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 Star Trek - Apophis - chapitre 16

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Zefram
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24102013
MessageStar Trek - Apophis - chapitre 16

Bonjour,
voici l'avant dernier chapitre.
Bonne lecture,
en espérant que cela vous plaise.
Zefram

Zone 51, 28 décembre 2035

Dès le lendemain de Noël, l'entraînement intensif des équipages débute. Pendant 13 heures par jour, Zefram enchaîne les visites médicales, les exercices de mise en forme parce que l'essentiel du travail s'effectuera dans un environnement à 2G. Il faudra que l'équipage résiste au double de leur poids pendant plusieurs heures tout en effectuant leurs tâches.

Les 13 heures représentent la durée de la mission sitôt que le slidecraft sera au niveau du Sentinelle. Pendant que les pilotes s'entraînent aux manoeuvres de mise en orbite et de rentrée atmosphérique, Zefram effectue une visite médicale et des exercices physique. Chaque membre d'équipage est constamment suivi par une équipe médicale et est soumis à un régime drastique, car l'équipage devra tenir 16 heures sans pause pipi. La combinaison est tout de même munie d'un dispositif d'évacuation d'urine au cas où. Pour boire, les hommes auront à disposition une pipette délivrant 5cl d'eau toutes les demi-heures et en cas de petit creu, une autre délivre une solution à base de glucose, mais pareillement, en petite quantité.

Chaque séance d'entraînement démarre à 21h et se termine à 10h car Apophis s'écrasera sur Yellowstone à 14h 50 précisément. Pendant près quatre mois, les équiages vont vivre la nuit et dormir le jour. Cinq équipes sont compétition. Tous ont un planning précis à respecter, chaque binôme de pilote et copilote, chaque navigateur et chaque armurier vont tourner avec différentes équipes pour qu'au final l'équipage le plus performant puisse être constitué. Au final, trois équipages définitif sseront constitués pour le mois d'avril.

-" Cochrane, le professeur Petit veut vous voir." dit un soldat à Zefram à sa sortie du gymnase.
-" Je vous suis." Dit Zefram.

Le soldat emmène Cochrane dehors et se dirige vers Petit qui l'attend devant un ancien entrepôt qui a du servir dans les années 50.

-"Cochrane, je suis content de voir que vous êtes en pleine forme." Dit Bertrand en faisant référence au dossier médical de Zefram.
-" Je n'ai jamais été en aussi bonne santé Professeur." Lui répond Zefram surpris par les résultat des tests.
-"Je vous ai particulièrement sollicité ces derniers temps et je vous en redemanderai encore. Vous avez toujours donné le meilleur de vous même; en râlant un peu soit, mais vous l'avez fait. Et comme aujourd'hui c'est votre aniversaire, joyeux aniversaire!" Dit Petit en ouvrant la porte de l'entrepôt.

A l'intérieur, Zefram découvre un enclôt et l'entrepôt s'ouvre à l'arrière sur une prairie aménagée. Dans l'entrepôt, il y a un box et surtout une jument en train de brouter une botte de foin.

-" Lilly!" s'écrit Zefram.

De suite, la jument relève la tête et se dirige vers Zefram qui lui tend la main sous le museau avant de caresser l'encolure de la bête. Petit en profite pour donner quelques consignes.

-" Vous ne pourrez pas la monter et vous ne devrez prendre aucun risque. Nous ne voulons pas que vous vous pétiez quelque chose avant d'avoir accompli votre devoir."
-" Entendu Professeur, et merci énormément. Comment avez vous fait?" Demande Zefram.
-" Pous saviez déjà que votre famille, parce qu'ils étaient éleveurs a été installée dans un ranch de la côte Est. Par contre, vous devez ignorer que votre père a décidé de faire le trajet à l'ancienne;"
-" A cheval?"
-" C'est cela. La Présidente Donovan a décidé de vous faire une petite faveur en remerciement de votre contribution, mais chut, secret."
-" Mes parents vont bien?" Demande Zefram.
-" Parfaitement bien. D'autant plus que lorsque l'on est venu chercher votre jument, on en a profité pour les rassurer sur votre sort."
-" Génial! Merci encore Professeur" dit Zefram en ouvrant la porte de l'enclôt pour rejoindre Lilly."

Bertrand Petit se réjouit en regardant les yeux de Zefram pétiller de bonheur. Il lui demande :

-" Avant de partir, je peux savoir pourquoi vous vous êtes passionné pour les sciences?"

Zefram ne s'attendait pas à cette demande, il passe un licol à la jument et se rapproche de Bertrand. Il lui dit:

-" Dans le Montana, autour du ranch de mon père, la vallée s'étend à perte de vue d'un coté, et on a pas encore trop de relief. L'été, on a vraiment de superbes nuits étoilées, il n'y a pas de source lumineuse parasite, et depuis ma naissance, j'ai toujours le nez en l'air. J'avais huit ans, ma chambre donnant sur la vallée justement. J'avais fait croire à mes parents que je m'étais endormi, mais en réalité, j'étais à la fenêtre en train de regarder les étoiles. Et soudain!" dit Zefram en prenant une pause."
-" Ah?" Demande Petit pour qui la beauté des nuits étoilées aurait pu suffire pour succiter une vocation.
-" Une boule orange extrêmement lumineuse traverse silencieusement la voûte céleste à une vitesse folle et disparaît à l'horizon."
-" probablement, une météorite?" propose Petit.
-" Cinq autres boules lumineuses du même genre ont suivi la première à intervalle régulier, espacées de plusieurs minutes, et ont convergé vers le même points, je dirais même qu'elles avaient des trajectoires parallèles."
-" Pour vous, ce serait un ovni."
-" Au sens littéral du terme oui." affirme Zefram." Ce que je me les rappelle encore aujourd'hui; une lueur brillante comme du métal chauffé à blanc mais d'une teinte orange très intense. Je n'ai plus j'amais rien vu de pareil depuis."
-" C'est étrange en effet, et je sais que ce genre de vision marque de façon indélébile la vie d'un homme. En tout cas, je suis certainement le plus mal placé pour douter de ce que vous avez vu." Dit Petit dont son livre les avnis lui revient subitement en mémoire.
-" Je me suis passonné par l'ufologie très jeune," poursuit Zefram, " et je me suis forgé la réflexion suivante: Si les soucoupes volantes existent, comment fonctionnent t'elles? Si des extraterrestres viennent visiter la Terre, comment font ils pour franchir les distances interstellaires en un temps raisonable? De là, je me suis intéressé aux sciences physiques avec une attention plus particulière pour la théorie de la relativité."
-" Bon courage Cochrane, et faites gaffe avec votre cheval."


Zone 51, 13 janvier 2036

-" Accéléromètre à zéro, acquisition des données au top... top!" Annonce Zefram en pressant la gachette.

Sur l'écran s'affiche la position du slidecraft à l'instant du top! Le colonel Conrad Walker et son copilote Allan Orwen lâchent les commande pour que l'Aérodyne ne dérive que du fait de son inertie. On arrive dans la dernière phase de l'approche initiale de l'astéroïde. La contrôle au sol fournit des données brutes sur la position d'Apophis, du slidecraft et du Sentinelle.
Selon les données reçues pendant l'acquisition, en tant que navigateur, le travail de Zefram est de donner au pilote et copilote, une estimation de la position de l'Aérodyne et de la distance qui le sépare d'Apophis. Ensuite, Zefram doit anticiper la position de l'astéroïde pour atterrir dans le couloir de tir, un volume cylindrique situé entre 25000 et 23000 km d'Apophis et de 300 mètres de largeur où la procédure de lancement débutera. Bien entendu, plus l'estimation est précise et plus les chances d'atterir au centre du couloir de tir sont grandes, ce qui augmente les chances de porter des coups au but.

Pour le premier tir, Zefram fait un point tous les 6 000 kilomètres. Au "sol", l'équipe de simultation lui fournit l'écart entre son estimation et sa position effective, ce qui permet à Zefram d'affiner la correction à apporter; car ni le réseau de satelllite du SSC, ni le Sentinelle n'ont été prévus pour effectuer une opération nécessitant un chronométrage aussi précis. Ce n'est qu'après coup, après l'analyse des données que l'équipe au sol peut communiquer au slidecraft les origines de la marge d'erreur constatée et les réglages que Zefram doit effectuer pour mieux aborder le point suivant.

À 50 000 kilomètres d'Apophis, Conrad Walker active le radar doppler du slidecraft et jette un coup d'oeil à la distance estimée par Zefram.

-" Distance à la cible 49 995 km, écart 30 m avec estimation. Bravo Cochnrane;" dit Conrad en se retournant vers Zefram pour lui témoigner son admiration et l'encourager." vitesse d'approche 20 012 m/s. Début de la phase de tir dans 1200 secondes au top...Top!"
-"Ouaip c'est ça , bravo!" Lance Allan Orwen ironique.

Conrad émmet un tsss à destination d'Allan pour lui intimmer l'ordre de se taire. Car si les estimations de Zefram pendant la phase d'approche se terminant par le tir de la première flèche Sakharov sont toujours particulièrement précises, les autres navigateurs présentent une estimation avec un écart fluctant entre 60 et 120 mètres; avec l'enchaînement des sinusoïdes, les performances de Cochrane se dégradent rapidement.

-" Distance 25000 km, phase de tir dans 50 secondes au top ... Top! Affichage de la mire."
-" Acquisition des données, 20 secondes au top...Top! " Annonce Zefram.

Cet ultime acquisition a pour but de recoupper les données transmises par le centre de contrôle, décallées dans le temps ne serait-ce parce que la transmission des données prend près d'une seconde pour aller du centre de contrôle à l'Aérodyne, avec la distance et la vitesse relative avec Apophis fournie en direct par le radar doppler du slidecraft.

-" 5...4...3...2...1... Top!"
-"Armement du misile n°1." Ordonne Conrad.
-"Ouverture de la soute." Lui répond l'armurier du jour Harry Collins. " Déploiement de la rampe."

Les missiles sont rangés dans leur caisson trois par trois. De l'avant vers l'arrière il y a dans la soute, les trois premiers missiles, suivis des trois derniers et enfin la Star-bomba, non officieux bien entendu puisque son appelllation officielle est bombe à dispersion. L'opération de déploiement dure cinquante interminables secondes pendant lesquelles le vaisseau doit rester parfaitement axé sur sa trajectoire avec une vitesse relative constante avec l'astéroïde. Walker a passé les commandes à son copilote pour se concentrer sur son rôle de commandant de bord. Il a les yeux rivés sur la mire et veille à ce que l'astéroïde ne s'écarte pas trop du centre. Mais avec la précision des calculs de Zefram, Allan n'a aucune correction à apporter avant les dix dernières secondes de la phase de déploiement de la rampe.

-" Missile armé, paré à tirer". Annonce Collins.
-" Mise à feu au top 50 secondes au top dans 5...4...3...2...1...Top!" dit Conrad.

Le missile se sépare doucement de la rampe de lancement. Immédiatement Collins rétracte la rampe et referme les portes de la soute. Sitôt fait, il peut faire pivoter le barrillet pour préparer le déploiement du second missile.Pendant ce temps, Conrad reprend les commandes et en profite pour s'éloigner doucement et verticalement du missile à distance de sécurité. Ensuite il effectue le retournement du vaisseau, compense l'inertie acquise lors de la séparation du missile. De son coté, Zefram prépare déjà le prochain point de passage.

Le slidecraft accélère en contnue à 2G, Allan surveille les valeurs de l'accéléromètre. Du fait de son inertie, le slidecraft continue de s'approcher d'Apophis jusqu'à une distance 10 000km. Le missile conserve une vitesse d'approche de 20 km/s et à trois mille kilomètres de l'astéroïde, sa porpulsion à fusion nucléraire s'active et accélère le missile à la vitesse relative de 100 km/s. La phase d'accélération terminée, le missile pointe sa tête vers apophis et dès qu'il se trouve à moins de 300 mètres, il explose. La flèche Sakharov sort alors avec une vitesse de plusieurs milliers de km/s et frappe de plein fouet Aphopis, l'énergie cinétique de la flèche se répand en une onde sysmique dans l'astéroïde, se transformant en chaleur ou créant des fissures qui s'agrandiront lors des coups suivants.

-" Slidecraft, ici PC. Coup au but!" annonce le chef de simulation.
-" Roger PC."

Le vaisseau se trouve au moment de l'explosion à moins de dix milles kilomètres, le propulseur nucélaaire contniue d'accélérer le vaisseau à 2G qui s'éloigne encore de 10 000 kms de l'astéroïde. Là , le vaisseau doit se retourner pour freiner de nouveau afin d'avoir une vitesse relative nulle avec Apophis; il se trouve alors à 30 000 km de l'astéroïde. A cet instant précis, Zefram procède à une nouvelle acquisition et calcule la trajectoire pour que la trajectoire du slidecraft se maintienne dans le couloir de tir pendant le temps de la procédure de mise à feu du missile. Puis, le slidecraft accélère de nouveau et arrive à 24 000 kilomètre d'Apophis avec une vitesse de 20 km/s.

-"Distance 24 000 km. Affichage dela mire." Dit Conrad. "Ecart 70m, convergence; c'est bon pour moi. Correction inertielle."

Zefram souffle, les pilotes manoeuvrent pour que la trajectoire de l'Aérodyne colle le plus possible avec l'axe central du couloir de tir.

-"Phase de tir dans 10 secondes au top...5...4...3...2..1...Top!"
-"Acquisition des données, 20 secondes au top... Top!"
-"Armement du missile n° 2."

La phase se poursuit. Zefram redouble de concentration afin de mieux se préparer à la prochaine sinusoïde. Le missile touche sa cible.

-"Coup au but!"


Une heure et demi plus tard :

-"Distance 24 000 km. Affichage de la mire. Ecart 30m, divergence! Correction inertielle!"

Le ton de Walker est beaucoup plus directif car il est plus difficile de compenser l'inertie du slidecraft lorsqu'il s'écarte de l'axe central du couloir de tir que lorsqu'il s'en approche. Heureusement, l'écart initial étant faible, les pilotes peuvent s'axer rapidement sur la ligne de visée et procéder au tir.

-"Acquisition des données, 20 secondes au top... Top!"
-"Armement du missile n°3 ."

Conrad Walker aurait voulu dire à Zefram de faire attention, mais il se ravise car un écart de 30 m, ce n'est pas si mal que cela. Bien entendu, cette seconde sinusoïde se solde par un coup au but. Il en reste trois.

-"Distance 24 000 km. Affichage dela mire. Ecart 180m, convergence! Correction inertielle!" Annonce Conrad, agacé.
-" Cela commence à zigaguer dans tous les sens." fait remarquer Allan. "Heureusement qu'on en a que six à balancer et pas quinze."

Conrad ne prend même pas la peine de regarder son coéquipier de toujours et ne réagit pas. Il se contente de grincer des dents tandis qu'il laisse filer le slidecraft avant de réajuster la trajectoire. Kirvin insistait bien sur le fait qu'il était préférable d'avoir un écart important en convergence que l'inverse. Néanmoins, il savait déjà trop bien que quand ça commençait à partir en sucette...

-"Acquisition des données, 20 secondes au top... Top!" Dit Zefram anxieu.
-"Armement du missile n°4 ."

Le missile atteint son objectif. Théoriquement, selon les calculs de Petit corroborés par ceux de l'équipe de recherche de la zone 51 sur la base des résultats expérimentaux de Steves Mayers, un minimum de 4 coups au but serait nécessaire pour fracturer l'astéroïde afin que la bombe à dispersion puisse faire son oeuvre. Avec l'explosion du missile n° 4, il ne restait plus qu'à lancer la bombe à dispersion pour sauver la Terre. Quand le jour J sera venu, il sera préférable que les deux missiles restants touchent également leur cible pour assurer le coup.

-"Distance 24 000 km. Affichage dela mire. Ecart 75m, divergence! Correction inertielle!" Annonce Conrad, agacé.
-"P...n! Lance Allan en se retournant et en activant à fond les fusées de manoeuvre.

-" Acquisition des données, 20 secondes au top...Top!" Dit Zefram penaud. "10 secondes ... 5... 4... 3... 2... 1... Top!"
-"Armement du missile 5."

Allan regarde Conrad avec un regard réprobateur. Le copilote voit bien le point de mire se décaller vers les bords de la cible.
-" Ca va passer." dit Conrad.
-" J'espère bien, mais nous n'allons pas réussir à placer le sixième."
-"Missile armé, paré à tirer." Dit Collins.
-" Ajustement de la cible."

Sans dire un mot Allan place Apophis au centre du viseur et compense.
-" Mise à feu au top dans 5...4...3...2...1...Top!"

Le missile parti, Conrad regarde l'emploi du temps de son équipage et dit.

-"Ok ! Monsieur Collins, rendez vous à la centrifugeuse"
-"Oui Commandant."

Dès que l'armurier a quitté les lieux pour sa demi-heure de manège , Conrad met l'autopilote et va voir Zefram qui s'apprêtait à quitter le simulateur pour le gymnase.

-" Monsieur Cochrane, je ne comprends pas ce qui vous arrive." Dit Conrad d'un ton ferme. " Vous comptez avec vos doigts ou quoi?"
-" J'aimerais bien pouvoir le faire Commandant." Répond Zefram d'un ton aigre.
-" Ne te fouts pas de notre gueule en plus!" Intime Allan Orwen menaçant." Si tu te plantes, c'est toutes l'équipe qui est pénalisée."
-" Du calme Orwen!" Ordonne Conrad." Si, Monsieur Cochrane est en difficulté, nous ne sommes pas spécialement en cause. Tu peux nous laisser seul un instant?"
-" Ouaip! J'ai mieux à faire."

Allan se presse de quitter le simulateur de vol. Conrad regarde Zefram en souriant et dit:

-" C'est sûr qu'Allan est un peu sanguin, il ne faut pas lui en vouloir. C'est un excellent pilote, on s'est battu ensemble; il s'est fait descendre pour me protéger, vous voyez le genre?"

Cochrane hôche la tête.

-" Bien. Notre rêve à tous les deux a toujours été de piloter des scramjets. Nous avons tout donné pour atteindre cet objectif ensemble. Mais, on nous a dit un jour ceci: Ecoutez les gars, vous avez le choix entre vous assoir aux commandes d'un scramjet maintenant ou devenir pilotes d'essai et voler à bord de quelque chose de mille fois mieux plus tard."
-" Le slidecraft?"
-" Le slidecraft." Confirme Conrad." Puisque cet engin est destiné à sauver le Monde, tous les pilotes et copilotes sont d'accord sur ce point, il faudra que ce soit les meilleurs d'entre nous à prendre place à bord du slidecraft. Pour l'heure, nous sommes en phase d'adaptation. A la fin du mois, un équipage sera éliminé, il n'y aura plus que quatre équipes pour commencer la phase des entraînements en conditions réelles. Vous me suivez toujours?"
-"Oui."
-" Le point où Allan a raison est que vous faites perdre du temps à tout le monde. Si vous vous mettez à la place de Kirvin, que feriez vous?" Sans attendre la réponse de Cochrane, Conrad enchaîne." Puisque le temps presse, vous anticiperiez dès à présent la seconde étape de la préparation de la mission. Vous vous vireriez du programme, et en fonction des éléments que vous avez déjà, vous éjectez dans la foulée un pilote, un copilote et un armurier."

En entendant cela Zefram devient blanc.

-" J'ai un fils Cochrane, que j'ai vu deux jours à Noël et encore; je ne le verrai plus avant le dénouement d'Apophis. Imaginez que demain le pilote qui se fasse virer, c'est moi; alors que théoriquement il me restait quinze jours pour prouver que j'étais le meilleur. Vous ne seriez pas énervé à ma place? Pire encore, imaginez à présent que ce soit un autre pilote qui soit éjecté et moi qui soit choisi pour effectuer la mission. Mais, pour une raison quelconque, si tout s'était déroulé comme prévu initialement, c'eut été l'autre pilote qui aurait du être chargé de la destruction d'Apophis, mais qu'à cause de vous, il n'a pas eu le temps de démontrer à Kirvin qu'il était l'homme qu'il aurait fallu pour accomplir cette mission. Et c'est ce qui fait la différence entre la réussite ou l'échec de la destruction d'Apophis. Vous imaginez les conséquences de votre incompétence?"

Sur ces derniers arguments Zefram s'emporte et dit:

-" J'ai déjà tout donné à cette saloperie d'astéroïde. Votre fils vous manque? Je n'ai pas revu ma famille depuis plus d'un an. Quant à vos faits d'armes, ils ne m'impressionnent pas. Même si Apophis tombe sur Yellowstone, vous reverrez votre femme et votre fils. Quoi qu'il arrive, moi, jamais plus je ne reverrai la mienne. Alors votre morale, vous savez où vous pouvez vous la mettre?"

-" J'imagine." Dit Conrad qui comprend que Zefram a du en voir des vertes et des pas mûres. " Bon, je pense que c'est fichu pour le n°6. Je vais par contre faire en sorte que vous soyez en situation optimale pour déterminer la trajectoire finale pour larguer la bombe à dispersion. Vous pourrez faire de votre mieux que l'on termine cette session sur un succès."
-" Je ferai tout mon possible." Répond Zefram.
-" Ok !"

Après s'être bien défoulé, Zefram a quand même à coeur de tenter de réussir la mission par un sans faute, et il arrive de justesse à aligner le slidecraft sur une trajectoire d'interception. Mais Petit, qui n'avait rien manqué de cette conversation, avait aussi son mot à dire. Discrètement, il attrape Zefram à la sortie du simulateur.

-" Cochrane." Dit il sans détour." Je suis très déçu par vos performances. Je ne comprends pas, vous étiez sensé être le meilleur des navigateurs sélectionnés, et pendant que nous alllons devoir départager les autres sur des écarts infimes, nous pensons déjà à vous écarter d'entrée de jeu parce que vos résultats sont trop irréguliers. Qu'avez vous à dire?"
-" La console de navigation ne me convient pas, il y a des chiffres partout, je n'arrive plus à savoir où je suis."
-"C'est sans espoir donc?" Demande Bertrand Petit.
-" Donnez moi quelques jours pour arranger les choses Professeur."

Petit lui tend la main pour lui annoncer qu'il lui laisse cinq jours pour se rattrapper et il demande à voir Kirvin et Whisler pour intercéder en faveur de Zefram. Pendant quatre jours, en plus de son travail quotidien, Zefram passe des heures à revoir le programme de navigation. Le matin du cinquième jour, il va voir Conrad et Allan qu'il retrouve en train de jouer au billard dans la salle de détente.

-"Je peux discuter avec vous deux minutes?"
-" Faites donc Cochrane."
-" J'ai revu le programme de navigation. Pour que cela marche tout à l'heure il vous faudra me faire confiance."
-" Fichu pour fichu hein?" Dit Conrad en direction d'Allan.
-" La vitesse de référence n'est plus 20 km/s mais 21" dit Zefram. " L'accélération devra passer de 2G à 2,1 G."
-" Comme bon vous semble, Cochrane."
-" A tout à l'heure!"
-"C'est cela. Bonne nuit." Lance Walker.

Sitôt Zefram parti, Conrad Wlaker pose sa canne de billard et dit à son coéquiper.

-" Je ne sais pas du tout comment Kirvin va réagir quand il va s'appercevoir qu'on s'assoit sur son protocole."
-"Ouaip. Surtout que si j'ai bien compris, Cochrane y est pour beaucoup dans sa rédaction. J'ai entendu dire par un programmateur qu'ils en avaient bien bavé pour arriver à rentrer les paramètres selon les critères de Cochrane. Honnêtement, je ne sais pas encore si c'est une bonne idée. C'est vraiment prendre un gros risque." Fait remarquer Allan

Orwen avait largement raison dans son raisonnement, car changer les règles du jeu en cours de partie est probablement le meilleur moyen de se faire sortir du simulateur par le siège ejectable. Cependant, Conrad Walker sait qu'un bon commandant doit savoir saisir une opportunité quand elle se présente. Aussi après avoir pesé le pour et le contre, il informe Allan de sa décision.

Et ils ne sont pas déçus, car les écarts lorsque le slidecraft pénètre dans le couloir de tir sont non seulement minimes, car ne dépassant pas les 90 mètres, mais en plus, L'approche est telle qu'Allan n'a aucune difficulté pour compenser la dérive inertielle.

-" Allez, on met la huit." Lance Conrad.
-" C'est parti !" dit Allan joyeux en retournant le vaisseau.

Curieux, Conrad se lève du siège de simulation et va voir Cochrane qui anticipe l'arrivée au prochain point de passage à 60 000 km de l'astéroïde.Sur l'écran de navigation, les données en système métrique s'affichent en arrière plan avec une faible luminosité. Par contre en dessous, les distances et les vitesses s'affichent dans une unité symbolisée par Zefram avec la lettre delta.

-"A quoi correspond cette unité?" Demande Conrad.
-" Il s'agit de notre marge d'erreur, 300 mètres, et les vitesses sont des multiples de 300m par seconde." explique Zefram.
-"Cela vous est plus utile que les unités standards?" s'étonne Conrad.
-"Oui." Répond Zefram." Lorsque j'éffectuais des devoirs en relativité, j'avais une petite astuce. Je convertissais toutes les distances en secondes-lumière et mes vitesses devenaient le temps pour parcourir une seconde limière. Ici, ce genre de conversion pour la vitesse n'est pas adaptée. Par contre, j'ai une lecture directe de la trajectoire car 300 000 km, cela représente 1000 000 de fois l'écart admissible."

Depuis le poste de contrôle du simulateur, Kirvin Whisler et Petit avaient suivi le déroulement de la simulation avec attention afin de prendre une décision. Si Bertrand est ravi de la performance exceptionnelle de Cochrane, Kirvin est extrêmement dubitatif. Le problème est que pour obtenir cette précision miraculeuse, Zefram utilise une technique qu'il est le seul à maîtriser pour l'instant. S'il décidait dans l'avenir d'imposer cette méthode aux autres navigateurs et que Cochrane tombe malade d'ici là, il leur faudra se réadapter aux unités standards. D'un autre côté, il ne peut pas passer à coté de cette chance. Il décide donc d'accorder à Zefram le bénéfice du doute et de le mettre à l'essai pendant quelques jours.

Cinq jours après, Cochrane apporte la preuve qu'avec son changement d'unité, il peut être extrêmement précis avec une constance remarquable. Kirvin décide donc d'imposer le double affichage sur le poste de navigation et sur la console de pilotage. Cependant, c'est aux pilotes que la nouvelle notation pose problème. Car s'ils peuvent permuter de l'un à l'autre facilement, Zefram ne leur parle plus le même language, il y adonc un petit problème de communication.

Conrad Walker et Allan Orwen demandent à Zefram de les rejoindre au mess, un mess qui porte très mal son nom car il ne propose ni boisson, ni nourriture. Zefram ne pouvait pas refuser cette convocation vu que les deux hommes lui avait laissé prendre les rennes la première fois. Sur place, Zefram se rend compte qu'il est attendu par l'ensemble des équipes s'électionnées.

-" Salut Cochrane. J'ai organsé une petite réunion entre nous et sans les huiles pour discuter de tes coordonnées. Je te l'ai dit mais je le rappelle pour tous le monde, notre but ne doit pas être de monter à bord du slidecraft le 12 avril, notre but doit être de faire en sorte que les meilleurs d'entre nous, chacun dans sa spécialité, aille en finir avec Apophis."

Après cette introduction et voyant que tout le monde semble d'accord, Conrad Walker poursuit.

-" Il nous reste peu de temps avant la fin de la période d'adaptation, l'entraînement à proprement parler va commencer. Ta place pour la seconde étape t'est déjà acquise vu que Kirvin va imposer le double affichage à tous les équipages. L'ennui est qu'avec tes changements de coordonnées, il nous faut modifier le timing du protocole. Hors l'ancien timing nous convenait bien, à nous les commandants potentiels de mission, tandis qu'avec le nouveau, nous n'avons plus une visibilité claire de l'enchaînement des objectifs. Jusqu'ici, nous t'avons fait "confiance' pour nous guider car pendant la phase d'adaptation, nous restons dans le cadre idéal où tout marche pour le mieux. Mais avec la nouvelle série d'entraînements, Kirvin nous imposera des difficultés qu'il faudra surmonter. Il nous faut donc comprendre ce que tu fais."

Zefram réléchi et dit :

-" Je suis le mieux placé pour comprendre combien il peux être difficile de se passer de certains automatisme. Mais il faut vous dire simplement que le delta est une multiplication par trois de ce que vous avec l'habitude de lire en kilomètres ou en kilomètres par secondes. C'est plus facile que de passer du mile au kilomètre..."
-" Ou du mètre au pied." Intervient Allan Orwen en se tapant la tête.

Pas une personne travaillant dans le milieu aéronautique militaire ou civil ne peut ignorer ce que signifie un nautical miles, un knot, ou un pied. Il s'avère que 300 mètres vaut très approximativement 1000 pieds. En en discutant avec Zefram et les autres sélectionnés , ils décident de demander à Kirvin de préserver l'affichage en kilomètres et kilomètres par secondes , mais au lieu d'afficher des deltas, d'afficher des FL 30 mètres; un delta vallant précisément 10 FL.

En aéronautique, le FL veut dire niveau de vol. Les altitudes de vols à partir de 10 000 pieds, FL 100 ils sont affichées en général par tranche de 5 FL soit 150 mètres. Les pilotes et copilotes pourraient s'adapter facilement aux FL. Pour les navigateurs, c'était une autre histoire, puisque les navigateurs provenaient tous du corps scientifique et technique des armées des USA. Il fut convenu que ce serait aux navigateurs à imposer au départ de la simulation leur mode de coordonnées.

Au 1er février, il n'y avait plus que quatre équipages à s'entraîner sur la mission. Les simulateurs ont été modifiés pour correspondre aux postes d'équipages installés sur le slidecraft. Puisque toute la mission devait se dérouler dans un environnement à 2G, les organismes allaient être mis à rude épreuve. La position avait été savamment étudiée pour que le coeur aie le moins d'efforts à fournir. Celle adoptée est identique à celle des motars en compétition. Chaque membre d'équipage enfourche une selle et y est maintenu par un dossier, les membres sont quant à eux soutenues par des étriers; mais une commande permet de régler de relâcher ou de rétracter le cable si on veut se dégourdir les jambes par exemple. Dans les simulateurs, les sièges étaient orientés verticalement pour simuler un environnement de 1G continuel. Par rapport à l'horizontale l'équipage devait apprendre à travailler sur des consoles surélevées de 60°. La centrifugeuse avait été adpatée pour accueillir quatre postes et reproduire un environnement gravitationnel du slidecraft de 2G.

Zefram aprend à travailler avec chaqu'un des quatre équipages restants. Les journées sont séparées en quart. Chaque quart corespond soit à deux tirs de missiles Sakharov, soit au tir de la bombe à dispersion. Un des quarts s'éffectue dans la centrifugeuse, et un autre se fait en mode dégradé où l'équipage doit gérer un problème réaliste pouvant survenir au cours de la mission.

Le 29 février 2036, Kirvin annonce la formation définitive des équipages. Zefram est placé sous le commandement de Conrad Walker secondé par Allan Orwen. L'armurier s'appelle Jeremia blake, c'est un afro-américain originaire de Louisianne.

Les trois équipages débutent un nouveau cycle d'entraînement, constituée de séances en simulation au sol, l'un en mode dégradé où l"équipage enchaîne les difficultés et l'autre en mode sans échec ou aucune difficulté est à prévoir car il ne faut pas conditionner les équipages à anticiper les difficultés alors qu'en coulisse, toute l'équipe techniquede la base vérifie inlassablement et méthodiquement le slidecraft, les missiles Sakharov et la bombe à dispersion pour qu'il n'y en ai pas. La troisième séance se déroule dans la centrifugeuse et dure pendant toute celle programmée de la mission, avec une difficulté à gérer au menu.

Zefram ne voit pas le mois de mars passer. Au matin du 31 mars, le général Kirvin convoque les trois équipages en course er leur apprend que l'équipage de Walker a été définitivement sélectrionné pour s'envoler à bord du slidecraft et détruire Apophis. Il désigne également l'équipage de réserve et l'équipage de recours. Bertrand Petit applaudit discrètement Cochrane pour lui montrer son contentement. Pour fêter cela, Walker, Orwen, blake et Cochrane ont droit à une petite séance de centrifugeuse.

Il ne reste plus beaucoup de séances d'entraînement avant le 12 avril 2036. les équipages alternent, une séance en simulation avec trois difficultés, une séance en centrifugeuse où tout se déroule parfaitement bien afin que chaque membre d'équipage aquiert les automatismes qu'il est succeptible de reproduire dans l'espace, et une séance de remise en forme pour s'assurer de la bonne santé de chaque membre d'équipage. La veille du lancement du slidecraft, l'équipage de Walker effectue une simulation au sol dans laquelle aucun incident est programmé.

Maison Blanche, 12 avril 2036

Katleen Donovan se réveille à l'aube, pour contempler ce qui pourrait être son dernier lever de soleil depuis la Maison Blanche. Au programme de la matinée, un conseil de sécurité pour faire le point de la situation, puis, tout le monde a quartier libre pour être disonible à 21 heures lorsque Apophis entammera la dernière ligne droite de son périple. La famille proche a été invitée à rejoindre leur parent, membre du gouvernement. En ce samedi, les rues de Washington sont extraodinairement calmes. Et même s'il fait un peu frais, la brise du matin apaise Katleen.

On ne pourra pas lui repprocher de n'avoir pas rempli son devoir envers son peuple ni envers son pays. Si demain, Apophis venait tout de même à s'écraser sur les Etats Unis d'Amérique, Katleen se dit que ce serait parce que le Destin aurait voulu qu'il en soit ainsi.

Après le conseil de sécurité, Katleen va prendre un ultime déjeuner avec son mari et sous prétexte de s'isoler, partir pour le Nevada assister aux opérations depuis la base 51. Le président du Congrès assurera la présidence à Washington, le vice-président ayant pris ses fonctions en Australie.

En rentrant dans la chambre, elle regarde John, endormi dans le lit conjugal. Katleen a fait son choix, entre Bertrand et lui. Elle lui expliquera qu'elle le soutiendrait pour la présidence des USA mais qu'entre eux deux, c'est officiellement fini. En guise d'annonce préliminaire, avant de s'habiller, elle retire son alliance et la dépose sur la commode à coté de la montre de John.
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Star Trek - Apophis - chapitre 16

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