AccueilGenesis IFAQS'enregistrerquizzConnexion
Bienvenue à "Nostera en 1000 mots" vous trouverez ses fanfics ici : Nostera en 1000 mots , ou encore dans son widget dans la colone de droite Bienvenue à "Markosamo" et son projet de roman graphique. Vous trouverez les infos ici : Les Anciens Astronautes
Bienvenue à "Msatler" vous trouverez ses fanfics ici : Msatler La trilogie de Msatler

Partagez | 
 

 Star Trek - Apophis - Chapitre 07

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Zefram
Sous-Lieutenant
Sous-Lieutenant
avatar

Masculin Nombre de messages : 110
Age : 45
Date d'inscription : 02/08/2012

20092012
MessageStar Trek - Apophis - Chapitre 07

Princeton. Décembre 2032

- Salut Albert.
- Geiko.

Geiko est le surnom qu'à reçu Xiane dès son arrivée à Princeton. Au début, elle ne savait pas comment le prendre mais Kori, Alias Tron, lui a expliqué qu'elle ne devait surtout pas confondre une geiko ou geisha avec une call-girl. En effet, une geisha est une courtisane japonaise qui a un statut social dont le tapin ne fait pas partie de ses atributions. Mais en fait de courtisane, Xiane était surtout courtisée. Tang, Iceberg, l'a appris à ses dépend et a servi d'exemple pour tous les autres quand il l'a draguée ostensiblement devant tous les étudiants de quatrième année; deux secondes plus tard, il était par terre à moitié sonné, la trace de la main droite de Xiane sur la tête. Sa joue a tellement gonflée qu'il a du consulter pour vérifier qu'il n'en garderait aucune séquelle.

Mais, Tang n'était pas le seul a s'intéresser à la jolie Koréenne, Gil et Zefram étaient également de la partie. Xiane avait la volonté de devenir astronaute et avait de fortes chances de pouvoir réaliser son rêve. Durant sa troisième année, elle avait déjà décroché son brevet de pilote VFR et IFR et elle faisait régulièrement du sport pour entretenir sa forme: sport en salle, footing, natation et Karaté. Gil Gamesh tentait une approche plus subtile que Tang en essayant de la suivre sur ce terrain. Pour l'instant, il suait sang et eau et perdait aussi des kilos ce qui ne lui faisait pas de mal. Zefram a choisi d'entretenir sa forme en s'inscrivant dans un club d'équitation. Fils d'éleveur, le cheval a encore sa place au sein du ranch familiale et chez les Cochranes, on sait souvent monter avant de savoir nager. A cause de ses chaps et des botines, il flotte dans la chambre qu'il partage avec Gil un parfum subtil de sueur, de crotin mélangé à de la paille que seuls les amoureux des canassons hument avec délectation mais qui exaspère profondément Gil.

Zefram comme convenu avec Petit, a décroché un A en relativité, obtenant aussi son passage en quatrième année et son ticket pour l'équipe qu'avait constitué Bertrand. La première fois qu'il s'était connecté à l'ordinateur qui lui était "réservé", il a découvert toute une série d'exercices à faire en relativité. Sa charge de travail était plus importante du fait qu'il devait faire ceux qu'il aurait du résoudre cet été. Cette activité venait en plus de leurs cours universitaires et chacun avait son domaine de prédilection. Pour Xiane, c'était l'informatique, Kori était le programmateur et le roboticien du groupe. Petit avait choisi Gil pour ses affinités avec la  physico-chimie et la physique des matériaux. Grâce à Petit, ses travaux sur son arche interstellaire progressaient rapidement. Tang s'avérait certe être fils d'ambassadeur, ce qui peut être utile pour intégrer une université réputée comme Princeton, mais il était en premier chef  passioné de cryogénie et avait des bases solides en supraconductivité. Quand à Zefram, il était concerné par la partie relativité du projet de Petit, ce qui n'est pas une mince affaire, même en se cantonnant à la relativité restreinte, car le diable se cache  dans les détails.

De semaine en semaine, ils commençaient à avoir un apperçu de la nature du projet de Petit. Bertrand était en train d'élaborer une arme spatiale, certainement dans le but de détruire Apophis. Bertrand entre dans la pièce et referme la porte derrière lui. Les réunions hebdomadaires sont courtes car elle ne durent jamais plus d'une heure et parfois, elles sont expédiées en 20 minutes. Bertrand fait d'abord un tour de table de l'avancé des exercices qu'il a donné à chacun. Tour à tour, les personnes concernées énumèrent les difficultés qu'ils ont pu rencontrer; Bertrand tient compte des remarques et fournit avec les exercices des compléments de cours. Il termine la réunion en définisant le programme pour la semaine suivante. Pour l'instant, il déclare être plutôt satisfait des progrès de chacun,  une dynamique de groupe commence à se dégager, cela rassure les étudiants comme le professeur.

- c'est un affaire qui roule. La prochaîne réunion se fera en salle Bell samedi prochain 9h00. Cela vous convient il?
- Oui Professeur; répond Tang au nom de tous.
- Excusez nous Professeur. Nous nous sommes concertés et nous voudrions savoir si votre projet ne serait pas de trouver une autre façon de détruire l'astéroïde Apophis?
- Peut-être; répond Petit nerveusement. Et, à quel genre d'engin pensez vous?
- Nous l'ignorons. En fait, nous pensions que vous alliez nous le dire. Cela pourrait nous être utile de connaître la finalité de ce sur quoi nous travaillons.
- Si vous l'ignorez, c'est que vous n'êtes pas prêts; répond Petit agacé. Concentrez vous sur votre travail, c'est tout ce que je vous demande et c'est cela qui fera avancer mon projet. Au revoir!

En partant, Bertrand claque presque la porte. Gil reste encore interloqué de la réponse de son mentor.
- Purée, il est encore aimable ce matin; fulmine Gil.
- Ne t'inquietes pas; le rassure Tang. Cela n'a rien à voir avec toi.
- On ne le dirait pas! As tu vu comment il m'a parlé?
- Il est sur les dents parce ce que Katleen Donovan s'est fait réélire. Il espérait la victoire des démocrates pour pouvoir retrouver son poste à Caltech. Il espérait aussi faire la nique à Mayers qui a été désigné directeur de recherche à sa place suite à la destruction du Laplace.

Pour cette campagne présidentielle, les démocrates ne s'étaient pas trop foulés. Les Etats Unis comme le reste du Monde étaient en crise. La garde nationale avait du être déployées dans quelques villes comme la Nouvelle Orléans ou Los Angeles afin de prévenir les émeutes. Traditionnellement, en temps de crise, les gens votent plus volontier républicain. Mais surtout, les démocrates ne voulaient surtout pas récupérer la gestion de la  patate chaude qu'était Apophis. Katleen est donc repassée les doigts dans le nez et ce malgré la destruction du Laplace. Cela n'arrangeait guère Bertrand qui comptait sur une victoire des démocrates pour s'imposer de nouveau.

- Bon, retournons nous au boulot? S'impatiente Xiane.

[b] Zelegonorsk 21 décembre 2032.

Chang avait passé des mois à se préparer à noter les us et coutumes des Spetsnaz, notant chacun de leurs mouvements. Il a décider d'attaquer le complexe pendant le transfert de missiles balistiques dans l'usine de démantellement.

Cette dernière se trouve légèrement à l'écart juste après l'entrée Sud, presque le long de la berge. À l"Ouest de l'usine, les missiles reposent dans leur silo. Un réseau de rails parcourent l'aire de stockage des missiles qui sont constamment surveillés par une unité de BTR transportant une section de fusiliers.Lors d'un transfert de missiles, plusieurs trains spéciaux partent du Nord de l'usine. Ils sont équipés d'un wagon à structure renforcée, capable de résister à n'importe quel obus flèche ou équipé d'une charge creuse. Le wagon dispose d'un système de refroidissement et d'isolation thermique pour protéger le missile des flammes en cas d'inscendie. Le train vient se placer à coté d'un silo, qu'on ouvre. Du pas de tir, un rail de guidage sort verticalement du silo sur lequel est fixé le container transporté par le wagon. Pendant ces opérations, la locomitive se détache et  va rechercher un autre wagon. Le rail se rétracte et le container vient s'enfiler sur le missile. Des techniciens viennent ensuite placer les cales pour solidariser le missile au container. Le pas de tir dans son intégralité, s"élève et sort du silo, hissant par la même le missile dans son container. Le rail de support pivote pour passer de la position verticale à horizontale, le container est ensuite placé dans la partie centrale du wagon qui est ensuite verouillé.

Le train peut alors être acheminé jusqu'à l'usine de démantellement. Pour y parvenir, ils doivent suivre l'ancien réseau de voies ferrées servant à achminer le minerai d'uranium sur un bassin qui formait la partie Nord de l'usine et qui a été remplacée depuis que l'uranium arrive sous forme de lingots, par un entrepot de stockage des barres de combustible en vue de leur chargement pour être ammenées vers les centrales nucléaires. Les convois contournent les fonderies par l'Est où sont produits les crayons de combustible et entrent dans l'unité de démantellement des missiles. Les wagons sont tellement lourds qu'ils ne peuvent être déchargés. Ils sont placés devant un rail de guidage et quand le moment sera venu, le missile sera extrait et retraité. La locomitive repart ensuite  vers le Nord de l'usine pour prendre un autre wagon.

En une journée 30 missiles sont extrait de leur silo pour retraitement et dans les 5 semaines qui suivent, 30 autres viendront prendre leur place. L'usine retraite ainsi 120 missiles l'an. Elle dispose également de centrifugeuses et procède également au traitement de déchets nucléaires qu'ils entreposent dans des décharges appelées conventionnellement zone de stockage et de tri de matériel radiologique; elles n'ont rien à envier à Tchernobyl; mais comme le dirait Sergeï, la Russie est un pays vaste.

Le site est sécurisé par un bataillon de Spetsnaz et lors des transferts, ils sont placés en état d'alerte maximale. Chaque entrée est gardée par une unité d'infanterie disposés dans des postes bunkerisés et pilotant une série de batteries de missiles en tous genreset des tourelles de 20 mm et des mitrailleurs de 12,7. Au nord et au  niveau de l'entrée Sud, deux sections d'infanterie gardent l'accès au pont et à l'unité de retraitement, chaque section d'infanterie reçoit l'appui d'une unité de BTR et de leur redoutable canon de 50 et de sa mitrailleuse 12,7 coaxiale.

Une autre unité de BTR patrouillent dans le champ de silos. Le point d'accès par le Nord étant le pont  enjambant la rivière Kan et débouchant sur le champ de tir qui est une vallée située entre deux colinnes qui culminent à 650 mètres de hauteur par rapport  au lit de la rivière et qui débouchent sur des hauts plateaux au Nord de Krasnoïarsk, une seule patrouille surveille le champ de tir, contre deux pour le Secteur Sud, potentiellement plus exposée et qui nécessite donc deux patrouilles de BTR.

Les Russes on pris soin de bien compartimenter les différents secteurs de leur usine et même, de la ville de Zelenogorsk. L'entrés Sud débouche sur un champ dégagé, gardé par une patrouille de BTR et comprenant partiellement, la partie de l'arsenal où sont entrenenus les deux unités de 2S35, des canons autoporteurs de 155 mm montés sur des plateformes de chars T-72. Le reste de la garnison se répartit sur le flanc Sud du complexe, avec à droite: l'Arsenal  avec les 2 unités d'hélicoptères de combat placés en réserve, les deux autres appuillant les patrouilles des secteurs Nord et Sud, les 4 unités de chars, leur escorte de BTR et fusiliers allant avec. Au gauche la Garnison, soit 20 unités d'infanteries en réserve et les deux hélicoptères de transport. La porte Sud est gardée par deux sections de fantassins.
Les commandos fusillers sont armés de fusils d'assaut AN 94 et portent tous une armure de combat de supériorité tactique en kevlar. Les différentes sections de la base sont séparées de murs d'enceinte haut de 7 mètres. Tous les 50 mètres, les murs sont crénelés. Cet agencement répond à deux fonctions: cela permet le soutien du poids du mur, de ne pas uniquement répartir les contraintes thermiques  sur l'axe de la fortification. Chaque pan de mur dispose de trois échelles destinées aux Spetsnaz pour qu'ils puissent monter sur le chemin de ronde amménagé et  progresser à couvert le long du mur tout en étant protégés. L'usine a été bâtie sur une plateforme surélevée de 5 mètres et dispose de son propre mur d'enceinte.

En cas d'attaque, les entrées des bâtiments de l'usine sont bouchées par de lourdes herses de 30 cm d'acier qui s'abaissent automatiquement. Cela donne le temps au personnel s'y trouvant, d'inactiver les différents éléments de l'usine proprement, les fonderies  en particulier. Les Russes ont transformé leur complexe en une forteresse quasiment imprenable, les Spetsnaz, même s'ils devaient faire face à toute une brigade, pourraient résister en attendant les renforts.

Cependant, comme l'a dit Chang à ses commandants d'unité, à force d'avoir verouillé leur dispositif de défense pour parer une attaque externe, ils se sont mis dans l'impossibilité de pouvoir reprendre l'usine si elle devait être déjà aux mains d'un ennemi. Et Chang a repéré un point faible de la base: Le fleuve Kan, après avoir traversé la ville de Kansk, située à 50 kilomètres  à l'Est de Zelenogorsk, contourne la colline faisant face à Zelenogorsk au Nord. Hors, cette partie d'e la colinne correspond à un haut plateau boisé surplombant à 400 mètres le cours de la rivière Kan et qui débouche par le Nord-Ouest sur le champ de tir. Ce haut plateau fait face par l'Est : à l'usine, au secteur Sud de l'usine,et à l'Arsenal.  Un chemin sur la rive opposé epart même du pont pour rejoindre une scierie située à 100 mètres de hauteur via un chemin de terre qui n'est particable que par des chenillés où des BTR.  Cette scierie est occupée une quanrantaîne de bûcherons et exploite une concession située à un kilomètres au Sud-Est. Elle est composée de plusieurs bâtiments d'exploitation, d'un attelier pour les camions chenillés, de multiples serres où les jeunes pousses sont replantées et protégées du gel. Un immeuble faisant office de dortoir est doté d'une auberge où les bûcherons peuvent se reposer et bénéficier des attentions prodiguées par une dizaine d'hotesses d'humeur plutôt joviale.

La vie d'un bûcheron à Zelenogorsk est rude. Du mois de décembre au mois d'avril, les barrages de la rivière Kan sont grand ouverts pour empêcher ses eaux de geler. Les bûcherons partent dès les premières lueurs de l'aube pour abattre les arbres de la concession et reviennent le soir à leur campement. Ils seraient complêtement isolés si le week-end, quand ils se pointent au niveau du pont, les Spetsnaz ne leur faisaient pas traverser la base à bord de leur BTR pour les déposer à la porte Sud. En échange,  l'équipage du BTR et les cinq commandos patrouillant le long du chemin menant à la scierie peuvent faire une halte à l'auberge du campement, se réchauffer au coins du feu et entre autre, boire un coup. Du printemps jusqu'au milieu de l'automne, la question ne se pose pas, ils repartent avec le bâteau chargeant les planches produite par la scierie depuis une berge situé au Sud du camp puisque la rivière est redevenue navigable.

Chang a repéré que pendant les trois jours précédents les transferts de missiles, les Russes faisaient une révision complète de leurs engins et la veille du jour J, les fantassins vérifaient les tourelles des canons et préparaient les postes de mitrailleuses; leur déneigement en était un signe révélateur. Quand la base était en état d'alerte, les patrouilles évitaient de passer par la scierie parce que le chemin pour y parvenir est peu praticable, surtout en hiver, et que le BTR pourrait s'y retrouver bloqué et ne pas pouvoir réagir. La veille, les Spetsnaz y avait fait un tour, et le jour du transfert, un Kavok NG survolerait le site régulièrement pour voir si tout se passe bien pour les bûcherons.

Pendant que Chang s'occupait  de la reconnaissance du terrain, les autres Améliorés avaient procédé à l'acheminement des armes sur le territoire russe, traversant la Mongolie à cheval puis, partant vers l'Est vers la ville de Blagoveshchenk à la frontière chinoise, en face de la ville de Heihe. Depuis la réouverture des frontières, il était relativement facile de dupper les douaniers russes. La ville de    Blagoveshchenk avait construit des zones d'activité pour accueillir les entreprises européennes, américaines et même chinoises. Il était donc facile aux Améliorés d'occuper un hangar pour y entreposer et préparer le matériel. Puis il a fallu tout emmener dans la région de Krasnoïarsk. Le choix de Chang se porta sur un village du nom de Taseevo, à 80 kilomètres au Nord Est de Zelenogorsk. Pour ne pas éveiller l'attention des locaux, les Améliorés ont attendu patiemment l'arrivée des premières neiges avant d'occuper les fermes isolées des environs pour y procéder à l'assemblage final. Chang va mettre en ligne des "dragsters" équipés de trois roues directionnelles , celle avant et les deux arrières, et de deux roues motrices, celles du milieu. Le dragster des Améliorés est conçu pour évoluer sur des terrains très accidentés, sa vitesse maximale sur route est de 130 km/h. Il est armé de six tubes lance-missiles de type Javelin montés sur la plate-forme arrière. Il a un équipage de deux hommes, le pilote et le tireur. Chang disposera de 50 dragsters et de 4 LRM ( lance roquettes mulltiples ) de type Katyoucha, les fameux orgues de Staline. Il a prévu aussi  de faire traverser la rivière Kan à 10 sections de fusiliers à bord de zodiacs armés d'une mitrailleuse 12,7.  

Pour pouvoir mettre en place son offensive, Chang doit s'emparer de la scierie sans éveiller les soupçons des Spetsnaz. Il  a fait acheminer à dos d'homme une partie du matériel dans des containers isothermes pour le protéger du gel et l'a enterré pendant l'été dans des fosses disposées sur une partie du ruisseau qui serpente jusqu'à la scierie à trois kilomètres au Nord-Est. Les Améliorés ont aussi acheminé 10 dragsters de combat et deux LRM qu'ils ont camouflés au début du mois de décembre. La veille de l'attaque, au crépuscule, le bataillon des Améliorés préparent leur offensive. Les fantassins et les fusiliers sortent les containers des fosses et les barres qui vont leur permettre de tracter à la force des bras et des jambes les véhicules car ils doivent rester discrets. La voie de cheminement a été préparée soigneusement, la tâche est facilité du fait que le trajet descend en pente douce. Ils arrivent sans peine au ruisseau bordant la scierie et camouflent les véhicules sous le couvert des arbres eneigés. La majorités des Améliorés se dirigent vers les positions qui leur ont été assignées et déposent les containers à proximité et les recouvrent de branchage et de neige.

Pendant ce temps, deux sections de fusiliers commencent à progresser dans la scierie. Les bûcherons sont tous en train de dîner dans l'auberge. Chang se dirige vers le bureau du contremaître et repère les chambres de celui-ci, des deux mécaniciens travaillant à l'attelier et des deux personnes qui surveillent les serres. La configuration des chambres lui permet de neutraliser trois personnes sans risque de se faire repérer.

Sans peine, trois Améliorés montent dans les étages du bâtiment en passant par le balcon commun à chaque étage. Puis, il se dirigent vers la fenêtre de la chambre de leur cible. Là, avec l'aide de leur poignard, ils ouvrent les volets et patientent.

L'heure avance, les bûcherons montent un par un dans leur chambre, certains accompagnés. Chang note avec précision qui regagne sa chambre grâce à la lueur des lampes des chambres s'allumant et se distinguant au travers des fentes, dans l'encadrement des volets. Les trois Améliorés prennent position juste en dessous des fenêtres et sortent une sorte de pieu métallique effilé avec une ouverture pour permettre au sang de couler dans le manche et le corps du pieu.

En entrant dans sa chambre, Igor est saisi par la différence de température qui y règne par rapport au couloir. En constatant que ses volets sont ouverts, il se précipite en jurant :

- Bordel Tiana, vous foutez rien de la journée, pourriez au moins le soir vérifier que les volets sont fermés, on se les caille déjà assez sur le chantier...
- La ferme Igor! L'interrompt Tiana en se dirigeant vers le lavabo de la chambre. Si tu deviens grossier, je me casse enfoiré!
- Ah grognasses ; gromelle Igor. Tout juste bonnes à su...

Igor n'a pas le temps d'aller au bout de sa réflexion, le ninja noir caché en dessous de  lui plante d'un coup sec son pieu dans  la gorge et le remonte jusqu'au cerveau.

- Tu disais Igor? Demande Tiana. Qu'est ce qui t'arrives? Pourquoi trembles tu?

En guise de réponse, elle voit Igor s'effondrer sur le rebord de la fenêtre et l'éclat d'une lame qui se plante dans sa gorge. Choquée, elle ressent soudainement une atroce douleur. Elle voudrait crier mais la lame bloque l'air dans ses poumons. D'un main, elle agrippe le poignard et de l'autre elle voudrait éloigner cette forme sombre qui vient de sauter silencieusement dans la chambre et qui s'approche d'elle pour terminer son oeuvre.

Sitôt Tiana morte, l'Amélioré s'approche de la fenêtre et fait un signe en direction de l'extérieur. Dans la minute qui suit, Chang et quatre hommes habillés de noir sengouffrent par la fenêtre.

- Cela n'a pas été trop dur? Demande Chang.
- Non Colonel. Mais j'ai eu aussi à neutraliser une des filles. Dit l'Amélioré en montrant le cadavre de Tiana.
- Ce n'est pas grave. Dit Chang. Nous nous occuperons des autres demain matin comme prévu. Préparez vos armes et allez dormir. Surtout, n'oubliez pas de vous réveiller.
Oui Colonel.
- Je dois y aller. Bravo Khan.
- Merci Père.

Pendant que Khan et ses hommes montent les silencieux sur leurs pistolets et sur leur fusil mitrailleur, Chang passe par les deux autres chambres pour voir comment cela s'est déroulé. Puis, il va dans l'attelier où se regroupent le reste de son bataillon pour passer la nuit et se protéger du froid glacial nocturne puisque la température dégringole à -25°C la nuit à cette période.

Comme tous les matins, la mère maquerelle est la première à se lever. Elle place les chariots à vaisselle près des thermos de café, et décongèle le pain. Bruyemment, les hommes arrivent par paquets de trois à quatre personnes et lui lance un "bonjour Mama" avant de se servir. A huit heure, les moteurs des camions chauffent et les bûcherons embarquent à leur bord pour gagner la concession où les attend une dure journée de labeur qui se terminera vers dix huit heure ce soir. Elle finit de préparer le petit déjeuner de ses filles et dresse la grande table. Sur une feuille de papier, elle dresse le planning de chacune d'elle. Elles arrivent progressivement en traînant les pieds et s'assient à la table.

- Où est Tiana?
- J'en sais rien Mama; dit l'une des filles. Je ne l'ai pas vue dans la salle de bain.
- Combien de fois je vais devoir répéter qu'il est interdit de passer la nuit avec les gars! Se plaint Mama. Celles qui feront les chambres me l'ammèneront, j'aurais deux mots à lui dire.
- Ah la voila! Il me semble l'entendre qui descend.
- C'est pas trop tôt! S'exclame Mama.

Mais ce n'est pas la jolie Tiana qui se dévoile dans le coin de l'escalier, mais un homme en tenue de Ninja qui pointe une arme dans sa direction.
- Z'êtes qui vous?

L'homme tire, vite rejoint par trois autres qui sortent des salons privés de la salle. Dans les étages, le contremaître et le responsable de l'atelier sont tués dans leur sommeil.

- Assurez-vous qu'elles soient mortes et nettoyez moi cela! Dit Khan à un des soldats qui prend son pistolet.
- Oui Lieutenant.

Khan sort dscrètement de l'auberge et scrute le ciel à la recherche du KA-NG qui patrouille régulièrement. Il se dirige vers l'attelier et se présente devant Chang.
- Le camp est sécurisé Colonel
- Bien Lieutenant. Nous allons profiter que l'aube ne se soit pas encore levée pour faire venir les véhicules.

Les hommes se dirigent prestement vers les véhicules qui ont passé la nuit dehors et les emmènent vers l 'attelier pour vérifier qu'ils démareront bien au moment voulu. Dans les hangars, les parapenteurs vérifient l'état de leur toile, des sangles et des suspentes. Khan et sa section font de même avec leur parachute et ils regardent le profil de leur planche d'envol, ainsi que l'état des armes.

A midi, Chang réunit son bataillon dans le grand hangar pour galvaniser ses troupes.

- Guerriers! Depuis vingt ans maintenant,  je me bats sur tous les fronts dans lesquels notre pays s'est engagé. J'ai fait l'Afganistan. J'étais aux côté du Commandant Kia en Iran. Nous avons mené ensembles avec le Capitaine Zao la bataille du mont Karakoram au Cachemire. Nous avons traversé les plaines africaines avec le Capitaine Lin, j'étais aussi avec le capitaine Chu à Taïwan. Notre bataillon s'est toujours distingué en opération mais nous devions rester dans l'ombre de l'Epée du Sud-Est. Notre mission est de sauver la patrie qui nous a enfanté et ce soir, les Spetsnaz, l'élite de l'armée russe n'aurons que nous à affronter. Nous, les Fantômes chinois, nom qui nous a été donné par nos ennemis. Ce soir, Nous combattrons ensembles et ce sera ensembles que nous passerons de l'ombre à la lumière!
- Sha! Sha!Sha! S'écrient en coeur les Améliorés.

Chang sourit, il dévoile une carte de l'usine et de la région.

- Les opérations de l'entrée Sud seront menées par le commandant Kia. Le capitaine Zao devra garder l'entrée Ouest et le capitaine Lin gardera le pont. Le capitaine Chu commandera les troupes du camp et apportera son soutien aux troupes du commandant Kia et du capitaine Lin. Il couvrira également les dragsters de combats du capitaine Tinlaï qui escorteront les transports de troupes et le missile de croisière. Guerriers, nous avons une bataille à mener, à la victoire!
- A la victoire! Répondent les Améliorés.

Les officiers ordonnent à leurs hommes de les suivre. Il est temps de monter les batteries de missiles fixes, de gonfler les canots et de se préparer à l'assaut de la base russe, le tout sans éveiller leurs soupçons sinon, c'est fichu. Les hommes de Khan attendent l'ordre de leur chef de faire mouvement, mais Khan va voir son père.
- Puis-je vous parler Père?
- Pas longtemps, Khan.
- Pourquoi avoir placé mon unité sous les ordres du capitaine Lin. Nous vous aurions été plus utiles pour prendre d'assaut l'entrée  Ouest ou Sud?

Chang prend à part deux minutes zon fils et explique :

- Cette bataille est votre baptème du feu. Ceci est une raison largement suffisante pour vous éviter de trop vous exposer. Mais en plus, tu commande la section de la nouvelle génération des Améliorés. Un jour, toi et tes hommes auront la responsabilité d'assurer un futur à tous les Améliorés. Je ne peux prendre le risque de tous vous perdre; vous êtes bien trop précieux pour notre avenir. Comprends-tu?
- Oui Père.
- Rompez Lieutenant ! Ordonne Chang.

Khan se retire, il se dirige lui et ses soldats vers la partie de la colline ou se regroupent les Sections dirigées par Lin. Les deux hommes échangent des regards complices, puis, Khan vérifie l'état des catapultes de son unité et y place les charges de poudre. Il n'y a plus qu'à attendre.

Youri Azaly avait hâte que cette journée se termine. Les opérations se déroulaient comme prévue et si le ciel est couvert de nuages, au moins, la météo s'est montré clémente; ils n'ont pas eu à subir d'averse de neige et le vent est modéré. Au fur et à mesure que les missiles sont chargés à bord des wagons, l'attention des Russes se relache sensiblement. Les Spetsnaz vont pouvoir reprendre un rythme normal et préparer leurs permissions de fin d'année. Youri achève sa période de 2 ans de surveillance du site de Zelenogorsk. Il sera remplacé au mois de janvier et intègrera une unité combatante. Comme à son habitude, il accompagne le dernier train jusqu'à l'usine de démantèlement à bord de son command-car. Il va y rejoindre le directeur de l'usine avec qui il s'est lié d'amitié et après chaque transfert, ils trinquent à la levée du niveau d'alerte. Le train progresse lentement, il mettra une bonne demi-heure à effectuer le trajet.

Au bord du chemin longeant le flanc de la colinne depuis la scierie, Chang observe scrupuleusement la progression du train dans l'usine. A ses cotés se tient un missilier armé d'un fusil un peu particulier monté sur trépied pour assurer sa stabilité. Il s'agit d'un télémètre laser asservi à une batterie de missiles. Ce système permet de viser une cible depuis un endroit et de tirer le missile depuis un autre. Le télémètre indique au missile la position du tireur l'azimut et la distance de la cible. Un autre tireur équipé d'un télémètre est nécessaire pour pouvoir allumer la cible et guider le missile. Ici, ce ne sera pas la peine, puisque le tireur pourra directement illuminer la cible.

En passant devant le pont, Chang fait sortir les Katyouchas du hangar après s'être assuré qu'aucun hélico ne risquerait de survoler le campement des bûcherons durant les cinq prochaînes minutes.

- Attention !

Les Améliorés se préparent, ils activent les batteries de missiles, les premier parapentistes se mettent en position pour sauter, les voltigeurs dont l'unité de Khan, placent leur planche d'envol sur la catapulte et s'allongent dessus. Le train effectue un dernier virage pour se présenter devant l'entrée de l'usine de démentèlement.

- Prêt! Dit Chang en levant le bras.

Khan arme sa catapulte et s'aggripe aux poignées. Deux parapentistes soulèvent la voile de leur prédécesseur qui est un fantassin du génie. La locomotive s'engouffre dans l'usine de démantèlement.

- Feu! Crie Chang.
Revenir en haut Aller en bas
Partager cet article sur : Excite BookmarksDiggRedditDel.icio.usGoogleLiveSlashdotNetscapeTechnoratiStumbleUponNewsvineFurlYahooSmarking

Star Trek - Apophis - Chapitre 07 :: Commentaires

avatar
Re: Star Trek - Apophis - Chapitre 07
Message le Jeu 04 Oct 2012, 12:19 par Zefram
Bonjour à tous.
Arghh ! mon traitement de texte m'a planté alors que j'avais terminé le chapitre 8 .Il ne me reste plus qu'à le réécrire.
Morale de l'histroire faire des copies de sauvegarde.
A +
Zefram
 

Star Trek - Apophis - Chapitre 07

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: L'UNIVERS DE STAR TREK :: Espace Trekkers - Trekkies :: Fanfics Star Trek :: Star Trek - Apophis-
Sauter vers: