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 Star Trek - Apophis - Chapitre 06

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Zefram
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13092012
MessageStar Trek - Apophis - Chapitre 06

Pékin :5 janvier 2032.

Les ingénieurs de la NSA n'avaient eu qu'un peu plus d'une heure pour arranger la version officielle de la destruction du Laplace. En mobilisant l'ensemble des supercalculateurs, ils ont pu calculer la trajectoire de collision avec le Cerbère, tout en tenant compte des paramètres orbitaux, des radars anticollision et des vidéos externes. Après avoir modélisé en 3D l'accident, les supercalculateurs ont procédé au traitement des images automatiquement, le rendu était parfait.

Les Chinois avaient trouvé quelque peu suspect que le Cerbère, station spatiale au coeur de la défense antimissiles balistiques de la Russie, eut pu s'acarter de son orbite pour venir croiser la trajectoire du Laplace. Leurs experts travaillaient à déceler la moindre anomalie pouvant trahir un maquillage des vidéos du vaisseau.

Cependant, il n'en fallait pas autant pour ressentir un profond malaise avec la version officielle. Les ingénieurs de la NSA avaient eu trop peu de temps pour vérifier en profondeur le montage final des vidéos. Ils s'étaient donc fiés à leur instinct et à leur culture lors du dernier visionnage pour vérifier la crédibilité des couloeuvres qu'ils comptaient faire avaler au monde entier. C'est ainsi que le compte-rendu du drame avait une teinte hollywoodienne marquée  et remarquée par la communauté internet qui se déchaînait sur la toile en hurlant au complôt.

Deng ne fut donc guère étonné d'apprendre qu'un autre satellite russe était porté manquant depuis le 15 décembre. Il ignorait si cela découlait d'un acte délibéré des Russes, mais il s'avait déjà que Katleen Donovan s'était payé sa trogne, une délicatesse particulièrement appréciée d'un Chinois. Deng Lô Ping hurla jusqu'à l'arrivé en catastrophe du premier ministre, du ministre de la défense, Du chef d'état major des armées, le Maréchal Ying Wengdao et du Général Han Kungji, le chef des Epées du Sud-Est, les forces spéciales chinoises, d'un commissaire politique du Parti et du chef des services de renseignements chinois Ken Panyang. L'ordre du jour, monter aux Américains et aux Russes que le Mah-Jong est un jeu de stratégie d'origine chinoise et que les parties se jouent à quatre pas à deux.  

L'opération, baptisée, ombres chinoises,  consistait à aller voler une Tsar Bomba aux Russes. Une action audacieuse puisque la bombe en question avait été inactivée et se trouvait en vitrine dans l'usine de retraitement des combustibles nucléaires de Zelenogorsk localisée au Nord de la frontière mongole.

Zelenogorsk produisait autrefois de l'uranium enrichi pour les missiles balistiques nucléaires. Depuis trente ans, les Russes réduisaient leur nombre de vecteurs balistiques terrestre et retraitaient leur uranium et plutonium militaire pour produire des barres de Mox à destination des centrales civiles. La ville est un dortoir pour le personnel travaillant sur la base, puisqu'ils habitent en général à Krasnoïarsk, situé à 50 km à l'Ouest de Zelenogorsk en longeant la rivière Kan.

L'usine de retraitement est située sur la rive sud de la rivière. Les missiles et les lingots d'uranium sont acheminés par voie ferrée jusqu'à l'usine. Les missiles sont ensuite ensilés sur une aire de lancement s'étendant à sur une surface de 600 hectares à l'Ouest de l'usine et pouvant acceuillir jusqu'à 150 missiles balistiques. Ils y  restent en attente car les Russes démontent prioritairement les missiles les plus anciens. S'il s'avéraient en avoir besoin tels quels, ils sont en mesure de frapper n'importe quel point en Chine tout en bénéficiant de la protection relative du territoire mongol.

Pour garder tout cela, Zelenogorsk dispose d'un bataillon de reconnaissance Spetznaz pouvant  au  besoin, être renforcé par tout un régiment d'infanterie de l'armée régulière. Une escadrille de Sukoï-45 garde la frontière aérienne avec la Mongolie proche.

Et là, l'affaire ne sera pas mince, car en outre 10 sections d'infanterie  du génie et 20 de fusilliers commandos, il y a quatre unités de chars T-94, quatre unités d'hélicoptères de combat Kamov NG, deux unités de canons aumotorisés 2S-35 et dix unités de transport BTR-90 convoyant 10 unités. 10 sections de fusiliers sont en astreinte à Zelenogorsk et 10 autres sont au repos à Krasnoïarsk. Ces uunités peuvent être acheminés rapidement à la garnison de Zelenogorsk par des hélicoptères de transport répondant au doux nom OTAN de Mégalohinds.

Le premier ministre voulait seulement demander aux Russes les plans de leur bombe, mais Deng n'était pas très favorable pour plusieurs raisons parce que rien ne pouvait leur garantir que les plans de la bombe ne correspondrait pas à des schémas foireux que des spécialistes de l'ex KGB avaient l'habitude de concevoir pour les laisser filtrer à destination des Américains. Les Russes ont mis au point cet enfumage au début du 20èmé sciècle quand les espions japonais étaient très actifs. Ils parvenaient à reproduire tout chez eux, c'était en quelque sorte l'ancêtre du tranfert de technologie, sauf qu'à l'époque, ce genre de manoeuvre s'appelait haute trahison et étaient passible de la peine de mort dans de nombreux pays, qu'elle soit abolie ou non. Les Russes ont donc décidé de leur donner une leçon en faisant fuitter les plans d'un croiseur spécialement conçu pour les Japonais qui se sont empressés de le construire. Lors de l'inauguration, le croiseur sombra dans la rade. De plus Deng Lô Ping voulait réserver à Sergeï Kosonov un chien de sa chienne et faire entrer dans sa caboche de Russe que s'il se croyait malin, il fallait qu'il sache que Deng l'était encore plus que lui.

Sauf que Han Kungjï ne se montrait guère emballé du projet de Deng Lô Ping. Pour lui, l'opération se solderait nécessairement par une bataille rangée entre ses troupes et l'armée russse et le tir des missiles contenus dans les silos de Zelenogorsk. De toutes les façons, il ne voyait pas non plus comment faire pour amener toute une brigade de l'Epée du Sud-est en Sibérie centrale sans que les Russes ne réagissent.Entre Deng, Han et Wengdao, le ton commençe à monter. Mais le commaissaire politique intervient :

- Veuillez m'excuser, mais est ce que les Fantômes chinois vous évoquent ils quelque chose?
- C'est le surnom que nos ennemis ont donné à l'Epée du Sud-est. Je me demande d'ailleurs bien pourquoi? Gronde Deng, irrité par la réserve de Han Kungjï qui confine selon lui à de la trouillardise.
- Et vous? Demande le commissaire en s'adressant à Han et Wengdao.
- J'en ai entendu parler sur le champ de bataille; répond Han Kungji d'un air contrit.
- Je m'en doutais; répond le commissaire. Si vous le permettez, je voudrais que Messieurs le Premier Ministre et le ministre de la défense quitte la pièce.

Les concernés regardent le commissaire ébahis, la demande s'adressant à Deng et après approbation de ce dernier, ils se font virer comme des malpropres. Après s'être assuré qu'il avait l'attention de ceux qui restent, il reprend.

- Si le général Kungji connait les Fantômes chinois, c'est en raison qu'à chaque fois que l'Epée du Sud-est a été appelée sur le théatre des opérations, ils ont bénéficié des meilleurs conditions pour remplir leur mission. De plus, quand il leur est arrivé d'être mis en difficulté par l'enemi, ils ont toujours pu trouver une porte de sortie honorable ou retourner la situation à leur avantage. Tout ceci parce que dans le plus grand secret, nous avons envoyé à chaque fois un détachement d'une unité ultra-secrete, comme tout ce que je vais dire; prévient le commissaire; que nos ennemis ont appelé les Fantômes chinois.
- D'où sort elle votre unité ultra-secrète? Je n'en ai jamais entendu parler! S'exclame Deng outré qu'il puisse y avoir des forces militaires ou paramilitaires pouvant échapper à son contrôle.

Alors dans un sourire, le commissaire politique explique: En 1962, l'affaire des missiles de Cuba ont convaincu Mao Tze Dong et sa garde rapprochée, la bande des quatre, que la Guerre froide allait se terminer dans un bain de sang nucléaire. Pour permettre à la civilisation  chinoise de perdurer à l'holocauste, ils ont établi un programme afin qu'un groupe de survivants puisse surmonter les rigueurs d'un hiver nucléaire, et propérer par la suite, transmettant aux générations futtures les valeurs de la Chine.

En 1967 ils ont déclenché la révolution culturelle, internant une grande partie des intellectuels de la Chine dans des camps de rééducation. Ils leur ont fait endurer de rudes épreuves pour procéder à la sélection des plus endurants, des plus forts et des plus résistants d'entre-eux. En 1976 et un milion de morts plus tard, ceux qui avaient été choisis ont été déplacés dans une ville isolée au pied du massif du Tibet pour engendrer une nouvelle génération;  placée sous étroite surveillance des Mandarins, les 200 sages du Parti. A contrario du reste de la Chine, plus ils avaient d'enfant et meilleures devenaient leur conditions de vie, si bien qu'une nouvelle génération apparaissait tous les 15 ans.

Durant les années 80, la génétique a connu un bond extraordinaire. Alors qu'en 1990, le spectre de la guerre nucléaire se dissipait peu à peu, les généticiens chinois ont mené une vaste campagne partout dans le monde afin de recenser les phénotypes intéressants ainsi que d'isoler les gênes ou les arrangements de gênes impliqués dans ces phénotypes. Dès 1992, ils ont commencé à tenter d'incoroporer des gênes aux élus pour qu'ils puissent développer les qualités phénotypiques propres à certaines populations comme les Finlandais, les Caucasiens, les Quebecquois, les Ecossais, les Arborigènes, les Africains du Cap ou les Touaregs et les Kabyles. En 1998, naissait le premier humain génétiquement modifié : l'Amélioré Chang Noonien Singh.

Très rapidement, Chang dévoila l'étendu de ses capacités. Lui et les siens sont plus rapides, plus agiles, plus forts que n'importe quel être humain. Ils sont aussi  très véloces et très résistants et endurants. Leurs sens sont surdéveloppés, voir par une nuit de nouvelle lune ne leur pose aucun problème. Cette acquité accrue leur confère un véritable sixième sens. Ils contrôlent à la perfection chaque muscle de leur corps. En outre, ils  ont transcandé le Taï-chi-chuan  et le Kung-fu pour développer un nouvel art martial adapté à leur condition. Leur organisme réagit très vite à l'agression d'un virus et la vitesse de cicatrisation et de récupération d'un Amélioré est tout simplement sidérante. Leur capacités intellectuelles sont tout aussi remarquables et étand donné que leurs parents ont reçu une certaine culture qu'ils n'ont pas manqué de transmettre à leur progéniture.

Deng Lô Ping n'en croît pas ses oreilles. Il y a une bande de super-ninjas en Chine et il l'ignorait.

- Si vous me le permettez: Dit le commissaire politique en ouvrant la porte du bureau pour faire entrer un colonel. Monsieur le Président, puis-je vous présenter le  Colonel Singh, commandant du bataillon des Améliorés.
- Mes respects Monsieurs le Président. Des Singhs, il y en a plus de trente dans mon unité. Nous avons l'habitude de nous nommer par nos prénoms. Appellez moi Colonel Chang je vous prie.

Deng est étonné en voyant ce colonel âgé d'à peine une quarantaine d'année, s'avancer vers lui. Le crâne rasé, il est vêtu de son uniforme de cérémonie qui n'arbore aucune décoration. Surtour, le visage de l'homme n'est pas typé asiatique.

- Bonjour Colonel, surpris de  faire votre connaissance; dit Deng. Monsieur le Commissaire Général ne tarit pas d'éloges  à l'égard de votre unité. Connaissez vous les raisons de votre présence parmi nous?
- Vous voulez prendre aux Russes la Tsar Bomba  se trouvant dans l'usine de Zelenogorsk; répond Chang.
Pourriez-vous atteindre cet objectif?
Chang s'approche et regarde le plan holographique de la base et de ses environs. Il se relève et déclare.
- N'ayant pas le choix; je vous réponds oui Monsieur le Président!
- Comment? S'étrangle Han Kungji. Vous rendez vous compte que non seulement, cette bombe est gardée par tout un bataillon de Spetznaz mais qu'en plus,  il y a un risque non négligeable que cette attaque entraîne une riposte nucléaire de la part de la Russie à l'encontre de la Chine?
- Si les Sages ont décidé de vous dévoiler notre existence, cela implique qu'ils ont décidé que  la survie de la Chine dépendra du succes de cette opération. Il est vrai aussi que la Russie peut décider de frapper la Chine avec des têtes nucléaires, mais il est tout aussi exact d'affirmer que les Sages du Parti ont décidé que l'enjeu justifiait les risques encourus.

Le commissaire général approuve de la tête. Deng regarde Chang et demande:

- Comment comptez vous vous y prendre?
- Je l'ignore encore Monsieur le Président. Mais, sauf votre respect, nous travaillerons en toute indépendance. Je vous indiquerai seulement une approximation de la date à laquelle je vous livrerai la Tsar Bomba.
- C'est complètement dément! S'insurge Wengdao.
- C'est ainsi Maréchal; se résigne Deng Lô Ping. Général Panyang, vous veillerez à ce que le Colonel Chang dispose des données tactiques nécessaire à l'accomplissement de sa mission.
Chang remercie Deng Lô Ping qui se voit remettre un ordinateur tactile par Ken Panyang.

Cheng le place dans sa sacoche et après avoir salué l'assemblée gagne l'héliport du palais présidentiel ou un quadriptère l'attend pour le ramenenr au Tibet. Sitôt Chang parti, Han Kungji lance.

- Cela  va mal se terminer. Avec votre autorisation Maréchal, je voudrais débuter dès maintenant une campagne d'exercices de manoeuvres afin de  préparer notre armée au pire.
- Excellente initiative Général; dit Wengdao. Cela devrait accaparer l'attention des Russes.
- Faites attention à ce qu'ils ne croient pas que nous nous préparons à une guerre contre eux! Intervient Deng qui se demande ce qu'il peut bien encore contrôler dans ce pays.

Les militaires partis, le premier ministre chinois et le ministre de la défense peuvent de nouveau revenir. Deng est de mauvaise humeur, il ordonne au premier ministre d'accorder des visas aux Chinois pour quiter le territoire. Car ils sont nombreux, à présent, les ouvriers de Schenyang et sa région à vouloir se rendre en Russie.

Le 13 avril 2029, dès que le Monde a eu vent qu'Apophis allait s'écraser au coeur du poumon économique de la Chine, les marchés financiers, dans leur grande mansuétude coutumière ont dégradé la note de la Chine de quelques crans, la faisant passer de AAA+ à A+, le + étant pour montrer que les économistes des agences de notation ne sont pas des bêtes tout de même. Le Yuan a dégringolé de 20% du jour au lendemain.

Mais la réponse relativement rapide des gouvernements et le projet du Laplace a permis de limiter les dégâts pour l'économie mondiale. Par ailleurs, la Chine ayant beaucoup investi en Afrique et au Moyen-Orient, la portée de l'impact était surtout limité à l'Asie.

La Chine était le 12 avril 2029 la première puissance économique mondiale et accueillait sur son territoire la pluspart des multinationales de la planète. Dès le lendemain, les entreprises européennes commençaient à se relocaliser lentement et avec la proposition des Russes, ont fait transférer leurs usines de la Chine vers la Sibérie Orientale. Bien entendu, la Chine n'a guère apprécié la manoeuvre  et pour retenir les entreprises européennes ou en retarder le départ, a interdit à tous ses ressortissants de quiter le territoire; la Russie, pourtant souple jusqu'alors à ce niveau, a verouillé sa frontière avec la Chine, ce qui a accru la pression populaire dans la région.

Depuis la destruction du Laplace, le Yuan a perdu 80%  de sa valeur et l'économie mondiale est à la ramasse. La Chine n'a plus le choix, si elle ne veut pas disparaître avant même que l'astéroïde ne s'en charge, elle va devoir ouvrir ses frontières et accepter la proposition de la Russie.

Princeton, Juin 2032.

Bertrand Petit avait été contraint d'assurer lui-même ses cours, son assistant ayant été intégré à l'équipe de Mayers. Malgré lui, il s'adaptait à sa nouvelle condition de professeur universitaire et en attendant des jours meilleurs, il passait ses nerfs sur les copies des étudiants.
- Aujourd'hui, nous allons corriger vos copie du module de RG 3ème année. En préambule, je voudrais vous signaler que la Relativité Générale prendra une part beaucoup plus importante en 4ème année et vous ne pourrez vous permettre d'en faire l'impasse si vous voulez obtenir votre bachelor.

Les copies sont disposées sur le bureau de l'amphitéâtre, les étudiants descendent les gradins pour venir prendre leur copie. Zefram et Gil Gamesh ne trouvent pas la leur, tout en poursuivant son introduction, Petit les fait se rasseoir.

- En troisième année, la RG, ce n'est vraiment pas compliqué. On vous demande seulement quelques connaissances à propos de la métrique de Schwarzschild qui décrit, rappelons le puisque tout le monde n'a visiblement pas compris de quoi il en retournait, un champ de gravitation à symétrie sphérique pour une métrique sationnaire. Par ailleurs, il ne vous a été présenté que le cas très particulier des géodésiques radiales. Comment comptez vous faire l'an prochain quand on vous demandera de généraliser et qu'on abordera les TN de Kerr? S'énerve Bertrand.

De sa serviette, il sort une enveloppe et en retire une copie.
- Heureusement, la situation n'est pas si désespérée qu'elle n'y parait parce que certain d'entre-vous ont quand même réussi à me rendre un devoir correct.

Des ragard haineux se tournent vers trois étudiants bouffis d'arrogance. On les surnoment Riri Fifi Loulou. Petit continue :
- Il y a les autres qui vont repasser leur module en septembre. Vu ce que j'ai lu dans vos copies, je me préparerais à votre place à des vacances studieuses sauf si perdre un an et débourser 30 000$ vous laissent indifférent. Il y a encore un dernier cas; dit Petit en tendant la copie, celle où les réponses sont justes mais dont le raisonnement est faux.

Des yeux moqueurs cette fois ci, se tournent vers Zefram qui se lève. Il s'y attendait vu qu'il avait rendu une copie où la vitesse de la lumière variait dans un champ de gravitation, profitant que le sujet porte sur les trous noirs (TN).

- Si vous me le permettez, nous allons étudier ensemble votre devoir, je vous invite à intervenir si vous désirez vous justifier.

Zefram remercie Bertrand d'un signe de tête. Bertrand rappelle que le cadre des exercices étaient la métrique de Schwarzschild limitée aux géodésiques radiales. Il lit :

- Première question : calculer le rayon d'un TN. Monsieur Cochrane, vous dites: d'après le théorème de l'énergie cinétique, l'énergie cinétique étant égale à l'énergie potentielle nous pouvons écrire la relation suivante:

Petit écrit la formule au tableau et déclare :

- Effectivement, les relations sont égales pour un cas particuler lequel?
- Elle n'est valable que pour les champs faibles? Demande Loulou?
- Voilà! Déclare Bertrand désignant Loulou.
- Avouez que c'est étrange; réagit Zefram. La Relativité est sencé remplacer la mécanique classique ou le rayon du TN se calcule avec la méthode que j'ai exposée; et on aboutit à une théorie dont l'astre phare, le trou noir, a le même rayon que son homologue classique. Normal?
- Absolument oui. A bonne distance de l'horizon du  trou noir, le champ de gravitation doit être faible et les formules doivent nous permettre de retrouver celles de la mécanique newtonnienne, celle déterminant le rayon des TN y compris. Il fallait en entête rappeler l'équation des champs pour la métrique de Schwarzschild, la simplifier pour l'adapter aux géodésiques radiales et ensuite vous pouviez commencer à répondre aux exercices. Ici, il fallait retrouver l'expression de la dilatation du temps dans un champ de gravitation, le rayon étant obtenu quand le facteur de Schwarzschild est maximal.

Zefram prend les feuilles de brouillon qu'il avait conservées et chiffonne celle du premier exercice.

- Je reviendrai sur le second et troisième exercice plus tard; précise Petit. Je passe à la quatrième question : Calculez le rayon de la sphère de lumière.

Zefram sourit car il croit savoir pourquoi Petit réserve ces questions sur la fin car c'est sur ces questions qu'il a expérimenté la vitesse de la lumière variable.

- vous m'avez écrit, Cochrane, que le rayon de la sphère de lumière correspond à la distance minimale séparant un observateur local stationnaire du centre du TN. Vous avez donc déterminé cette distance et trouvé le bon résultat correpondant à 1.5 fois le rayon du TN.

La sphère de lumière correspond à l'altitude, la distance au centre du TN, en deça de laquelle les photons tombent obligatoirement à l'intérieur du TN, sinon au delà, ils s'en écartent en spiralant. Le rayon correspondant à la limite entre les deux issues possibles, correspond à de la lumière se mettant en orbite circulaire (instable) autour du TN. C'est pourquoi on appelle aussi la sphère de lumière : dernière orbite des photons.

- Votre réponse aurait été juste Monsieur Cochrane, que si vous m'aviez démontré auparavant que la distance minimale dont vous parlez est bien une conséquence de la dernière orbite des photons. Malheureusement, vous ne l'avez pas fait. Il vous fallait calculer la vitesse orbitale à une distance R du centre du TN et me calculer ensuite celle qui correspondait à C (vitesse de la lumière) étant donné que c'est aussi celle des photons.
Zefram commence à sentir un sentiment de frayeur l'envahir. Il a déjà deux questions de plantées sur les 5 et ne se fonde guère d'espoirs sur celle qui suit, ce que Petit s'empresse de dissiper.

- Forcément, vous vous êtes trompé dans la cinquième question: déterminer l'accélération gravitationnelle au niveau de l'horizon d'un TN, la réponse était infinie mais vous avez trouvé le moyen de me déclarer qu'elle était nulle.

Il y avait une certaine logique dans la réponse de Zefram: Le fait est que si on s'approche d'un trou noir en s'aidant d'un treuil, au début on à l'impression que le rayon du trou noir augmente progressivement et que notre altitude, la distance qui nous sépare du centre du trou noir, diminue. Mais sitôt passé en dessous de la dernière orbite des photons, on a alors l'impression que l'altitude augmente, mais également que le trou noir se met à enfler. Pour résumer, au début on est en train de tomber vers le TN et ensuite que c'est le TN qui fonce vers nous. Il est donc logique, puisque plus on s'approche du TN et plus notre altitude devient grande, que l'accélération gravitationnelle, inversement proportionnelle au carré de cette distance, devient nulle.

La réponse donnée en utilisant l'équation des champs est diamétralement opposée à ce qu'a répondu Zefram sur sa copie. L'accélération gravitationnelle devient infinie, l'observateur locale serait littéralement écartelé. Bertrand aimerait bien coller un beau D sur cette réponse, mais il hésite quand même car la réponse à la question n'est pas si évidente que cela.

Arrive enfin le second et le troisième exercice où Zezfram s'est fait plaisir. Là Zefram ne va plus se battre pour sa note, il va défendre ses convictions.

- Revenons à la seconde question : dans cet éxercice je vous avais demandé de calculer le retard pris pour un photon émis à la surface du Soleil pour arriver à la Terre; c'est un cas simplifié de l'effet Shapiro.

Théoriquement, la lumière met un peu moinsde 500 secondes pour aller radialement de la surface du Soleil à la Terre puisque la distance Terre-Soleil est de 150 000 000 de km ( la vitesse de la lumière étant de c = 299 792 458 m/s), mais en realité, elle met 56 microsecondes de plus parce que les photons, du fait de la contraction des longueurs parcourt une distance légèrement supérieure à 150 000 000 de km. Petit attendait donc qu'on calcule la distance totale parcourue par la lumière pour aller de la surface du Soleil à la Terre, puis, qu'on soutraye ce résultat à 150 000 000 de km et qu'enfin, on le divise par la vitesse de la lumière C pour obtenir le retard accumulé par la lumière du fait du champ de gravitation solaire.

Zefram, lui, ne l'entendait pas de cette oreille. Il a d'abord calculé la vitesse de la lumière en chaque point de la trajectoire puis en a fait la somme pour obtenir la vitesse moyenne de la lumière le long de la trajectoire. Il a divisé ensuite 150 000 000 de Km par la vitesse obtenue et à retranché finalement le temps qu'aurait mis la lumière à C = 299 792 458. Cet écart de temps correspondant au résultat attendu mais l'explication fournie pour le justifier n'a pas du tout le même sens que celui que voulait voir Petit sur les copies.

La question d'après était de calculer le décalage vers le rouge gravitationnel mesuré depuis la Terre d'un photon partant de la surface du Soleil. Là encore, Petit a fait des bonds sur sa chaise en lisant la réponse de Zefram. Normalement, Zefram aurait du dire que l'énergie d'un photon dépendant de la fréquence, en remontant le champ de gravitation, il perd de l'énergie propre au détriment de l'énergie potentielle de gravitation, et qu'ainsi donc sa fréquence baisse.

La méthode de Zefram passe par la longueur d'onde, ce qui est tout aussi correct que de passer par la fréquence puisqu'en remontant le champ de gravitation, dire que la fréquence d'un photon baisse est équivalent à dire que sa longueur d'onde s'allonge. Mais la vision de Zefram diffère de l'explication traditionnelle par le fait que l'allongement de la longueur d'onde ne résulte par d'un transfert d'énergie interne en champ de gravitation, phrase qui aurait du conclure cet exercice, mais de l'augmentation de la vitesse de la lumière au fur et à mesure que le photon s'éloigne de la source du champ de gravitation.

- Rappelons tout de même; dit Petit à l'assemblée générale. Que Nous avons  d'un coté la théorie de la Relativité, éprouvée par plus d'un siècle d'expériences; sans elle, que la relativité soit restreinte ou générale, le système GPS ne fonctionnerait pas et que la base de la théorie étant que la vitesse de la lumière soit une constante universelle et une vitesse limite que l'on ne peut transgresser. De l'autre, nous avons également la théorie de la gravitation de Newton, qui décrit très bien la rotation des astres du système solaire, qui a permis la découverte, quand même, de Neptune, théorie grâce à laquelle des sondes ont été envoyées dans l'espace ou entre autre broutille, Neil Armstrong a pu marcher sur la Lune. Et malgré tout voici la conclusion de Monsieur Cochrane : Vous permettez? Demande Petit.
- Faites Professeur, faites; dit Zefram un sourire narquois au lèvres que Petit ne remarque même pas.

Petit ajuste ses lunettes, prend une inspiration et se lance à voix haute.
- La variation de la vitesse de la lumière dans le vide autour des masses est à l'origine du phénomène de la gravitation.

Riri Fifi et Loulou s'exclafent, bientôt suivis par une partie de l'auditoire. Petit regarde Zefram d'un air désolé. Cependant, Zefram Cochrane a une arme secrète qu'il s'est bien gardé de dévoiler, attendant une grande occasion comme celle-ci pour la sortir. Petit impose le silence dans l'amphitéâtre pour laisser Zefram s'exprimer. De sa sacoche, ce dernier sort un petit livre avec en couverture la photo noire et blanche d'Albert Einstein en train d'écrire sun un tableau tout en regardant le photographe.

- Je me permets de citerAlbert Einstein dans la théorie de la relativité restreinte et générale (première édition 1923 , éditions Dunod 2004) à la page 84:
"En second lieu, cette conséquence ( la courbure des rayons lumineux dans un champ de gravitation) montre que, conformément à la Théorie de la relativité générale, la loi déjà souvent mentionnée de la constance de la vitesse de la lumière dans le vide, qui est une des deux suppositions fondamentales de la théorie de la relativité restreinte, ne peut prétendre à une validité illimitée.En effet, une courbure des rayons lumineux ne peut se produire que si la vitesse de la lumière varie avec le lieu.
On pourrait penser que cette conséquence renverse la Théorie de la relativité restreinte et avec elle la Théorie de la relativité en général. Mais en réalité il n'en est pas ainsi.
On peut seulement en conclure que la Théorie de la relativité restreinte ne peut pas prétendre à un domaine de validité illimitée (puisqu'elle est limitée aux référentiels inertiels); ses résultats ne sont valables que dans la mesure où l'on peut négliger les influences que les champs de gravitation exercent sur les phénomènes."

- Comme la vitesse de la lumière dans le vide par exemple et vice et versae dirais-je. Conclut Zefram avec un regard de prédateur, guettant la réaction des autres étudiants.

Certains semblent tomber des nues, d'autres se mettent à jacasser entre-eux. Plus rarement, certains sortent leurs bouquins de relativité et cherchent à vérifier l'info ou vont sur internet.Un instant que Zefram savoure mais qui s'avère de fait être très fugace car Petit reprend la parole :

- Quand vous regardez un avion dans le ciel et u'il il passe à votre verticale, vous avez l'impression qu'il vole plus vite que s'il se trouve au dessus de l'horizon. Le champ de gravitation agit de même sur les photons. Quand il sont proches de la source du champ de gravitation, nous avons l'impression que leur vitesse est inférieure à C parce que pendant un intervalle de temps dans NOTRE référentiel, ils ont une distance à parcourir plus grande dans LEUR REFERENTIEL qu'ils n'auraient eu à le faire s'ils étaient dans NOTRE REFERENTIEL. C'est pour cela que nous distinguons en RG la distance propre, la distance dans le référentiel local d'un observateur local, de la distance coordonée, la distance au niveau de l'observateur local mais perçue par l'observateur de référence, qui effectue cette mesure. Vous avez abordé cette notion de mesure locale et coordonnée dans tous les modules de RR et RG que vous avez suivis, mais vous ne l'avez pas formalisée.
- Et Einstein? Demande un étudiant.
- Chaque métrique a des propriétés spécifiques. Celle de Schwarzschild qui correspond au cas de figure le plus trivial suffit pour étudier les phénomènes se produisant dans le système solaire parce ce que l'environnement gravitationnel du système solaire correspond à un champ de gravitation faible. Vous n'aurez aucune chance au sein du système solaire d'être confronté un jour à un problème lié à la dernière orbite des photons par exemple. C'est aussi la raison pour laquelle les lois de la gravitation universelle de Newton ont servi de référence pendant plus de 300 ans et sont encore utilisées de nos jours. On retrouve d'ailleurs la métrique de Schwarzschild dans toutes les autres, du moins celles qui ne sont pas spéculatives.

Petit marque une pause et déclare :

- Pour terminer le cours d'aujourd'hui et en conclusion de cette année universitaire, je dirai ceci : en relativité générale, la vitesse de la lumière est constante localement dans tous les référentiels et égale à 299 792 458 m/s point barre.

Les étudiants remercient Petit en tapant du pied contre le sol puis, se lèvent sauf cinq d'entre eux. Il y a Zefram, Gil, Kori, Xiane et Tang. Petit les appelle, les jeunes gens se lèvent de leur chaise et rejoingnent Petit qui leur rend les copies à tous sauf  à Zefram.

- Madame Messieurs; dit Petit. Vous n'ignorez pas qu'il est très difficile par les temps qui courent de trouver des financements pour la recherche et les labos ont des problèmes de livraison. Officiellement, je n'ai pas de projet de recherche en cours, J'en profite pour avancer sur ceux que je voudrais mettre en place et il y en a un qui me tient particulièrement à coeur. Je dois improviser une équipe de recherche et comme je vous suivrai dans votre cursus universitaire, je me suis dit que je gagnerai du temps en commençant à travailler avec les étudiants dont j'aurais surement à soutenir la thèse.

Les regards des étudiants s'illuminent. Il prend Zefram à part et s'écarte en faisant patienter les autres.

- Zefram, j'aimerais beaucoup pouvoir vous compter parmi nous, mais en l'état ce ne sera pas possible. Je vous explique pourquoi: Vous avez une copie qui mérite une note comprise entre C et B+. Je pense que vous avez des compétences en relativité mais, j'ai besoin d'en avoir la preuve pour vous intégrer à l'équipe. Vous comprenez?
- Oui Professeur; dit Zefram.
- Ok! Je vous propose donc ceci:  soit je vous met C, vous révisez pendant vos congés d'été, et vous m'explosez le devoir de relativité que vous aurez à repasser au rattrapage et je vous prend dans l'équipe. Soit, je vous mets B+, vous passez en quatrième année et vous mènerez votre barque comme vous l'entendez et on n'en parle plus, saisissez-vous?
- Va pour le C. Répond Zefram.
- Ah la bonne heure! Lui renvoit Petit qui invite Zefram à quitter la salle.

Zefram commence à tourner les talons, Bertrand l'interpelle.

- Une dernière chose Cochrane. Je ne sais pas pourquoi vous êtes obsédé par la constance de la vitesse de la lumière, mais vous ne parviendrez pas à prouver qu'elle varie dans un champ de gravitation ou dans quelque chose d'autre du reste. Arrêtez donc de perdre votre temps et dites vous une bonne fois pour toute que c'est une constante physique comme le sont les constantes de gravitation ou de Planck.

Zefram émet un grognement qui veut tout dire et son contraire; car Zefram est têtu et qu'il a déjà trop travaillé sur le sujet pour renoncer aussi facilement. S'il est prêt à mettre sa théorie des bulles spatiotemporelles en stand-by pour assurer son avenir et progresser, ils compte bien, le moment venu la remettre sur le tapis.

Bertrand attend que Zefram parte pour rejoindre les autres. Il leur précise qu'il attend d'eux la plus grande discrétion. Il Leur tend à chacun une clef et un code. Dans la bibliothèque, ils ont chacun un ordinateur dont la clef leur donnera accès à des fichiers. Ils pourront discuter entre eux du projet de Petit mais dans l'enceinte de l'université de Princeton. Bertrand organisera toute les semaines une réunion dans une des salles de cours. Tout manquement à ces règles se traduiront par l'exclusion immédiate du coupable voir de la dissolution complète de l'équipe.

Pour Gil, la proposition de Petit est un rêve éveillé. En devenant étudiant, il rêvait du MIT, de Harvard ou de Caltech. Mais devenir assistant de recherche de Bertrand Petit alors qu'il n'a pas encore son bachelor, c'est purement incroyable. Pour cela, il aurait du intégrer l'université de Tombouctou qu'il y serait allé sans hésitation.
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Star Trek - Apophis - Chapitre 06

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