AccueilGenesis IFAQS'enregistrerquizzConnexion
Bienvenue à "Nostera en 1000 mots" vous trouverez ses fanfics ici : Nostera en 1000 mots , ou encore dans son widget dans la colone de droite Bienvenue à "Markosamo" et son projet de roman graphique. Vous trouverez les infos ici : Les Anciens Astronautes
Bienvenue à "Msatler" vous trouverez ses fanfics ici : Msatler La trilogie de Msatler

Partagez | 
 

 Star Trek - Apophis - Chapitre 05

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Zefram
Sous-Lieutenant
Sous-Lieutenant
avatar

Masculin Nombre de messages : 110
Age : 45
Date d'inscription : 02/08/2012

02092012
MessageStar Trek - Apophis - Chapitre 05

Maison Blanche : 16 décembre 2031 ( 16H00 )

La salle de conférence holographique se présente comme une salle circulaire avec une vingtaine d'écrans muraux pour chaque conférencier plus un plus grand, afffichant celui qui intervient. Katleen vient se placer sur un plot holographique munid 'un pupitre équipé d'une tablette numérique. Celui sur lequel monte Katleen est positionné dans la pièce de façon à ce qu''elle puisse voir un conférencier sans avoir à se tordre le cou. En face d'elle, il y a cinq autre plots . Ils sont occupés par Irina Nirmi, Sergeï Kosonov, Youssouf Sakaré, Deng Lô Ping  et Hoshimo Kagawa.

Katlleen active son plot et  l'intègre au réseau holographique.
- Mesdames, Messieurs. Veuillez m'excuser du retard, je vous confirme la destruction totale du Laplace. En première analyse, il serait entré en collision avec un satellite, très probablement russe.
- Oui c'est cela, très probablement russe; bougonne Sergeï.
- Comment cela a t'il été possible?  Le vaisseau était équipé de radars anticollision; rapelle Deng Lô Ping.
- Nous ignorons pour l'heure s'il y a eu défaillance de ce dispositif, mais le satellite aurait percuté le bouclier du module de traction magnétique et aurait rebondit dessus une fraction de seconde avant d'exploser, criblant d'éclats le flanc droit du vaisseau.
- Êtes vous certaine que ce soit un satellite? Demande Deng. Notre réseau de d'alerte orbitale ne nous a pas averti d'une déviation de trajectoire d'un satellite quelconque. Pour nous, la route du Laplace était dégagée.
- Ce qui veut dire? Demande Irina.
- Que si un satellite a croisé la route du vaisseau, cela ne peut résulter que d'un acte volontaire. Conclut Deng.

Un réseau de survaillance orbital détecte depuis les stations au sol les transmissions d'un satellite. Ils peuvent ainsi suivre son orbite et l'identifier.

- Certains satellites n'émettent que périodiquement; souligne Hoshimo Kagawa.
- Pas celui-ci; Intervient le Russes. Du moins, si c'est bien celui auquel nous pensons.

C'est la première fois que Sergeï évoque à mots couverts le Cerbère.
- Est-ce un aveu? Demande Deng.
- Certainement pas; réagit aussitôt Sergeï en gardant son calme. Mais c'est un fait que nous avons perdu tout contact avec notre satellite de défense à une heure qui pourrait correspondre avec le passage du Laplace. Ceci dit, nous n'avions aucune raison  de faire faire à notre satellite des manoeuvres d'évitement. Ce qui m'amène à penser qu'en plus d'avoir eu une défaillance probable du système de repérage, il y a eu également des erreurs de pilotage de la part du Laplace.

Vu que les pilotes étaient respectivement Américain et Chinois, Sergeï renvoyait habilement la responsabilité d'une éventuelle collision sur ceux qui en était les principales victimes. La discussion commençait  tourner au vinaigre entre Sergeï et Deng, Katleen s'empresse de proposer :
- Il est encore temps de construire un autre vaisseau.
- Le Laplace est un vaisseau expérimental; nous ne savons pas s'il aurait fonctionné comme vous l'aviez prévu; proteste Irina. Nous devions bénéficier du retour d'expérience du Laplace avant d'envisager la suite. Donc, si nous en assemblons un autre, il nous faudra aussi construire aussi son ravitailleur.

Sergeï attend la réaction de Katleen qui le regarde froidement. Il sait que s'il est décidé la mise en chantier d'un autre vaisseau tracteur,  l'Américaine demandera à la Russie de financer l'opération en guise de dommages et intérêts pour leur vaisseau perdu. En cet instant, l'avenir économique de la Russie dépend entièrement de prochaines paroles de Deng Lô Ping. Un simple oui de sa part peut entrainer la ruine de son pays.

- Si je comprends la position des USA; dit Deng en baissant la tête. Je suis du même avis que Madame la  Présidente de la Fédération Européenne. Mettre en chantier un second vaisseau mobilisera trop de ressources pour envisager une autre solution de recours et les garanties de résultats sont trop faibles pour que nous puissions nous le permettre. Nous devons trouver un autre moyen de stopper Apophis.

Katleen acquiesce, Sergeï inspire lentement pour ne pas pousser de ouf de soulagement.

- Je sais que vous avez des équipes de chercheurs qui travaillent à ce moment même afin de trouver une alternative au Laplace; tranche Youssouf Sakaré. Je nous propose donc de nous réunir le 30 juin prochain pour faire le point sur l'état de vos recherches.

Tout le monde approuve silencieusement. Sakaré reprend.

- Avant d'aborder le projet Biosphère, je voudrais laisser la parole à Monsieur le Premier Ministre du Japon.

Hoshimo Kagawa s'éclaircit la voix et parle du projet japonais pour éviter une famine mondiale en cas où l'astéroïde percuterait la Terre. Au début du XXIème sciècle, la surpeche ainsi que le réchauffement climatique et les rejets  biochimiques humains ont  entrainé une baisse dramatique de la biodiversité en mer du japon ainsi qu'une prolifération inquiétante des méduses. Sous l'effet de l'action humaine, les océans effectuaient un retour en arrière de quelques 600 millions d'années en terme d'évolution biologique. Pour stopper cela et retrouver un équilibre, le Japon a développé tout une industrie autour des méduses, leur trouvant des applications industrielles que ce soit dans la pharmacologie, le développement d'engrais ou des farines animales et l'industrie alimentaire. Les méduses ont naturellement la capacité de pouvoir intégrer des modifications importantes de leur organisme tout en survivant. Hoshimo propose donc de dévlopper des rations alimentaires basées sur la méduse, comme on le fait déjà avec les algues réputées nuisibles pour la biodiversité marine. Ce n'est guère très appétissant, mais cependant, cela pourrait s'avérer bien utile.

Youssouf rebondit sur les déclarations japonaises et ramène le sujet sur le programme biosphère. En plus des initiatives locales existantes, il veux faire de l'Australie et du Canada deux vastes réserves naturelles mondiales.  Tous les participants approuvent à l'unanimité les résolutions adoptées et applaudissent; sauf Deng Lô Ping a le sentiment que le Monde vient de se résoudre à la collision d'Apophis avec la Terre et commence à intégrer la destruction de la Chine qui en découle.

Palais du Kremlin 16 décembre 2031 (03H00)

En descendant du plot, Sergeï savait pertinemment qu'il ferait une nuit blanche. Son premier ministre, le misnistre de la défense, le chef d'état major des armées, le général de la division espace et le patron du FSB ont assisté à la réunion dans une salle annexe. Ils se rejoignent dans le bureau se trouvant dans la salle d'à coté.

- Bien, la guerre nucléaire avec la Chine et les USA est reportée à une date ultérieure; commence Sergeï.
- Félicitations Monsieur le Président; déclare le chef du FSB. C'était brillant; ajoute t'il avec ferveur.
- Ouaip! Mais cela ne nous dit pas pourquoi les Américains ont détruit le Cerbère. Des idées?
Par mesure de représailles; répond le chef d'état major, le Maréchal Kourtev. On sait que le Laplace à été détruit plus d'une heure avant notre station de défense.
- Pendant votre conférence holographique, une station de contrôle nous a signalé avoir perdu le contact avec un satellite dans les minutes  ayant précédé celle du Laplace.
- Daccord; dit Sergeï. Avons nous le rapport américain?
- Oui Monsieur le Président; répond le chef du FSB. Seulement, les images ne correspondent à la chronologie des événements. Les Américains ont du la trafiquer.

Un lieutenant entre dans le bureau avec un  message urgent pour le chef de la division spatiale. Il ouvre les yeux ronds. Un second rapport vient de leur être transmis en crypté via la liaison holographique. La clef de décryptage semble être la vidéo précédente.
Depuis l'ordinateur de son bureau, Sergeï affiche sur les écrans de la salle le second rapport fourni par les services de Katleen. Les techniciens de la NSA on bien pris soin d'indiquer au Russes les vidéos à regarder et où les regarder. Sergeï s'est toujours intéressé au domaine de l'astronautique et n'a pas besoin qu'on lui explique le principe de fonctionnement d'un canon à particules.
- Je vois; soupire Kosonv. Qu'on lme ramène sur le champ le général Iachkine et le Colonel Chekov.
- Oui Monsieur le Président. Dit le Chef de la division spatiale qui connaît bien ces deux hommes.

Tout comptes faits, Sergeï Kosonov n'aura pas à veiller trop tard cette nuit.

Maison Blanche le 17 décembre.

Il est 17H30, Bertrand Petit arrive escorté par deux hommes de la sécurité intérieur. Pour la première fois, de sa vie, il va pénétrer dans le bureau ovale. Cela émeut à peu près tous les Américains qui font le déplacement à Washington DC pour visiter la Maison Blanche, Petit, lui s'en fout. Il est dépareillé, mal rasé. Après avoir transpiré à cause du stress, travaillé des heures durant au Centre Spatial Kennedy, s'être couché après une cuite telle, qu'il a été malade plusieurs fois, il ne sent pas spécialement bon. Petit a été cueilli dans son lit alors qu'il venait à peine de s'assoupir pour l'emmener en urgence à Washington. "Montez pas trop haut; avait il dit. Sinon je vais faire un coma éthylique". Le pilote, averti de l'état de sobriété de Petit a donc survolé la côte Est des Usa en rasemottes. Heureusement, la météo était plutôt clémente. Et pourtant, dans quelques minutes, il va être reçu par la présidente des USA. Dans la porte du bureau ovale, Petit se redresse comme seul les mecs bourrés savent le faire pour se maintenir droit. Le responsable de la sécurité signale à Katleen que Petit n'est peut être pas très lucide, Petit entend dans l'entrebaillement de la porte.

- Ce n'est pas grave, faites le entrer.

Le garde s'exécute. John s'avance pour accueillir Petit.

- Bonjour, Monsieur Petit, je vous remercie d'être venu aussi promptement; dit John en lui tendant la main.
- Bonjour, de rien, on m'a un peu pressé à vrai dire; répond Petit en prenant le soin de s'essuyer la main pour la tendre à John.

John se demande bien ce qui motive cette précaution et surtout en voyant la chemise, s'il n'aurait pas mieux valu qu'il s'abstienne.

- Madame la Présidente; dit Petit en se tournant vers Katleen.
- Cela va aller; le retient John.
- Bonjour Bertrand; dit Katleen un sourire au lèvres, le premier depuis deux jours.
- Bon nous  n'allons pas aller par quatres chemins; dit John en faisant assoir son hôte. Le Laplace est détruit, nous savons que votre responsabilité est totalement dégagée de cette affaire.
- Ah? On peut donc construire un autre vaisseau; dit Petit en tentant de  recouvrer un semblant de lucidité .
- Il n'y en aura pas d'autre Bertrand; dit Katleen d'une voix compatissante.
- C'est pourtant la seule solution, vous pouvez me croire; assure Petit.
- J'ose espérer que non; dit Katleen. Parce que le refus vient des Chinois. Nous mettons en place une équipe spécialisée à Caltech pour étudier une alternative.
- J'imagine que vous voulez des noms. Je vous réunierai la meilleure équipe qui soit, s'il existe une autre façon de détruire ou de dévier Apophis nous la...
- Non Monsieur Petit; coupe John. Nous avons déjà un directeur de recherche et votre ancienne équipe sera intégrée à la sienne.
- Ancienne... Bafouille Bertrand qui vient de comprendre. Pourquoi? Vous m'avez dit que j'étais dégagé de toute responsabilité tout à l'heure. Je pense être encore votre meilleur atout dans ce domaine.
- Je n'en doute pas; répond John. Mais votre nom est trop associé à celui du Laplace. Dans la rue, les gens ont peur. Ils vous ont fait confiance pendant ces deux dernières années; explique John. Pour eux vous deviez leur construire le vaisseau spatial qui allait les sauver. En explosant, le Laplace, votre vaisseau, a déçu les gens. Et les Américains détestent qu'on les déçoive. Nous devons restaurer la confiance des Amércains dans leur gouvernement, sinon, il y aura des émeutes et des morts. Vous me comprenez?
- Je comprends; dit Petit. C'est crétin maisje comprend. Rien ne m'empêche de piloter l'équipe incognito.

Katleen et John se regardent gênés. Katleen reprend :
- Monsieur Petit, connaissez vous le sens de cette citation  de Napoléon : "Mieux vaut un mauvais général que deux bons"?

Evidemment que Petit le connait, le sens de cette citation. Au lieu de répondre à Katleen, il éclate de rire.
- Mayers, Votre directeur de recherche, c'est Steves Mayers.
- Cela vous pose un problème? Grogne John. Je vous rappelle que vous avez travaillé ensemble sur le Laplace.
- Je ne remets pas en cause les qualités professionnelles du professeur Mayers, je dis seulement qu'il est trop consensuel. Or, Pour détruire Apophis, il va falloir inover et encore si cela est possible. Et cela, ce n'est pas dans la nature de Mayers parce qu'il n'aura jamais cet éclair de génie qui le fera passer de l'ombre à la lumière.
- Un génie comme vous? Demande John sarcastique.
- Il n'y a pas de génie, c'est à dire un gars capable d'avoir une idée révolutionaire au moins  une fois l'an; tranche Petit. Cela n'existe pas! Un éclair de génie, on peut n'en avoir qu'un dans sa vie et encore. Je m'explique : Il y a deux genres de scientifiques, les geeks et les conventionnels. Le problème que nous avons, les geeks, c'est que notre cerveau vagabonde de concept en concept, mais, on loupe parfois des erreurs basiques si bien qu'on peut explorer une idée en profondeur alors que dès le départ, il y a une incohérence. C'est là qu'interviennent les consensuels comme Mayers, ils montrent aux geeks où leur raisonnement achoppe. Par contre quand une idée commence à tenir la route, malgré les éccueils, une dynamique se met en place et à un instant donné, le geek va toucher du doigt la Vérité, c'est cela l'éclair de génie. L'histoire de la Relativité et d'Albert Einstein illustre parfaitement mon propos. A l'origine, Einstein n'est qu'un simple assistant de labo passionné par la physique. Il s'intéresse aux travaux de Maxwell, Lorentz et Poincaré. Quand il a sorti la Relativité, il a du se battre contre une majorité de scientifiques à la réputation bien établie pour faire valoir ses idées. Puis, dès que la Relativité a été approuvée par l'ensemble de la communauté scientifique, Einstein est passé dans le camp d'en face, gardant sa théorie comme une louve protège ses petits.

Katleen regarde son mari un instant, un majordome apporte à Petit de quoi déjeuner.
- Mayers est un très bon scientifique, quelqu'un de très compétent; poursuit Bertrand. C'est une véritable encyclopédie à lui tout seul, il est très pragmatique. Quand nous avons commencé à élaborer les plans du Laplace, et comme nous avions peu de temps, Mayers s'est occupé de la partie traction magnétique; ce qu'il m'a permis de me concentrer sur la propulsion. Nous avons donc travaillé en synergie si bien que quand nous vous avions présenté notre projet, on savait déjà qu'il était réalisable dans les délais impartis.
- Steve Mayers ne garde pas de votre collaboration des souvenirs aussi impérissables que les vôtres. Il a été très explicites: Il ne vous voulait pas dans les pattes, c'était lui ou vous; précise John un brin mauvais.
- C'est regretable; a Petit pour toute réaction.
- Dites moi Bertrand, le moteur à impulsion ionique, c'est votre éclair de génie; fait remarquer Katleen. Si j'ai bien saisi votre explication, il est très improbable que vous en ayez un autre.
- Ce n'est pas faux; répond Petit en se grattant la tête. Mais bon, puisque je ne peux vous être utile et que Mayers a vampirisé mon équipe, je vais quand même vous donner trois noms. Ce sont trois de mes assistants. Si Mayers doit trouver l'astuce qui va sauver le Monde, elle viendra de l'un d'eux.

Bertrand saisi un stylo et une feuille de papier et griffonne les trois noms avant de les donner à John qui vérifie que ces noms figurent sur la liste de l'équipe formée par Steve Mayers.
- Pouvons-nous parler de votre devenir? Demande Katleen.
- Euh oui; répond Petit un peu désarçonné par la question.
- Nous avons parlé au recteur de l'université de Princeton. Vous y enseignerez pendant les cinq prochaînes années puis vous intégrerez l'IAS. Je sais que l'ambiance actuelle est à l'apocalypse, mais dès que nous aurons résolu le problème, les gens oublieront vite Apophis. Par contre, ils se rappèleront du Laplace et que le vaisseau disposait de propulseurs assez évolués pour les emmener sur n'importe laquelle des planètes du système solaire, ils se souviendront de vous.
- Espérons-le. Je vous remercie d'avoir pensé à moi en ces temps troublés; dit Petit.
- C'est normal Bertrand; dit Katleen en invitant Bertrand à se lever pour lui signifier que
l'entretien est terminé.

Un des deux gardes de la sécurité intérieure ouvre la porte et dit un mot un micro relié à son oreillette. Avant de quitter le bureau Petit lance :
- Vous pouvez dire à Mayers que je lui souhaite de réussir.

John hoche la tête,en signe d'apporbation, la porte se referme sur Petit. Il fait signe aux gardes pour qu'ils quittent la pièce.  John se précipite vers le bar et se sert un whisky après avoir proposé une boisson à sa femme.  Ensuite, il s'appuie sur le bureau et soufle bruyamment.
- Ouf! J'ai cru qu'on allait jamais arriver à nous en débarasser.
- Je ne vois pas ce que tu lui reproches; dit Katleen en ouvrant un dossier. J'ai trouvé la discussion très constructive.
- Je n'ai jamais eu confiance en ce "geek"; dit John en reprenant les termes de Petit.
- Pourquoi cela? Demande Katleen en reposant son dossier.
- C'estun excentrique, il se définit lui-même comme tel. Mayers, lui au moins, a les pieds sur Terre.
- Avoir les pieds sur Terre n'est pas forcément le meilleur atout quand le problème est d'intercepter un astéroïde; ironise Katleen
- Ne me dis pas que t'y croyais à son tracteur magnétique; s'emporte John. Je suis d'avis que les Russes nous ont peut être fait gagner un temps précieux en détruisant le Laplace.
- Peut-être; dit Katleen en reprenant son dossier. Sauf que tu oublies que dans l'affaire, Petit est le concepteur du moteur à impulsion ionique qui fonctionne tandis que la remorque magnétique, c'est Mayers qui l'a mise au point.
- Oui, sauf que le temps presse et nous  ne pouvons pas nous payer le luxe d'expérimenter une solution exotique à la Petit; rétorque John. Mayers est quelqu'un de pragmatique. Sa solution n'aura peut être pas le panache de celle qu'aurait trouvé Petit, mais au moins on sera certain du résultat.
- Bien, j'espère que tu sais ce que tu fais. Dit Katleen en se replongeant dans son  dossier.

John marmone vaguement une réponse puis, il s'isole dans le bureau que sa femme lui a réservé à la Maison blanche. Il est content d'être débarassé de Bertrand Petit mais il ne peut s'empêcher de se plonger dans le dossier que lui a remis la CIA sur Steves Mayers. Le Scientifique a un CV impressionnant et c'est une sommité dans le domaine de l'astronautique. Rassuré sur son choix, il décide de se consacrer à tout à fait autre chose: la campagne de son épouse en vue de sa réélection.

Le Kremlin 18 décembre 2031.

Le général Vladimir Iachkine et le colonel Alexandre Chekov sont assis sur deux fauteuils du salon attenant au bureau de Sergeï Kosonov. Ce dernier est seul avec les deux hommes et il est assis sur le canapé. Il leur a proposé à chacun un cigare, Iachkine fume mais uniquement des cigarettes. Chekov ne peut fumer; les pilotes des scramjets russes, les Ajaxs, doivent prendre soin d'eux afin de conserver leur forme sous peine de devoir quitter cette unité presitgieuse qu'est la chasse spatiale. Par contre, Alexandre n'a pu faire l'impasse du la vodka qui accompagne les cigares.

Tout en buvant son verre, Sergeï leur projette sur l'écran du salon une vidéo faite à partir du rapport de la NASA fourni par les Américains.Chekov, comme Iachkine remarquent aussitôt les faisceaux de particules ionisées. Tous deux voient alors Seigeï sortir du coffret à cigare un pistolet Makarov qu'il pose sur la table basse et explique :

- Vous comprenez, les Américains pensent que c'est nous qui avons détruit le Laplace, c'est pour cela qui se sont permis d'en faire de même avec le Cerbère. L'ennui et c'est là que vous commencez à être concernés, est que je suis du même avis qu'eux. Hors n'ayant donné aucun ordre dans ce sens, je peux imaginer que l'on vous a donné cet ordre. Si l'un de vous deux est responsable de ce fiasco, qu'il se dénonce; après avoir dit ce qu'il a à dire, je l'executerai de deux balles et on n'en parlera plus. Sinon, si c'est l'enquête qui doit me désigner le ou les coupables, alors il s'exposera à une situation des plus désagréables.

Après avoir reprit son souffle.
- Question : Est ce que l'un d'entre-vous est fautif?
- Non! Réagit Chekov. Je peux vous assurer que tous les Antonovs et les Ajaxs sont restés dans leur hangar depuis le dix décembre. J'y est veillé personnellement.
- J'en suis très heureux! Déclare Sergeï en reposant immédiatement son pistolet. J'espère que l'enquête confirmera vos dires Colonel.
- Ce sera le cas Monsieur le Président; réaffirme Chekov.

Sergeï se rassied et fixe l'écran où l'image figée montre plusieurs faisceaux ioniques.
- Ce serait donc les européens? Interroge t'il.

Tandis que Chekov fait la moue et semble répondre oui, Iachkine répond :
- Puisque ce scramjet n'est pas russe, il doit obligatoirement être européen.
- Je vois mal Irine Nirmi ourdir une guerre nucléaire entre la Russie et la Chine.  
- il doit exister quelqu'un ayant intérêt à ce qu'Apophis détruise la Chine; propose Chekov.
- Et nous avec; renchérit Iachkine.

Sergeï Kosonov remercie les deux hommes, les invitant à la manière russe à se rendre dans les appartements qu'il leur a réservé le temps de l'enquête. Seul, il remplit son verre de vodka et commencent à le boire goulument à la santé de Katleen Donovan qui a fait en sorte que Moscou existe encore ce soir.

Base spatiale de Jiuquan, Ier janvier 2032.

Les Chinois fêtent rarement leur nouvel an la nuit de la Saint Sylvestre. C'était une bonne occasion pour Deng Lô Ping d'aller inspecter la base spatiale de Jiuquan d'où décollent les skylons militaires chinois. C'est aussi ici que Deng a rassemblé une équipe de  chercheurs spécialisée en astronautique pour essayer de trouver une solution pour écarter le  danger que représente Apophis. Effaré, il écoute l'explication plutôt pessimiste qu'un courageux chercheur, Tan Kaloïn a propos de l'option nucléaire.

- Dans l'espace, pour détruire un astéroïde, il faut faire exploser au contact une charge nucléaire représentant trois fois sa puissance de l'impact. Ici il faut donc une charge de 1500 mégatonnes de TNT. Actuellement, nos plus puissantes têtes nucléaires sont de 3 mégatonnes, c'est à dire qu'elles sont cinquante fois moins puissantes. Elle ne feraient qu'égratigner la surface, et comme elles arriveraient séparément, ils nous faudrait lui en éxpédier environ 500 avec un intervalle raisonable de trente minutes entre chaque explosion.
- Nous ne sommes pas obligé de le détruire, le faire dévier de sa trajectoire nous conviendrait; dit Deng.
- Avec une vitesse relative de 5km/s, l'explosion d'une tête nucléaire de 3 mégatonnes de genre mine parsemée en amont de la trajectoire ne représente qu'une pichenette. Pour bien faire, il faut une charge qui soit au moins comparable avec les 1500 mégatonnes. La plus puissante bombe qui  n'a jamais explosé est la Tsar-bomba, 50 mégatonnes, même si les Russes ont affirmé qu'ils pouvaient doubler sa puissance.

Traditionnellement les bombes thermonucléaires ont deux étages que l'on peux comparer à une balle de pistolet. La balle est une bombe atomique classique qui en explosant, ammorce la bombe à fusion thermonucléaire contenue dans la cartouche. Dans les années 80, les Russes, forts de leur expérience sur les poupées du même nom, ont rajouté des étages en alternant la fission et la fusion. Ainsi une bombe atomique simple est une bombe F, une bombe traditionnelle à deux étages une bombe FF pour fission-fusion. La Tsar-bomba est sencée être une bombe FFFF fission-fusion-fission-fusion. Mais, ils n'ont jamais osé faire exploser cette bombe à pleine puissance, se contentant de FFF.
- Vous meconfirmez qu'il est possible en rajoutant des étages d'atteindre la puissance requise pour détruire Apophis?
- A la louche, je dirai qu'il faut une 9F avec les dispositifs actuels, 20F si on doit conserver la technologie de l'époque. Pour le savoir, il nous faudrait une Tsar-bomba russe afin d'en étudier la géométrie.
- Ne vous inquiétez pas; déclare Deng. Les Russes ne nous la refuseront pas.
- Très bien; répond le chercheur souriant. Mais cela fera une grosse bombe quand même et surtout très lourde. Nous aurons besoin d'un vaisseau pour pouvoir la transporter. On peut envisager de l'assembler dans l'espace. Le mieux serait qu'il soit équipé d'un moteur à impulsions ioniques comme le Laplace.
- Pourquoi? On a pas besoin de l'emmener exploser à l'autre bout du système solaire; fait remarquer Deng. Un vaisseau équipé de propulseurs conventinnels devrait faire l'affaire.
-Oui, mais l'ensemble vaisseau plus bombe  représente une charge très importante à convoyer en orbite, même pour les skylons terrestres.
- Et que se passerait il si nous suprimions quelques étages, en lançant une 7F au lieu d'un 9F?
- Selon la puissance; explique Tan. On va détruire une partie de l'astéroïde certes, mais ce qu'il en restera ne sera pas assez dévié pour qu'il ne s'écrase pas sur Terre.

Deng acquiesce. Cependant, sans rien laisser transpirer de ses émotions, il songe: on s'en contentera.
Revenir en haut Aller en bas
Partager cet article sur : Excite BookmarksDiggRedditDel.icio.usGoogleLiveSlashdotNetscapeTechnoratiStumbleUponNewsvineFurlYahooSmarking

Star Trek - Apophis - Chapitre 05 :: Commentaires

Aucun commentaire.
 

Star Trek - Apophis - Chapitre 05

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: L'UNIVERS DE STAR TREK :: Espace Trekkers - Trekkies :: Fanfics Star Trek :: Star Trek - Apophis-
Sauter vers: