit.

-" Mes félicitations Cochrane, c'est magnifique."
-" Merci Professeur."

Vingt secondes plus tard, la charge nucléaire de la roquette explose; la compression brutale du flux magnétique libère une flèche de tungstène qui file à plus de cinq mille km/s. En percutant Apophis, l'énergie cinétique de la flèche est convertie en ondes sismiques qui se propagent dans les entrailles métalliques de l'astéroïde. Sur leur passage, les ondes créent des fissures, la température de l'astéroïde augmente en moyenne de 300°; la structure d'Apophis se fragilise. Au point d'impact, la flèche Sakharov a creusé un cratère de 30 mètre de diamètre pour une profondeur de dix mètres; la température atteint localement un pic de 2000°.

-" Aérodyne, ici Contrôle. Impact confirmé. Je répète, impact confirmé. Bravo les gars!".
-"Merci Contrôle." Dit Conrad Walker."
-" Zefram, merci". Dit Allan Orwen en tendant le pouce vers l'arrière.

Zefram penche sa tête vers Orwen et fait un signe de tête pour lui montrer qu'il apprécie. A coté de lui , Jermia Blake est tout aussi joyeux. Cette première réussite booste le moral de l'équipage qui accélère pour se mettre en position de tir de la seconde roquette.

Dans la salle de contrôle de la Zone 51, on pousse des cris de victoire. Katleen Donovan en profite même pour voler un baiser à Bertrand Petit qui ne peut s'imaginer ce qui lui arriverait si son Aérodyne devait réussir à détruire Apophis.

Sphère gravitationnelle de la Terre, 13 avril 2036, -11h40

-" Ajax Leader, ici FSRD. Le bombardier a fait exploser un missile nucléaire contre Apophis."
-" A t'il détruit l'astéroïde?" demande Chekov.
-" Négatif Colonel. La charge n'était pas assez puissante. Par contre, nous pensons que l'explosion a pu le faire dévier de sa trajectoire. Nous attendons des données, Poursuivez votre mission."
-" Reçu FSRD." Dit Alexander. " Renko, vous continuerez d'attaquer le bombardier à mon signal; le reste de l'escadron attaquera les chasseurs."
-" Reçu Colonel."

Chekov surveille les Auroras qui se rapprochent. Puis, alors qu'ils arrivent à portée de tir, les Ajaxs de l'escadron russe se retournent pour faire face à leur ennemis. Dans le vide spatial, ce qui compte, c'est la vitesse relative. Tout en se rapprochant les uns des autres puisque les Auroras continuent d'accélérer, l'ensemble des scramjets s'approchent d'Apophis avec une vitesse relative de 30 km/s. Sur les écrans tactiques, s'affiche la sphère de combat de 10 000 km de diamètre et dont le centre représente le centre de gravité de la bataille. Les pilotes vont devoir combattre dans l'enceinte de la sphère.

Tandis que la distance entre les scramjets ennemis diminue, la tension monte. Cet engagement est la première bataille spatiale de l'histoire humaine; inconsciemment, les pilotes ont à coeur d'être à la hauteur.

Sitôt que la distance diminue à moins de 1000 km, Pulsar ouvre le bal et s'élance contre Moonlight. Les deux Ajaxs accélèrent d'une vingtaine de kilomètres par seconde. Après un bref échange de canons à particule, les scramjets se croisent à plus 30 km/s. Dès les premiers tirs, l'ailier de Chekov se retourne et reprend sa progression vers le slidecraft.

C'est au tour, de Quasar et Nova d'affronter les Auroras. Désorganisés par le passage éclair de Pulsar, Mac'Coy décide de rompre l'engagement; quitte à revenir plus tard. Moonlight accélère à son tour pour faire un passage rapide sur Quasar avant de s'écarter. Le chef du Vic est séparé du solo, mais ce dernier est plutôt habile. Les Ajax sont plus massifs que les Auroras, mais ils sont aussi moins maniables. Aussi, plutôt que de présenter le nez de son appareil à l'adversaire lors du croisement, il se retourne et prend un risque, puis attend simplement que sa cible viennent d'elle-même se placer dans le viseur. Le solo de Stone comprend trop tard que son manque de discernement lui sera fatal car quel que soit la manip, il a maintenant une cible peinte sur son appareil. Le pilote russe ne perd pas une fraction de seconde et l'arrose copieusement de faisceaux de fullerènes ionisés. Le scramjet disparaît dans une gerbe d'étincelle puis explose.

Le chef du Vic Nova doit slalommer pour éviter les tirs du second binôme de Sunset. Juste après le croisement, le pilote russe a un moment d'hésitation, Turman saisi l'occasion pour l'alligner et le canarde d'une longue rafale de CP qui atteint l'Ajax au niveau du propulseur ventral qui est complètement déchiqueté; par miracle l'appareil n'explose pas mais le scramjet part à la dérive, privé de moyen de propulsion.

Chekov et le solo de son Vic engagent le solo de Mac'Coy. Rodney et son solo manoeuvrent pour lui venir en aide. Sunset se charge de maintenir Quasar à distance et Twilight poursuit son attaque sur Nova. Les appareils de Pulsar freinent pour revenir à la charge et s'en prendre au groupe de Stone. Les Ajaxs ciblent l'ailier du second binôme de Sunset et l'abattent. Entretemps, Mac'Coy parvient à dégager son coéquiper de ses poursuivants et essaye de chasser Chekov de la sphère de combat. Il a renvoyé le solo en renfort de Sunset; bien que l'Aurora n'a pas été en mesure d'intervenir à temps pour se porter au secours de l'ailier du second bnôme de Stone, ils arrivent a rétablir l'équilibre des forces en détruisant le solo de Nova.

Le SSC repère l'ailier d'Alexander Chekov quitter la sphère de combat. Le coéquipier de Stone est bien placé pour intervenir et il est chargé de l'interception. A ce stade, les Russes ont l'avantage du nombre. Mac'coy est revenu à son tour pour aider Sunset et Twilight à se sortir de leur duel avec Quasar Puksar et Nova, mais ne peut plus maintenir la pression sur Chekov et son solo. Alexander revient lui aussi dans la bataille et tente une attaque combinée sur Rodney Mac'Coy. Turman intervient pour faire barrage; et de concert, Chekov et son solo change de cible et attaque Turman qui ne comprend que trop tard qu'il vient de se faire avoir. Son Aurora est criblé d'impacts, un des tirs trransperce le cockpit et tue son pilote.

Avec cette nouvelle perte, Mac'coy a bien peur de ne pouvoir encore tenir très longtemps, les Américains sont mis sur la défensive.


Aérodyne , - 10h00

La seconde roquette a été lancée comme prévue. L'Aérodyne débute le premier quart de la seconde sinusoïde. Sur son écran tactique, Conrad Walker avait déjà repéré le scramjet russe venant l'intercepter et se prépare aux manoeuvre d'évitement.

-" Blake. Pensez-vous que le chargement en soute peut supporter des jerks?" Demande Walker.
-" Sans aucun problème Commandant, à partir du moment où les roquettes ne sont pas déployées." Répond Jeremia. "Par contre pendant les phases de lancement, le slidecraft doit conserver son inertie le plus possible pour ne pas voiler les treuils et gripper les rampes."
-"Roger Blake." dit Conrad en regardant son coéquiper.
-" Roger." Dit Allan grognon car cette contrainte risque d'être difficile à respecter.


L'Ajax toujours en approche, se retourne et freine pour diminuer la vitesse relative avec le slidecraft. Conrad pousse la manète des gaz à fond et choisit un cap d'évitement, s'écartant sensiblement de la trajectoire. Périodiquement, le pilote russe a prévu de fair un tour radar de la situation. Voyant que le slidecraft a disparu de son écran radar, il effectue un balayage conique, jusqu'à le repérer. Dès que c'est fait, il se lance à sa poursuite.

-" Il ne va pas nous lâcher." Lance Conrad en virant de bord et en accélérant de nouveau vers la Terre.
-" Excusez moi Commandant." Dit Zefram." Ce serait bien qu'on revienne sur notre trajectoire d'interception d'Apophis. Avec l'inertie que nous avons là, nous risquons d'aller sur Mars plus tôt que prévu."
-" OK Cochrane, programmez-moi une trajectoire."
-" c'est fait Commandant."

Mais le cap fixé par Zefram est impossible à tenir. La situation ressemble un peu à un match de basket-ball, le slidecraft étant dans la position de l'attaquant et le Russe dans celui du défenseur. Conrad va devoir leurrer le Russe s'il veut aller au panier.

-" Contrôle ici Aérodyne. L'Ajax nous colle au train. Pouvez-vous faire quelque chose."
-" Un Aurora a déjà été envoyé pour intercepter l'ennemi. Il sera sur lui dans 20 minutes."
-" Vingt minutes, c'est long." Soupire Allan."
-" Tu as raison." lui répond Conrad." Merci Contrôle."
-" Bonne chance Aérodyne."
- " Nous allons devoir croiser notre adversaire." Prévient Conrad " Accrochez-vous cela va secouer un peu."

Conrad accélère pour que la vitesse relative entre lui et le scramjet soit la plus grande possible.quand le slidecraft arrive à portée de tir, l'Ajax ajuste son tir et fait feu de son canon à particules. De longues rafales de faisceaux ionisés partent, Conrad essaye d'anticiper les tirs en adoptant une trajectoire aléatoire.

-"Qu'est ce que ces bruits de laser? " Demande Zefram à Blake, etonné car dans le vide spatial le son ne se propage pas.
-" C'est le système d'alerte phonique." Repond Jeremia. "On l'a installé pour mieux parer à une collision avec un objet, et c'est le même programme que celui installé sur les scramjets."

Conrad manoeuvre pour raser l'Ajax russe au moment du croisement et la vitesse relative atteint à cet instant plus de 60 km/s. Le scramjet russe, se retourne pour tenter de suivre sa cible mais il se trouve soudain noyé par des faisceaux de particules ionisées. Dans un réflexe, le pilote russe sauve sa vie en accélérant brutalement et manoeuvre pour engager l'Aurora qui le prend en chasse.

Tibet, 13 avril 2036, - 09h00
Khan est enchaîné dans sa cellule, Kia a bien fait les choses afin de l'empêcher de s'évader. Quand la porte s'ouvre enfin et qu'il apperçoit la silhouette de Kia seule se détacher dans la lumière, Khan Noonien Singh sourit, ce qui énèrve profondément son geôlier.

-" J'imagine que mon exécution est reportée?" Demande ironiquement Khan.
-" Tes ordres sont de quitter immédiatement le pays, d'emmener le bataillon de réserve au Népal pour t'y installer dans un endroit sécurisé et de t'y tenir tranquille jusqu'à nouvel ordre." Dit Kia en faignant d'ignorer la question de Khan.

Le fidèle second de Chang sort un jeu de clefs et commence à libérer Khan de ses chaînes. Le bataillon de réserve regroupe l'ensemble des Améliorés en âge de combattre de troisième et quatrième génération. Khan comprend de suite que Chang fait évacuer tous les Améliorés capables de se reproduire naturellement entre eux, lui donnant finalement raison.

-" Les ordres de Fuchuan ne sont pas du goût de mon père?"
-" Le régiment est rattaché aux Epées du Sud-Est, mais il est placé sous le commandement du Général Fuchuan. Le Colonel Chang devient son aide de camp." Répond Kia.
-" Tu nous accompagnes?" Demande Khan.

Khan lui pose cette question car Kia fait partie des Améliorés de troisième génération.

-" Non." Lui Répond Kia. "Je reste ici pour organiser l'entrâinement de ceux qui restent et je reçois le commandement d'une escadrille de Sukhoïs."
-" Bonne chance Kia." Dit Khan enfin libéré.
-" Prends soin des nôtres." Lui dit fermement Kia.

Khan acquiesce mais cela ne suffit guère à rassurer Kia. Mais, puisque c'est la volonté de Chang, il se fie au jugement du colonel. Kia Accompagne Chang où l'attendent déjà les véhicules de transport blindés et des camions dans lesquels s'entassent des femmes et leurs enfants. Des chars, des draxters de combats et des hélicoptères vont escorter le convoi. Avant de monter dans le véhicule de commandement où l'attend déjà Xiane, Khan dit à Kia.

-" Tu va devoir faire un choix entre la Chine et ta famille Kia. Je sais que tu t'es toujours considéré comme un soldat de l'APL, mais crois moi quand je te dis que tu ne sera jamais l'un des siens, ni pour l'APL, ni pour ceux ceux qui la dirigent. Père vient de le comprendre à ses dépends et a décidé de nous protéger. Mais toi, tu va devoir choisir rapidement ton camp et de ta décision dépendra notre sécurité à tous. Ne l'oublies pas!"

Non Kia ne l'oublieras pas. Kia savait trop bien les raisons qui avaient motivé Chang à ne pas le mettre dans la boucle pour la destruction du Laplace. En attendant Fuchuan, il avait eu une discussion avec le colonel qui avait fini par s'excuser mais quand Shin est arrivé avec ses gardes du corps et qu'il a annoncé d'entrée de jeu qu'il prendrait le commandement du régiment, Chang lui a demandé du regarrd si Kia lui restait fidèle, ce qu'il a accepté.

Kia va s'employer à protéger les enfants qui vont rester au Tibet et entraîner les adultes pour renformer les bataillons de réserve qui viendront remplacer fatalement les pertes prévisibles dans les rangs du Régiment des Améliorés.

[TEX] Aérodyne, - 08h30 [/TEX]

La guerre orbitale a repris de plus belle, les scramjets qu'ils soient russes ou américain sont à sec après ces heures de combat et que ce soit Chekov ou Mac'Coy, l'issue de la bataille n'étant plus que dans les mains des pilotes qu'ils ont expédié pour détruire ou protéger l'Aérodyne, ils ont décidé de garder les réserves qu'il leur reste pour procéder à un ravitaillement en vol.

Les Américains et les Russes on procédé au lancement de sondes de ravitaillement. Les fusées s'élèvent rapidement dans le ciel et dès que le second étage de la fusée arrive dans l'espace, la coiffe se détache et la sonde accélère et continue de s'éloigner à la vitesse de 5km/s de la Terre. Bien évidemment, les deux camps réactivent aussitôt leur systèmes de satellites de combat pour détruire les sondes de l'adversaire.

En attendant une nourrice, les scramjet assistent paisiblement au spectacle, étant définitivement hors de portée des tirs ennemis. Iachkine en profite pour donner des consignes à Chekov.

-" Nous avons analysé la trajectoire du bombardier ennemi, nous pensons qu'il est obligé de faire demi-tour 30 000 kilomètres à l'amont de l'astéroïde. Si vous tenez cette position, vous l'empêcherez de manouevrer et vous pourrez même le détruire quand il tentera de revenir sur Apophis."
-" Compris Mon Général. Ont il réussi à faire dévier l'astéroïde de sa trajectoire?"
-" C'est encore un peu trop tôt pour le dire Colonel, mais ils ont déjà modifié l'axe de rotation d'Apophis. Une chose est certaine, si nous avions la certitude que le point de chute d'Apophis se situerait plus profondément dans le continuent Nord-américain que prévue, tant mieux pour nous tous et nous vous demanderions de vous assurer que le bombardier ne touche plus à l'astéroïde. Par contre, s'il devait tomber dans le pacifique, nous serions contraints de laisser faire les Américains; l'Océan Pacifique est très actif d'un point de vue sismique et tectonique."

Alexander Chekov déclare.

-" Ajaxs, on y va. Notre objectif est d'attendre le bombardier américain dans la sphère de combat qui s'affiche sur vos écrans tactique et de le détruire."

Comme un seul homme, les Ajaxs manoeuvrent et accélèrent pour atteindre la sphère de combat avant le slidecraft. Leur mouvement est immédiatement repréré par le réseau de surveillance spatial du SSC.

-" Colonel Mac'Coy, ici le général Kirvin. Je dirige les opérations du slidecraft, nous vous ouvront une liaison avec le Colonel Walker qui le pilote. Voici la situation, le slidecraft va devoir faire une série d'aller-retour entre deux points situés à 30 000 et 10 000 km d'Apophis pour larguer une série de roquettes à 20 000 km; il leur en reste encore 4 à lancer. Les Ajax manoeuvrent pour intercepter le slidecraft au point de demi-tour. Vous devez assurer sa protection."
-" Roger Mon Général" Répond Rodney en découvrant son écran tactique." Auroras, la pause est terminée, on y retourne."

A leur tour, les chasseurs spatiaux américains accélèrent. Kirvin prévient ensuite Conrad Walker qu'il doit s'attendre à avoir les Russes à ses basques pendant les sinusoïdes, mais que les Auroras vont assurer sa protection. Pour l'heure la priorité est de réccupérer la trajectoire d'interception de l'astéroïde; l'exercice s'apparente à une tentative d'appontage sur un porte-avion américain pendant la seconde guerre mondiale en pleine attaque de kamikazes.

-" On va devoir corriger notre inertie au beau milieu du champ de bataille." Fait remarquer Allan.
-" Je sais, tu vois une autre otpion?" Lui demande Conrad.
-" J'en ai peut-être une." Intervient Zefram. Je peux porgammer une trajectoire différente pour qu'on puisse atteindre le point de lancement sans trop d'inertie."
-" En deux minutes?"

En deux minutes. A force d'entraînement, Zefram a acquis une bonne maîtrise de son poste; terminé les difficultés de départ. Il à deux options une trajectoire longue ou une trajectoire courte. L'option longue est plus sécurisante et moins fatiguante pour l'organisme mais, elle est chronophage; l'option courte nécessite des accélérations plus importantes, générera des corrections plus importantes à efffectuer, mais fera perdre moins de temps à Walker et à son équipages. Après avoir considéré les choix qu'on lui proposait, Conrad Walker préfère assurer le coup et choisi l'option longue, plus sûre, quitte à devoir rattrapper du temps sur les prochaînes sinusoïdes.

Les deux escadrons de scramjets ne se jettent pas les uns contre les autres dans une mêlée meurtrière. Les pilotes tentent de se créer des occasions favorables pour frapper leur adversaire et de préserver leur vie en attendant que le slidecraft arrive également. Les Russes ont détecté la modification de trajectoire de l'Aérodyne, comprenant que les pilotes faisait une tentative de contournement du champ de bataille, Chekov charge le Vic Pulsar de l'interception. En réponse, Rodney expédie Sunset à son encontre et tente de retenir les autres. Mais à trois Auroras contre cinq Ajax la partie devint vite inégale, Chekov abat l'ailier de Mac'Coy dans l'engagement. Par chance, le solo de Moonlight rend la pareille en détruisant le solo de Nova qui tentait une attaque sur Mac'Coy.

Le chef de Pulsar tente de ralentir Sunset en expédiant son ailier. Mais le solo de Twilight n'a aucune difficulté à l'intercepter et laisser à Stone le champ libre pour poursuivre son atttaque. Alors que le chef de Pulsar se rapproche du slidecraft, Stone accélère et tente le tout pour le tout: au lieu de tenter une attaque directe, il passe au plus près de l'Ajax et pointe le nez de son scramjet vers sa cible. Les deux pilotes ouvrent le feu simultanément, mais Stone étant plus près du Russe que ce dernier de l'Aérodyne, l'Ajax encaisse plusieurs impact avant d'exploser.

Avec la perte du second scramjet au cours de l'engagement, Alexander contacte le général Iachkine et lui déclare.
-" Mon Général, je dois vous prévenir que je ne peux vous assurer la victoire. J'ai encore l'avantage numérique mais avec mes pertes, les possibilités de réaliser des échappées pour engager le bombardier ennemi s'amenuisent."
-" Nous travaillons déjà sur le problème Colonel. Nous cherchons le moyen de vous fournir un appui efficace. En Attendant, faites au mieux."
-" Compris Mon Général."

Tandis que la troisième roquette Sakharov explose et après confirmation du contrôle , Conrad contacte Mac'Coy :

-" Aurora , ici Aérodyne. Nous allons faire en sorte d'assurer un quatrième impact sur Apophis. Quatre est le nombre minimal prévu d'impacts pour fragmenter suffisemment l'astéroïde avant de pouvoir lancer notre bombe à dispersion. Ce sont les deux tirs que nous devrons assurer. J'aurais deux autres roquettes à lancer mais je pourrais envisager d'essayer de gagner du temps pour ces deux tirs."
-" Roger Aérodyne. Bon travail!" Répond Rodney
-" Pareillement."

Sphère de combat, - 06h40

Zefram a anticipé la demande de Conrad et à programmé une trajectoire segmentée de façon a déjouer toute tentative d'embuscade russe. Dans l'attente d'une solution de Iachkine, Chekov reprend le combat lors de la troisème sinusoïde avec le même acharnement que pour le troisème tir de roquette. Comme il le redoutait, les Ajax ne parviennent pas à se créer d'occasion, les mouvements de l'Aérodyne devenant impévisibles; et dans l'affaire, Chekov perd son ailier, abatu par celui de Stone. L'équilibre entre les forces russes et américaines est rétabli, chacun n'ont plus que cinq scramjets.

De Sibérie centrale, les silos s'ouvrent et une trentaine de fusée s'élèvent dans les airs. Immédiatement le SSC est en alerte, croyant au départ que les Russes procèdent à des tirs de missiles balistiques intercontinentaux. Mais, rapidement, les satellites de surveillance indiquent que les missiles prennent la direction de l'espace. Le premier étage des fusées larguées, le second étage se met en route et accélère la fusée jusqu'à l'orbite basse. Le troisème étage de la fusée prend ensuite le relai et accélère pour la mise en orbite finale. Là, la coiffe de la fusée d'ouvre sur plusieurs sondes qui se déploient et ciblent chacune un satellite. En passant au plus près de leur cible, la charge nucléaire qu'elle contient explose, libérant une impulsion électromagnétique qui neutralise le satellite.

-"Distance 24 000 km. Affichage dela mire. La mire ne s'affiche pas!" Lance Conrad paniqué. " Général Kirvin, je n'ai plus de mire." Appelle Conrad.
-" Je ne peux plus procéder à l'acquisition de données." Prévient Zefram.
-" Colonel, le SSC nous informe que les Russes ont détruit les satellites du réseau de positionnement spatial". Dit Kirvin.
-" Roger Mon Général. Je ne pense pas que nous puissions atteindre nos objectifs de mission."
-" Roger Colonel. Faites au mieux."
-" Que faisons nous?" Demande Allan.
-" Phase de tir dans 20 secondes. Armment de la roquette n° 4." Ordonne
-" Ouverture de la soute." Annonce Jeremia.
-" Attend avant de déployer la rampe" Lui dit Zefram.
-" Une idée Cochrane?" Lu demande Conrad

Zefram a une solution à proposer à Wlaker. Son idée est que le slidecraft point son nez sur Apophis, puis, il laisse passer 20 secondes pour mesurer le décallage et évaluer ainsi l'écart et la correction à apporter. La mesure est évidemment beaucoup moins pécise qu'avec les données satellites du SSC mais il faudra s'en contenter.

-" Correction inertielle!" Ordonne Conrad.
-" Déploiement de la rampe" Annonce Jeremia. " Roquette n°4 armée et paré à tirer."
-" Mise à feu dans 50 secondes au top...Top! " Dit Conrad.


Le coup des charges EM russes achève de convaincre Katleen d'expédier Sergeï et la population de Moscou en enfer si Apophis devait s'écraser sur Terre. Depuis son poste, Bertrand Petit regarde avec Attention la quatrième roquette procéder à l'accélération finale et exploser.

-" Est ce que la flèche Sakarov à atteint la cible?" Demande t'il à l'opérateur de la console qui reçoit les données du Sentinelle.
-" Difficile à confirmer. Les précédentes flèches ont tellement échauffé l'astéroïde que l'augmentation de température n'est plus aussi significative. Il ne l'a pas touché frontalement à priori"
-" Conpris." Répond Petit." Mettez moi en relation avec Cochrane immédiatement."

Aussitôt dit, aussitôt fait. Cochrane est content d'entendre la voix familière de Bertrand Petit.

-" Cochrane, A partir des données du tir, nous avons la possibilité de vous donner votre position à l'instant du lancement de la roquette 4, et votre dérive, vous pourrez calibrer votre centrale inertielle sur ces données. Nous modifions le programme de visée pour que vous puissiez procéder au prochain tir."
-" Reçu Professeur." Répond Zefram.
-" Commandant," intervient Jeremia," les jerks vont dégrader rapidement la précision de la centrale inertielle"
-" Ce qui veut dire?" demande Conrad
-" Il vaudrait mieux éviter les variations brutales d'accélération"

Conrad ne peut s'empecher de se retourner vers son navigateur et son armurier. Ils étaient en train d''exiger des pilotes un pilotage en douceur.

_" Fini les pirouettes? Demande Allan d'un ton désabusé.
-"Aurora Leader ici Aérodyne, me recevez vous?"
-" Fort et clair Aérodyne."
-" Voici notre situation. Nous devons considérer que la roquette n°4 a manqué sa cible. Cela veut dire que nous allons devoir assurer la 5. Le problème est que nous ne sommes plus en capacité de procéder à des évolutions rapides. Vous allez devoir assurer notre couverture.
-" Roger!"

Sphère de combat -04h00

Les scramjets russes et Amércains devaient se ravitailler une nouvelle fois. Iachkine et Chekov en profitent pour mettre au point des tactiques d'abordage. Les Amércains et les Russes sont confrontés au même problème: Atteindre les objectifs de missions avec un minimum de perte, car avec un rapport numérique trop défavorable amènera fatalement la victoire à l'autre camp.

La tactique des Russes consiste a occuper le plus de terrain possible pour empêcher l'Aérodyne de se placer dans l'axe de la trajectoire d'Apophis et de se créer des occasions d'attaque. De leur coté, les Américains doivent laisser un large volume d'espace dégagé au centre laisser la place à l'Aérodyne. Alors que ce dernier se rapproche, les Russes s'enhardissent. A plusieurs occasion, les Ajaxs tentent une percée de la bulle de protection américaine, mais les Auroras parviennent à les repousser.

Le premier à résussir est Quasar. Le chef du vic accompagné de son ailier tentent de déborder Sunset qui résussissent à contenir l'aillier mais doivent laisser passer l'autre appareil. Immédiatement, Twilight s'interpose entre le chef de Quasar et le slidecraft. Dans un échange de CP, L'Ajax finit par l'emporter sur le scramjet américain et l'abat, par contre il est contraint d'abandonner sa poursuite

Worhole tente sa chance à son tour mais sont reprérés par Moonlight. Mac'Coy et son ailier se lancent à l'attaque pour faire dévier les deux Ajaxs. Chekov, parvient à leurrer Mac'Coy et accélère en direction du slidecraft. Le second Aurora s'élance pour intercepter l'Ajax, mais ne oeut voir qu'Alexander à pointé le nez de son Ajax vers lui et après l'avoir ciblé, tire sur lui des faisceaux de CP en continu; l'Américain est perdu mais Chekov perd également l'occasion d'attaquer l'Aérodyne qui retourne vers Apophis.

-" Aérodyne, Contrôle, ici Leader Aurora. Je ne pourrais pas vous protéger au prochain passage sans perdre le reste de mon escadron. Néanmoins, si cela s'avère nécessaire, nous le ferons mais je dois vous prévenir qu'après, vous serez seuls avec les Russes.
-" Je suis peiné de votre sacrifice et j'ai bien peur d'avoir encore besoin de vos services." Dit Conrad.
-" J'espère que cela en vaudra la peine." Soupire Allan.

Conrad lui ordonne d'un geste de se taire et de garder ses impressions pour lui, et lui montre Zefram. Ce dernier est concentré car il vient de recevoir le programme de visée modifié et doit recalibrer ses données de navigation. Allan et Conrad doit effectuer une série de corrections parviennent à réduire la dérive en théorie.

-" Distance 24 000 km."
-" Acquistion des données au top...Top!

Lors de cette ultime acquisition des données avant le tir, les pilotes du slidecraft doivent préalablement maintenir Apoaphis dans la ligne de visée du radar Doppler et se laisser dériver pendant un intervalle de temps de 30 secondes, le temps nécessaire pour relever l'écart angulaire et calculer la dérive.

-" Affichage de la mire." Annonce Zefram.
-" Ecart 4 FL convergence. Correction inertielle." Dit Conrad Walker.
-" Correction effective." Lui répond Orwen quelques instants après.
-" Phase de tit dans 50 secondes au top...Top! Armement de la roquette n°5".
-" Ouverture de la soute... Déploiement de la rampe... Roquette 5 armée et paré à tirer"
-" Mise à feu dans 50 secondes au top...Top!"

Dans la zone 51, Thomas Whisler transmet le résultat des simulations à Bertrand Petit. Les deux équipes de remplacement sont depuis le début de la mssion dans leur simulateur et testent des solutions pour aider au mieux l'équipage de l'Aérodyne à remplir ses objectifs. Théoriquement, les résultats sont encourageants, maintenant, reste à savoir ce que cela donnera en pratique.

-"Tir de roquette dans 20 secondes au top...Top!... Tir dans 10 secondes...5...4...3...2...1... Top!"

Dès que les Russes détectent le lancement de la cinquième roquette, Alexander Chekov ordonne à Quasar d'intercepter l'Aérodyne. Rodney Mac'Coy jette ses dernières forces dans la bataille mais Chekov place ses Ajax en couverture de son chasseur. Mac'Coy ordonne donc à ses Auroras d'engager les Ajaxs. Stone et son ailier s'attaquent à Quasar et à Pulsar. Après avoir fait barrage au premier Ajax, ils se jettent sur le second qui tentent de secourir son camarade. Les Auroras changent de cible et se retournent contre Pulsar qui pris au piège, est abattu.

Mac'Coy et Chekov se font face. Alexander maintient son homologue adverse à l'écart et laisse son solo effectuer une percée et ce dernier abat le coéquiper de Stone alors qu'il venait d'en finir avec l'ailier de Pulsar. Rodney ordonne à Stone de sortir de la zone de combat et rompt l'engagement avec Mac'Coy.

-" Aérodyne ici Contrôle. Coup au but!"
-" Bravo Professeur." Dit Katleen à Bertrand.
-" Présidente" Intervient brutalement Kirvin." J'ai un Ajax en cours d'interception du slidecraft, trois autres dans la zone de combat en embuscade à l'extrémité de la dernière sinusoïde et les deux auroras qui nous restent ont du quitter la zone de combat. Au prochain engagement nous allons tous les perdre. Nous devons décider rapidement de ce que nous allons faire." Puis se retournant vers Petit." Nous avons quatre coup au but confirmés. Ce qui veut dire que le compte est bon."
-" Est ce que cela peut suffire?" Demande Katleen à Petit.
-" D'après nos calculs, la structure interne d'Apophis est fragmentée. Nous pourrions envisager de nous passer de la sixième roquette et tenter de lancer la bombe à dispersion."
-" Est ce que cette bombe est nécessaire, elle est plus lente et plus longue à mettre en oeuvre q'une roquette Sakharov." Explique Kirvin." Nous ne sommes mais pas certain de son efficacité contrairement au roquettes. Par ailleurs, maintenant qu'il est fragmenté, Appphis devrait éclater en plusieurs morceux dans l'atmosphère. Non?.

Kirvin voudrait s'assurer que s'il doit envoyer Stone et Mac'Coy à la mort, que ce ne soit pas pour des prunes.

-" Vu la forme d'Apopohis, l'atmosphère le fera peut être éclater en deux gros morceaux mais pas d'avantage. Si nous devons faire un choix, nous devons choisir la bombe à dispersion."
-"D'accord! Je préviens les pilotes."

Tandis que Kirvin prend contact avec l'Aérodyne, Katleen demande à Petit.
-" Je n'y connais rien en astronomie mais si j'ai bonne mémoire tous les météors finissent par éclater dans l'atomsphère. Pourquoi serait-ce diffférent avec Apophis?
-" Apophis est un sidérite, cela veut dire qu'il est composé de fer. Lorsqu'il entrera dans l'atmosphère, Apophis va engendrer un front d'onde comme tout appareil supersonique, et la friction de l'air va l'échauffer. Même si nous avons réussi à le fragmenter, l'espace intersticiel entre les fragments n'est pas assez important pour laisser passer l'air suffisemment et disperser les fragments comme c'est le cas avec les chondrites. Le front d'onde va engendrer ce que nous dénommons l'effet Coanda. La pression de l'air va s'exercer sur la surface de l'astéroïde et agir comme une tenaille. Au final, l'astéroïde impactera le sol compact."

Aérodyne -2h30

Quand il apprend qu'il peut abandonner le lancement de la sixième roquette, Conrad Walker est soulagé. Déjà parce qu'il ne voit pas comment il pourrait éviter le scramjet russe qui s'est échappé de la zone de combat sans effectuer des manoeuvres brusques et que Jérémia est formel la dessus, cela dérèglerait la centrale inertielle et fausserait les calculs de manière imprévisible.

-" Pourquoi ne peut on lancer la sixième roquette maintenant ?" Demande Jeremia.
-" A cause de notre inertie." Lui répond du tac au tac Zefram." Cela reviendrait à lancer une bombe mégatonique vers la Terre."
-" Ce que je veux dire, c'est que si nous faisons demi-tour maintenant, nous pourrions lancer notre dernière roquette et dégager."
-" C'est faisable ça Cochrane?" Demande Conrad très intéressé par la proposition de Blake.
-" Il faut que je fasse les calculs...c'est faisable." Répond Cochrane." Mais je n'ai pas forcément le temps de tracer les segements. Il faut que je prenne la direction des opérations."
-" Très bien" Dit Conrad. " nous vous écoutons."
-" On maintient la vitesse relative et au top, on se retourne...Top!

Allan Orwen est à la manoeuvre sous la surveillance de Conrad Walker qui prévient la Zone 51 de leur intention de lancer la sixième roquette. Zefram continue.
-" Accélération, 2,5G! Chrono 500 secondes au top...Top!"

Le plan de Cochrane prévoit d'accélérer à 2,5G pendant 500 secondes pour avoir une vitesse relative d'approche de 2,5 km/s avec l'astéroïde, Ce qui l'amène à une distance de 8750 km d'Apophis. Après , l'équipage entamme une procédure de tir classique à ceci près qu'il ne doivent pas trop trainer parce qu'il sont dans la zone d'effet du souffle EM de la charge nucléaire de la roquette Sakharov. Après le lancement, l'Aérodyne accélère dans l'autre sens avec un taux d'accélération de 3G.

-" Aérodyne ici Contrôle. Impact confirmé!"

Dans la salle de contrôle de la Zone 51tout le monde applaudit l'exploit. Non seulement l'équipage de l'Aérodyne a réussi à assurer coup supplémentaire par rapport au nombre de tirs théoriques requis pour fragmenter Apophis mais de plus, il se garde une confortable marge de manoeuvre d'une heure pour lancer la Star-Bomba.

Mais il y a un obstacle sur la route du slidecraft. Quasar est en approche et les trois autres Ajaxs maintienne Mac'Coy et Stone à l'écart. Conrad Walker va devoir leurrer le scramjet russe, et en douceur pour ne pas fausser sa centrale inertielle.

Dans un premier temps, l'Aérodyne s'écarte de la trajectoire d'Apophis et pousse une accélération de 4G. Le Russe, qui n'a pas les même impératifs que Walker, réagit aussitôt et se place sur une trajectoire d'interception. Cela contraint Walker à prendre une trajectoire perpendiculaire par rapport à celle d'Apophis tout en maintenant le même taux d'accélération. Le pilote de l'Ajax corrige sa trajectoire mais est obligé d'aller au taquet de son potentiel d'accélération s'il veut se mettre à portée de tir du slidecraft.

Néanmoins, les manoeuvres de Conrad offrent à Mac'Coy et Stone l'opportunité de se dégager sans risques du piège que leur avait tendu Alexander Chekov et les deux autres Ajaxs l'accompagnant et qui se refermait sur eux. Ils filent donc tout droit sur une trajectoire d'interception du chef de Quasar, le solo du vic à leurs trousses. Chekov décide de ne pas poursuivre les deux auroras, préférant rester sur la trajectoire de l'astéroïde à attendre que le slidecraft revienne pour tirer de nouveau. Jusqu'à présent, les tirs n'ont pas eu d'impact significatif sur la course d'Apophis. Mais Iachkine ne veut prendre aucun risque.

Mac'Coy et Stone signalent au chef de Quasar leur présence à coup de rafales de CP. Le Russe n'insiste pas et décide de faire un croisement avec ses adeversaires. Les Américains se retournent et tentent d'engager ensemble le Solo de Quasar qui arrête d'accélérer pour se mettre en formation avec son chef de vic.
Pendant ce temps, Conrad accélère à 5G pour rattraper le temps perdu.L'intesité de l'accélération et surtout sa durée est très éprouvante pour l'organisme, mais l'équipage de l'Aérodyne doit prendre son mal en patience. Soudain, Walker arrête d'accélérer, largement avant l'instant prévu. *

-" Qu'y a t'il?" Demande Allan Orwen.
-" Regardes l'écran radar." Lui dit Conrad.
-" Fait chier!" s'exlame Allan en voyant les échos des scramjets de Chekov et de son solo.

Et là, c'est l'impasse! Inutile de demander à Mac'coy et Stone de tenter le tout pour le tout pour dégager les deux Ajaxs qui leur bloquent l'accès au point de lancement de la Star-Bomba. Car les deux pilotes d'Auroras se ferait peut être descendre par les Quasars et se serait un coup à se retrouver avec quatre Ajaxs au train. Inutile non plus d'y aller au petit bonheur la chance car pour procéder au tir de la bombe à dispersion, il vont devoir ajuster la trajectoire et le tout en prenant le temps nécessaire et assurément, les Russes ne les laisseront pas faire. Après un instant de réfléxion, Conrad se retourne et accélère en direction de l'astéroïde.

-" Désolé les gars!" Dit Orwen.
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Re: Star Trek - Apopohis - chapitre 17 - FINAL
Message le Mer 18 Déc 2013, 22:04 par Zefram
Zone 51., -2h00

-" Contrôle, ici Aérodyne. Nous ne sommes plus en capacité de procéder au lancement de la bombe à dispersion. Nous allons devoir la livrer nous-même à Apophis."

Aussitôt, Kirvin frappe du poing sur la table, Bertrand Petit s'assoit sur sa chaise abattu; il n'avait pas prévu que l'histoire se termine comme cela pour Zefram Cochrane, même si cette possibilité existait si l'Aérodyne avait pris du retard pour tirer ses roquettes. Mais, sur l'écran tactique, Kirvin voit bien que les options sont limitées pour Walker. Katleen Donovan prend la parole.

-" Aérodyne, ici la Présidente Donovan. Cette décision vous honore Colonel. Tant que les Etats-Unis d'Amérique existeront, le peuple américain louera votre mémoire. Puis-je avoir l'honneur de transmette un message à vos familles?"

A bord du slidecraft, Conrad se retourne vers son équipage et dit.
-" Si vous voulez dire adieux à vos proches, c'est maintenant!"
-" Dites seulement à Irine, Max et Mary que je les aime et que je les embrasse de tout mon être. Que je leur souhaite d'être heureuses et d'avoir une existence sereine. Qu'elle aient une vie paisible et emplie d'amour et de tendresse." Dit Conrad en passant la parole à Allan Orwen.
-" Malheureusement, je n'ai pas connu mes parents et je n'ai pas fondé de foyer. Ma seule famille est le peuple des Etats-Unis d'Amérique. Dites donc à tous que je les aime et que je suis fier de donner ma vie pour eux. God bless America!" Dit Allan ému.
-" Allelouïa !" Lui répond Katleen.
-" A toi Cochrane." Lui dit Conrad.

Tétanisé par l'annonce programmée de sa mort, Zefram est resté silenceux, il se met soudain à hurler.

-" Mais vous êtes complètement barrés!!! C'est quoi cette décision à la con??? En plus, qu'est ce qui vous fait croire que ça va marcher? Faut être débile!" Panique Zefram
-" J'ai bien peur Monsieur Cochrane ne puisse retrouver ses esprits avant la fin de la mission." Dit Katleen à Conrad." Veuillez vous assurer qu'il ne puisse faire obstacle à la réussite de votre mission."
-" Oui Madame la Présidente. Monsieur Blake, veuillez armer la bombe à dispersion pour qu'elle explose au moment de l'impact je vous prie." Dt Conrad en faisant coulisser un tiroir dans lequel est rangé un pistolet muni d'un silencieux.
-" Veux tu que je le fasse," Lui demande Allan.
-" S'il te plait. Je dois m'assurer que tout aille bien." Dit Conrad en verouillant les harnais de sécurité de Zefram Cochrane pour l'emprisonner sur son poste.

L'attention de Cochrane est accaparée par Jeremia Blake qui l'engueule copieusement parce que pour le coup, il a été complètement zappé et n'a pas pu faire ses adieux dignement à sa famille. Comme, Conrad a du rompre la communication. Conrad coupe l'accélération pour que le slidecraft soit plus ou moins en apesanteur et permettre à Allan de pouvoir se déplacer dans le cokpit. Empoignant le pistolet, il se dirige vers Zefram et lui dit.
-" Je suis sincèrement désolé Cochrane mais tu ne nous laisse guère le choix. Rien de plus intéressant à ajouter?"

Cochrane découvre avec terreur l'arme dans la main d'Allan. Zefram lui dit.
-" D'accord, on ne peut gagner notre zone de tir. D'accord nous n'avons plus assez de temps pour le faire. Mais nous savons où Apophis sera lorsque le comtpe-à- rebours aura atteint 00,00 secondes. Si on lance la bombe à dispersion sur le Sentinelle, et que nous la programmons pour qu'elle explose à t égal 00 alors nous shooterons Apophis. Et ca c'est possible. Maintenant, si ça ne marche pas, vous pourrez toujours nous écraser sur l'astéroïde si cela vous chante, mais en attendant, ce serait vraiment trop idiot de ne pas tenter notre chance."

Allan regarde en direction de Walker. Ce dernier déverouille le poste de Zefram et lui dit.
-" Ok Cochrane! Etablissez nous un cap. Contrôle ici l'Aérodyne. Changement de programme, nous avons une meilleure idée. J'ai besoin de la protection des scramjets."

Zone de combat -1h50

Depuis son Ajax, Chekov observe les manoeuvres du slidecraft et dès qu'il voit le vaisseau changer sa trajectoire. Il décide d'en finir avec l'Aérodyne.

-" Leader à Ajaxs, les Américains ont modifié leur plans. A l'assaut du bombardier ennemi!"

Du point de vue dynamique, les deux Quasars sont mieux positionnés pour l'interception. Le chef du vic laisse son solo le soin de retarder les deux auroras pendant qu'il file sur le slidecraft. Mac'Coy et Stone réagissent promptement et chargent à deux l'appareil laissé en retrai. Stone effectue le croisement en premier et se retourne vers son adversaire tandis que Mac'Coy l'attaque de front. Pris dans u feu croisé, le Russe est condamné et l'Ajax explose, criblé d'impacts.

Avec la perte prévisible mais malheureusement rapide de son solo, l'unique rescapé du vic sait très bien qu'il est vain de continuer sa tentative d'interception de l'Aérodyne sans se faire tirer comme un lapin. Il se retourne et tente à son tour d'empêcher les deux Auroras de venir en protection du slidecrat. Il manoeuvre différemment de façon à faire comprendre à ses adversaire que s'ils poursuivent leur course, ils vont se retrouver dans la position qu'il occupait encore il y a quelques instants.

-" Commandant Stone à vous celui-là, à moi les deux autres." Dit Mac'Coy.
-" Bonne chasse Colonel". Lui répond Kenneth.
-" A vous aussi. Bonne chance".

Kenneth prend en chasse le chef de Quasar. Face à deux Ajax, les chances de survie de Rodney Mac'Coy sont minces parce que pour protéger le slidecraft, Mac'Coy va devoir s'exposer. L'avantage des Américains sur les Russes est qu'en modifiant le programme, les évolutions du slidecraft sont devenues imprévisibles.

L'angle d'attaque d'Apophis est orienté d'Ouest en Est. Les Russes sont en approche, mais heureusement, Mac'Coy entre dans la danse, contraingant les Ajaxs à rompre leur offensive. Mais arrive dans le contexte, la période la plus préilleuse de la mission

-"distance 30 000 kms. Phase de tir dans 50 secondes au top...Top!
-" Acquisition des données." Lance Zefram." Affichage de la mire.
-" Ecart 4 FL, correction inertielle."

Allan Orwen s'éxécute. Pendant ce temps là Chekov pense avoir un créneau favorable pour une interception du slidecraft mais heuresement, Mac'Coy veille au grain. Pour conserver l'avantage numérique, Alexander est bien obligé de reporter son assaut et laisse le slidecraft à son solo, pour aller au contact de Mac'Coy.

-" Armement de la bombe à dispersion." Ordonne Conrad soulagé que cette mission arrive à son terme.
-" Ouverture de la soute... déploiment de la rampe... Bombe armée et paré à tirer." Déclare Jeremia.
-" Mise à feu dans 20 secondes au top...Top! Enchaîne Rodney.

Par l'intermédiaire du système d'alerte phonique, des tirs de CP résonnent dans le cockpit du slidecraft, car le solo de Chekov lance une attaque.

-" Mac'Coy? C'est maintenant! Tir dans 10 secondes..."

Ignorer Chekov est certainement pas une bonne idée, mais n'ayant pas le choix, Rodney réagit dans la seconde et arrose en continu le Russe de faisceaux de fullerènes ionisés, donnant à Wlaker les quelques précieuses secondes qui lui manquent.

-"5...4...3...2...1...Top!"

La bombe se sépare doucement de la rampe et s'approche à la vitesse de 12 km/s du Sentinelle. La porte de la soute fermée et dès qu'il a retrouvé sa liberté de manoeuvre.Conrad pousse l'accéléromètre en butée et accélère à 5G. Vérifiant son radar, Chekov repère l'écho de la bombe à dispersion et tout en jurant, tente de la détruire avant qu'elle n'atteigne sa cible.

Allan se lance à sa poursuite et l'alligne. Alors qu'Alexander tire sur la bombe, Mac'Coy alligne l'Ajax et fait feu à son tour. Mlaheureusement pour Chekov, l'Ajax est une cible beaucoup plus volumineuse que la Star-Bomba. Chekov essuie les premiers impacts tandis qu'il tente ajuster la cible. Se sachant perdu, il décide d'aller au bout de son combat et continue de tirer, mais l'ordinateur de visée de l'Aurora est verouillé sur lui et dans une longue rafale de CP, Mac'Coy explose l'Ajax de Chekov.

Le solo de Chekov est beaucoup trop loin pour intervenir. Après la mort de son colonel, le pilote décide de s'éloigner le plus vite possible de l'aurora de Mac'Coy qui décide de ne pas le poursuivre puisqu'il ne représente plus une menace pour personne. De leur coté Stone et Quasar sont toujours en train de s'affronter mais leur engagement se limite à se tenir mutuellement en respect.

La bombe à dispersion se rapproche progressivement du Sentinelle et à 5000 km de sa cible, le propulseur à fusion nucléaire l'accélère à une vitesse de 100 km/s. Le radar de poursuite se verouille sur Apophis et les propulseurs de manoeuvre la maintient pointée vers l'astéroïde. Lorsque le chronomètre affiche 0, la bombe se trouve pratiquement au contact avec Apophis. La charge de 50 mégatonnes explose et propulse des milliers d'éclats vers l'astéroïde à une vitesse de plusieurs dizaines de milliers de kilomètres par seconde. Avant de désintégrer le corps de la bombe. Apophis, fragilisé et fragmenté par les roquettes Sakharov, est littérallement soufflé par la grêle métallique et les fragments de l'astéroïde, de taille et de masse variables commencent à se répandre vers l'Est tout en continuant leur course vers la Terre.

Certes, une pluie de boules de pétanques va s'abattre sur le continent Nord-Amércain. Certains morceaux de plusieurs mètres vont impacter le sol avec une puissance considérable et les Canadiens comme les Américains doivent se préparer à déplorer des milliers de victime au sol. Mais, ce n'est rien en comparaison des ravages qu'aurait provoqué Apophis en tombant sur Yellowstone ou dans le Pacifique.

Mac'Coy reçoit l'appel d'un des pilote russe, il s'agit de celui qu'affronte Stone. Il lui dit.

-" Commandant Dimitri Jorgaïev des Forces Spatiales Russes de Défense au Commandant des Auroras. Nous voulons négocier une trève, me recevez-vous?"
-" Ici le Colonel Rodney Mac'Coy du USSF, je vous reçois fort et clair."
-" Colonel, notre mission était de vous empêcher de faire dévier Apophis, même accidentellement, vers l'Océan Pacifique. La vôtre était de protéger votre mission d'interception de l'astéroïde. Maintenant qu'Apophis est détruit, nous n"'avons plus aucune raison de nous montrer hostiles envers vous. Je vous propose donc d'arrêtrer les combats pour aujourd'hui. Sachez seulement qu'en ce qui nous concerne, un reddition est inenvisageable."
-" J'accepte Commandant. Je vous propose d'attendre près d'une sonde de ravitaillement que les restes d'Apophis tombe sur Terre et d'entammer une descente vers votre base. De notre coté, nous ferons la même chose."
-" Très bien Colonel. On garde le canal ouvert pour des liaisons techniques."

Zone 51, 13 avril 2036 17h00 UTC

Au moment de l'explosion de la bombe à dispersion, le grand écran mural de la salle de contrôle de la base est devenu blanc, puis ne montre plus que des grésillements. En orbite, il ne reste plus beaucoups de satellites en état de fonctionnement, mais, vu l'altitude à laquelle la bombe a explosé, le souffle EM a un impact limité au niveau du sol. Le réseau secondaire de communication est actif et rapidement, les stations au sol transmettre les images d'Apophis.

-" Destruction confirmée!" S'écrie le Général Kirvin."

;'immenses cris de joie accueillle la nouvelle. Dans la salle de contrôle on s'embrasse, ayant Bertrand Petit sous la main, Katleen Donovan se lâche. Tout le monde se retourne vers Bertrand et l'applaudit. Kirvin, Bertrand et Whisler se placent ensuite derrière la présidente Donovan pour prendre contact avec l'Aérodyne qui va devoir patienter encore deux heures avant de rejoindre la Station Orbitale Internationnale pour un check-up.

-"Madame la présidente." Dit Kirvin." Les débris d'Apophis vont bientôt entrer dans l'atmosphère. Le drone de transport est prêt; je pense que vous devrier y aller maintenant."
-" Merci Général."

La présidente prend Petit par la main et quitte la salle de contrôle.

Moscou, 13 avril 2036 23h00

En quelques heures, chaque être humain du Monde a pu revivre tout ce qu'il avait ressenti durant les sept longues années qu'à duré le périple d'Apophis. Quand les images de la destruction de l'astéroïde a commencé a circuler en boucle sur les réseaux de tranmission planétaires, l'humanité dans son ensemble, à l'exception des Mongols, partagent un joyeux mélange de stuppeur, d'incrédulité et de soulagement. Exit la guerre, les bombardements nucléaires, les Russes et les Américains se battant dans l'espace, Yellowstone etc...

Depuis les fenêtres du Kremlin, le Sergeï Kosonov, voit la Place Rouge se remplir d'une foule en liesse. Les Moscovites peuvent s'estimer heureux à plus d'un titre car sans le savoir, ils ont eu chaud aux fesses. Oubliant totalement que leur pays venait d'atomiser la Mongolie et que les scramjets se battant contre les Américains étaient russes, il n'avaient qu'une idée en tête, faire la fête.

Sergeï a bien conscience que tout va finir par lui retomber dessus. En ouvrant le tiroir contenant un bouteille de vodka qu'il réserve aux grandes occasions, Sergeï tombe sur son Makarov et regarde avec amour le canon d'arme avant de se raviser. Il préfère boire et affronter son destin avec courage, destin qui ne tarde pas à venir frapper à la porte de son bureau. Les soldats de la garde présidentielle reculent tout en pointant leurs armes vers un groupe de Spetsnaz accompagnés d'autres soldats. Au milieu, se trouve le premier ministre accompangé de trois officiers.

-" Monsieur le Président, au nom du peuple de la Fédération de Russie, nous vous plaçons en état d'arrestation."
-" Gardes, n'opposez pas de résistance. Messieurs, je vous suis." Répond Sergeï.

Tandis que Victor Ourkine passe les menotes. Sergeï lui dit.

-" Pour le bien de la Russie, je vous conseille de me livrer au plus vite au Tribunal Pénal International."
-" Je pense que l'issue sera la même que si nous vous jugeons, Monsieur le Président" Répond Victor.

Les accusations pesant sur Segeï sont haute trahison, crime de guerre et crime contre l'humanité, toutes trois punies par la Russie par la sentence de mort soit par pendaison, soit par un passage devant un peloton d'exécution. A La Haye, Kosonov sera jugé pour les deux dernières accusations, et la finalité sera la même.

-" Peut être, mais là bas, je pourrais sauver l'honneur de la Russie et épargner le Peuple russe en endossant seul la responsabilité de ce qu'il s'est passé. Réfléchissez-y"

Victor acquiesce, il leur fallait maintenant exfiltrer Sergeï Kosonov du Kremlin avant que la foule amassée dans la Place Rouge n'aie l'idée de le lyncher. Quand à Sergeï, il escomptait bien régler ses comptes devant le monde entier avec Deng Lô Ping et Katleen Donovan. Une qualité qu'on ne pouvait enlever au président russe, c'est sa faculté étonnante à mémoriser les détails, sans parler du dossier qu'il allait se constituer dans cette affaire. L'avantage du TPI, c'est que les débats ne peuvent se tenir à huis-clot contrairement au tribunaux nationaux. D'accord, la communauté internationale aurait sa peau, mais elle devra en acheter au prix fort chaque centimètre carré.



Station Orbitale Internationale, 13 avril 2036 20h00 UTC

Après deux heures à avoir profité de l'apesanteur et suivi l'actualité des débris d'Apophis qui se sont abattus sur le continent Nord Américain, l'équipage de l'Aérodyne reçoit l'autorisation d'accoster à la SOI. Pendant l'approche de la station, Allan Orwen remarque une forme familière.

-" Regardes le sas d'amarrage n° 7." Dit il a Conrad.

Walker regarde et voit un autre slidecraft arrimé à la station.

-" Il sort d'où celui là?" Demande Cochrane.
-" Ce doit être le prototype." Dit Blake. " L'Aérodyne a été spécialement conçu pour les missions longues durée où le laruage de sondes plsu volumineuses. Celui-ci est déstiné aux lancement des sondes d'exploration."
-" La question est qu'est ce qu'il fout là? " interroge Zefram.
-" Nous allons vite le savoir." Répond laconiquement Walker.

Dès que la jonction est faite, l'équipage de l'Aérodyne se libère. L'attendent à l'entrée du sas, Jones et Harris, un des deux équipage de remplacement ainsi que la présidente Katleen Donovan et Bertrand Petit. Katleen les félicite chaleureusement un par un et les embrasse, tandis que Bertrand Petit leur serre la main. Puis, elle se place devant l'équipage de l'Aérodyne et leur dit.

-" Les Etats Unis d'Amérique ont une dette éternelle à votre égard et celui de tout le personnel de la base de Groom Lake. Malheureusement nous vivons des heures sombres. Le Peuple américain est soulagé et heureux de la destruction d'Apophis, nous devons dès à présent lui donner espoir en son avenir. C'est la raison pour laquelle nous sommes venus à bord du second slidecraft." Dit Katleen en laissant la parole à Bertrand Petit.

-" Il n'a pas été équipé des piles à combustible pour lui permettre un atterrissage à Washington où la Présidente fera un discours devant le Lincoln Memorial." Explique Petit." Colonel Walker, Capitaine Orwen, vous en prendrez les commandes. Colonel Jones et Capitaine Harris, vous ramènerez le Capitaine Blake et le Lieutenant Cochrane à bord de l'Aérodyne à la base 51."

Zefram regarde Jeremia outré. Malgré son entraînement militaire qui lui a apris à exécuter n'importe quel ordre sans sourciller, Blake serre quand même les dents. De son coté, Zefram ne peut qu'afficher sa déconvenue. Katleen se sent obligée d'intervenir.

-" Soyez certain que nous ne vous oublierons pas." Dit elle à voix basse puis plus fort, "aucun de vous ne sera oublié, j'en fait le serment."

D'un signe de tête, les militaires expriment leur satisfaction. Zefram est un peu plus réservé ce qui n'échappe pas à Petit qui décide de conduire Cochrane jusqu'à son siège et l'aide à s'arnacher. Il lui glisse ces mots.

-" Soyez sans crainte Cochrane, un brillant, un magnifique avenir s'offre à vous."

Telles sont les dernière paroles que Zefram Cochrane entendra de la bouche de Bertrand Petit.


Université de Princeton, le 13 avril 2013 17h00

Il y a à peine quatre heures, l'amphthéâtre dans lequel était installé l'écran géant qui retranscrivait la course d'Apophis était bondé. A la destruction de l'astéroïde, il s'est vidé en un clin d'oeil. Branvant les débris qui pouvaient leur tomber dessus, Les étudiants de l'université et les familles de réfugiés qu'elle accueillait étaient sorti sur le campus pour improviser la plus grande fête qu'eurent pu connaître les Etats Unis d'Amérique, dépassant de loin en intensité celles qui avaient marqué la fin de la seconde guerre mondiale.

Au beau milieu, Gil Gamesh se tient assis, et après s'être dégoté une bouteille de tequilla, s'en sert dans un gobelet. Observant la scène de loin, Tang Luchen en prend ue pile Gil.

-" Salut!" Dit Tang.
-" Salut" Répond Gil tout en regardant l'écran où un journaliste commentait l'arrivée de la limousine présidentielle en attendant que Katleen Donovan atterrisse à l'aéroport de Washigton-Dulles.
-" On trinque?"

En guise de réponse Gil lui tend la bouteille de tequilla. Tang se sert un gobelet et dit.

-" Aux Etats-Unis d'Amérique!"
-" Aux USA!" Répond Gil sans conviction.

Ce qui rend Gil Gamesh si maussade, c'est de songer à son année universitaire perdue. A l'heure qu'il est, il devrait réviser comme un malade en vue de son Master. Or, avec l'ombre de la menace d'Apophis qui devait s'abattre sur Yellowstone, les tâches transversalles ont rapidement pris le pas sur la mission universitaire et il était devenu impossible d'assurer le moindre cours. Avec l'économie mondiale en ruine, rien ne dit que l'université de Princeton regagnera son prestige d'antant, ni même qu'elle rouvrira ses portes. Gil gamesh voient son avenir de scientifique s'assombrir, ses rêves de conquête spatiale lui échapper et être accomplis par d'autres.

Une foule nombreuse s'est rassemblée sur les abords de la piste de l'aéroport pour venir accueillir leur présidente. Une fanfare a commencé à jouer et un tapis rouge est déroulé. Les Marines se mettent en rang. Dans le ciel, se présente non pas un des avions présidentiel mais la forme reconnaissable parmi mille autres, celle du slidecraft. L'appareil est escorté par des chasseurs F-22 Raptor. La foule crie sa sruprise et sa joie et couvre le bruit de la fanfare. En planant, le slidecraft atterit comme n'importe qu'elle navette américaine et déploie ses aérofreins. Les pilotes utilisent les trains motorisés pour rouler jusqu'à l'aire ou se trouve la réception.

Une fois le slidecraft stoppé, un escalier mobile s'approche du sas dont Orwen déverouille la porte puis s'efface pour laisser passer la présidente. Elle descend ne tenue spatiale sous les hourras et les applaudissement du public. Elle prend le micro qu'on lui tend et déclare en se retournant vers le sas.

-" América, here are your heroes!"

Sous un tonnerre d'applaudissement et en fanfare qui joue l'hymne national descendent successivement Conrad Walker, Allan Orwen et Bertrand Petit qui ferme la marche. En le voyant, Gil Gamesh daigne adresser quelques mots à son voisin.

-" Il nous a bien baisé celui là!" en désignant Petit.
-" Et d'une force! Tu n'immagines même pas." Renchérit Tang.

Ensembles, après juste avoir salué les personnes présentes à l'aéroport, Katleen fait monter Petit et les deux pilotes du slidecraft dans la limousine, le convoi présidentiel s'ébranle et se dirige vers le Lincoln Mémorial où sur place, John Donovan prend la parole et prononce une oraison funèbre à la mémoire des pilotes des Auroras tombés aux combat aujourd'hui en défendant l'Aérodyne.

Gil a mieux à faire qu'à rendre hommage aux pilotes des scramjet car Tang Luchen a accaparé son attention.

-" Tu sais quelque chose?"
-" Si j'avais une proposition intéressante à te faire, tu serais prêt à tout plaquer et venir en Chine avec moi?" Lui demande Tang.
-" Faut voir, je peux y réfléchir."

Bien que Gil et Tang ne soient pas ce qu'on appelle des amis, Tang s'est trouvé de nombreux points communs avec Gil Gamesh, en particulier une persévérance et une volonté de réussir peu communes. Malgré l'absence de cours, les deux étudiants ont passé des heures ensemble à étudier, à s'netraider, pour ne pas perdre leur niveau et exercer leur mémoire et acquis comme ils le pouvaient le maximum de connaissances scientifiques. Vu les conditions de travail, ils n'auraient pas démérité d'obtenir leur master; malheureusement, leurs efforts sont restés invisibles. Cette colaboration forcée à forger des liens aussi solides qu'une amitié de longue date.

-" Je dois te mettre en garde." Lui dit Tang menaçant." Un seul mot à qui que ce soit du peu ce que j'apprête à te révéler, tu es mort et je suis mort ! C'est clair? Et ce n'est pas moi qui te tuerais. Compris?"
-"Oui!"
-"Bon. As tu envie de m'écouter ou préfère tu que je me taise?"
-" Vas y !" Lui dit Gil Gamesh sérieux en lui proosant un autre verre de tequilla.

Tang Luchen rassemble ses idées et se demande par ou commencer puis dit:

" Avant avril 2029, Bertrand Petit n'était personne. Sur son CV tu pouvais lire qu'il était consultant en astronautique et straophysique à la NASA, c'est à dire que la NASA lui demandait de temps à autre son avis. Son nom n'est associé à aucun projet d'envergure, pulbic ou privé. Mais étrangement, cela ne l'empêche pas d'enseigner à Calthech??? Et mieux que ça, les étudiants qui sont passé par ses cours sont très recherchés. Du jour où Apophis est passé par le trou de serrure, Bertrand Petit a été bombardé grand expert en astronautique des Etats-Unis d'Amérique et il est soudainement devenu directeurs de recherches dans plusieurs projets, tous ayant un rapport avec la propulsion spatiale et la fusion nucléaire contrôlée. On peut dire que le 13 avril 2029 Bertrand Petit est né."

Gil feint un regard surpris et demande à Tang de continuer.

-" Deux ans plus tard, le Laplace est détruit. Bertrand Petit tombe de son piédestal et à la place on y met Steves Mayers. Frustré, Petit décide de se la jouer perso et espère revenir au devant de la scène. Comme il n'a plus d'équipe, qui travaille maintenant pour Mayers, il doit se contenter de ce qu'il a sous la main. Nous."

Gil Gamesh se montre de suite moins ironique. Concentré sur son exposé, Tang poursuit.

-" Seulement, il sait que s'il est hors course, il continue d'être surveillé par le FBI, CIA ou même sécurité intérieure. Bref, il est surveillé. Si les autorités américaines savaient qu'il travaillait dans l'ombre sur un projet alternatif, elles pouvaient très bien lui piquer ses idées et les refiler à Mayers. Et c'est ce qu'il s'est plus ou moins passé."
-"Comment cela?" Demande Gil.
-"Après la destruction du Laplace, les autorités chinoises sont désespérées, elle n'ont pas de plan B pour détruire Apophis ou pour le faire dévier. L'option des missiles nucléaires avait une très forte probabilité d'empirer les choses. Elles ont fini par prendre contact avec Bertrand Petit et l'ont convaincu de se rendre clandestinement en Chine. Petit disparu des écrans radars américains, les enquêteurs sont tombés sur nos travaux et les ont expédié à Mayers, qui, pensant qu'ils avaient été élaborés par Bertrand Petit en personne, s'en est largement inspiré pour mettre au point le canon à impulsion nucléaire."
-" Minute!" Coupe Gil. " A cette époque, Petit était sencé avoir rejoint l' équipe de Mayers à Caltech. Il ya même donné plusieurs interviews."
-" C'est très facile de trafiquer des images, de coller le visage d'une personne sur une autre et de changer une voix. L'industrie du cinéma sait le faire depuis des années, les spectateurs n'y voient que du feu; alors la NSA et ses supercalculateurs! Je te prie de me croire quand je te dis que le soir où Petit s'était envolé, c'est à dire le soir où j'étais kidnappé, les autorités américaines ignoraient totalement ce qu'il était advenu de Petit."

Vu l'air de Tang quand il prononce ces paroles, Gil sait que sur ce point, il ne se moque pas de lui. Tang continue son histoire.

-" S'il l'ont fait, c'est parce que cela les arrangeait de nous le faire croire." Dit Tang polur clore le chapître. Changement d'année, 2034. La première tentative avec les canons à impulsion nucléaire n'est pas concluente, mais, dans le proncipe cela fonctionne; ce qui est encourageant. Mais il reste moins de deux ans avant l'échéance finale. Seulement, pour une raison que j'ignore, Petit patauge et décide qu'il a besoin de l'un d'entre nous pour l'assister. Il aurait pu te choisir, ou n'importe lequel d'entre nous mais c'est Zefram Cochrane qui décroche la martingale. Mais comme Xiane est de conivence avec les services secrets chinois, ils disparaissent à leur tour et dans les 48 heures qui suivent, les USA déclare la guerre à le République de Chine."
-"Quoi?" Sursaute Gil." Tu veux dire que les Chinois enlèvent Petit, et les USA les couvre? Et quand ils enlèvent ZC, il leur déclare la guerre aussi sec?"
-" Dans l'histoire, les USA ont perdu tout une escadrille de F-35. Mais je pense que c'était un prétexte pour empêcher le gouvernement chinois de décider n'importe quoi au cas où les canons à impulsion échoueraient de nouveau."

Tang Luchen prend une pause et regarde l'écran. John Donovan termine son discours et le cortège présidentiel va bientôt arriver au Lincoln Mémorial. Il doit se dépêcher de finir son histoire avant que Katleen Donovan ne raconte la sienne.

-" En 2035, nouvel échec. Les canons à imulsion nucléaires ne parviennent pas à détruire Apophis, mais dévient sa trajectoire vers une nouvelle cible, le parc national de Yellowstone. La Chine rapatrient en vitesse et secrètement Petit et Cochrane aux USA, sous le regard bienveillant de Katleen Donovan mais au nez et à la barbe des Russes, refroidis par les conséquences désastreuses; on était passé d'une catastrophe au conséquences essentiellement régionales à un cataclysme de portée mondiale. Au yeux des Russes, toute tentative d'interception d'Apophis risquait de dégénérer en extinction massive. C'est pour cela qu'ils ont envoyé leurs scramjets contre la navette américaine. " Dit Tang en montrant un coin de l'écran montrant le slidecraft." Tu penses qu'après ça les Américains éteint prêts à signer un accord de paix avec la Chine."

Gil Gamesh trouve l'histoire de Luchen délirante mais bon.... Son portable se met à vibrer, il regarde sur l'écran le nom de son interlocuteur, c'est Zefram Cochrane. Il le montre à Tang Luchen et s'apprête à répondre mais Tang le retient en lui disant.

-" Tu as poirauté deux ans avant de bien vouloir te donner de ses nouvelles, tu ne crois pas qu'il peut patienter quelques minutes de plus. Crois tu qu'il va te dire qu'après avoir testé toutes les poses du Kamasutra avec Xiane, il l'a suivie jusqu'en Chine pour rejoindre Petit?" Demande Tang. " Il va te raconter qu'il a du partir à Caltech et que comme il est tenu au secret, il n'avait pas la possibilité de prendre contact avec qui que ce soit."

Sans dire un mot, Gil Gamesh appelle sa messagerie. Pratiquement mot pour mot, ce que lui dit Zefram correspond à ce que lui avait déclaré Tang. Eteingant son protable, Gil demande à Tang.

-" Que veux tu me proposer?"
-" Tu dois savoir déjà que ton arche interstellaire n'a aucune chance de voir le jour. Par contre, s'il est possible de garder un équipage de vaisseau en animation suspendue pendant des décennies, le vaisseau sera de taille beaucoup plus réduite et les gouvernements seront plus enclins à les construire pour explorer l'espace. Je te propose de m'accompagner en Chine pour réaliser ton rêve." Annonce Tang.
-" C'est intéressant mais malheureusement, personne ne peut survivre à un processus de cryogénisation." Lui rappelle Gil.
-" Et si je te disais que j'en connais quelques uns qui le peuvent?"


FIN!
 

Star Trek - Apopohis - chapitre 17 - FINAL

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