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 Star Trek - Apophis - Chapitre 04

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Zefram
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24082012
MessageStar Trek - Apophis - Chapitre 04

Sydney : 16 décembre 2031 , 4H30 (heure locale).

Dans l'hémisphère Sud, c'est l'été. Les habitants de Sydney et de l'Australie plus généralement, sont sortis de leur lit tôt dans la matinée pour assister au passage du Laplace. A la télé, on leur avait expliqué que le vaisseau pourrait être vu à l'oeil nu. Le vaisseau en reflétant la lumière du soleil devrait apparaître comme une étoile ou un phare d'avion passant rapidement dans la voûte céleste.

L'ambiance était assez suréaliste. Dans les villes,  les voisins se regroupaient dans les endroits dégagés pour pouvoir appercevoir le vaisseau. Pestant parfois contre les nuages qui dissimulaient les étoiles. Certains avaient eu l'excellente idée de sortir une table et une cafetière et organisaient un petit déjeuner en pleine air. Vers 4H30, tout le monde scrutaient la voûte céleste, les plus malins avait reporté la trajectoire du vaisseau sur une carte de l'Australie et avait noté minute par minute la position supposée du vaisseau.

- Là-bas! Crie quelqu'un en pointant le doigt vers l'Est.

Tous ceux qui peuvent l'entendre regardent dans la direction indiquée par l'inconnu. Puis une clameur enfle et parcourt la ville; progressivement, tous les habitants de Sydney peuvent voir une petite étoile jaune s'élever lentement au dessus de l'horizon puis commencer à traverser le ciel de plus en plus rapidement. Soudain, l'étoile se met à scintiller bizarement, et quelques secondes plus tard, une grosse boule blanche extrèmement brillante illumine l'espace d'un instant la voûte céleste comme la foudre lors d'un orage nocturne. Pendant un fraction de seconde une aube nouvelle se lève sur la côte Est australienne.

Puis, tout disparaît, l'étoile y compris. Plus personne ne parle. progressivement, les gens commence à comprendre qu'un drame s'est déroulé dans l'espace; sporadiquement, des sanglots percent le silence de plomb qui a recouvert la ville.

A Camp David, Katleen se prépare à déjeuner. En lieu et place de l'officier d'intendance, c'est un marine livide qui entre dans le salon et annonce :

- Madame la Présidente, il y a eu un problème à bord du Laplace.
- Lequel? Demande Katleen en se redressant subitement.
- Il.. Il a explosé; bafouille l'officier.

Aussitôt, Katleen, John et leurs convives se précipitent à la suite de l'officier s'en vont vers le PC transmissions de l'US Navy qui est en liaison continue avec le Centre Spatial Kennedy. Sur place, l'officier responsable leur annonce la nouvelle.

- L'USS Laplace a été  entièrement détruit par l'explosion du module de propulsion.
- Qu'est-ce qui leur est arrivé? Demande Katleen effarée.
- Nous n'en savons rien encore. La Nasa est en train de nous transmettre une synthèse.
Nos équipes vont analyser tous les paramètres du vaisseau; explique le directeur de la Nasa, mais cela prendra probablement plusieurs mois.

La quantité de données à traiter est tellement énorme que même avec les superordinateurs de la Nasa et du NSA, il faut du temps pour déterminer comment chaque élément du vaisseau a interragit avec les autres, sachant que rien que pour les lasers du réacteur polywell, plusieurs dizaines de réglages sont effectués toutes les secondes. La synthèse envoyée par la Nasa est déjà très fournie car elle comprend les données affichées sur chaque poste et les vidéos des dizaines de caméras internes et externes.

Plusieurs fenêtres se découpent sur l'écran géant mural, le directeur de la Nasa en sélectionne une dizaine. Les vidéos retenues sont affichées en bas de l'écran tandis qu'au dessus, se déroule celle choisie par Katleen; la vidéo de la passerelle où on assiste à la mort en direct du commandant de bord Gary Nichols. Vu que le drame ne dure pas plus de cinq secondes, en visionnant les quinze précédentes, la vidéo ne dure pas plus de vingt secondes.

Puis, l'équipe du PC trans visionne celle de la salle des machines du Laplace. Marshal était à son poste et vérifiait les paramètres du réacteur quand les événements ont commencé à dégénérer. Le propulseur ionique était en veille, paré à être réactivé, il n'y avait pas de réaction de fusion en cours, les injecteurs ioniques étaient à l'arrêt. Marshal vérifiait les niveaux de température dans les circuits de refroidissement,  vu le sourire de satisfactionqu'il arborait aux lèvres, tout semblait indiquer que l'ensemble fonctionnait encore mieux qu'il ne l'avait lui-même espéré. Puis vient le tour de la salle de repos où était rassemblé la moitié de l'équipage. Lee prononçait le discours qu'il avait préparé avec Gary, les cinq autres membres de l'équipage l'écoutaient tout en regardant la Terre dont le croissant se laissait deviner. Ils se tenaient debout, liés au sol par les semelles magnétiques de leur uniforme et par la circulation de l'air qui part du plafond vers le sol.Puis, subitement, c'est la stupeur, l'incomppréhension et la mort.

- Qu'est ce que c'est que ce roulement de tambour? Demande Katleen.
- C'est difficile à dire comme cela; répond le directeur de la Nasa. La cause peut ne pas être évidente.
- Cela dépend; réagit le chef du Stratégic Space Command. Peut on revoir les vidéos de la salle de repos?
- Oui général; répond l'opérateur.

Sur les consignes du SSC. Quatres fenêtres s'affiches côtes à côtes, montrant la même chose. Le patron du SSC explique que les caméras enregistrent 100 images par seconde. Comme l'oeil humain n'en est capable que d'en voir 25, les quatres vidéos défilent, décallées de 4 centièmes de seconde. Le général s'approche de l'écran mural et visionne la première, puis la seconde.

- Vous recherchez quelque chose en particulier Général? Demande le directeur du NSA.
- Oui, Monsieur Rainny. C'est plus une impression. Déroulement image par image sur la première vidéo je vous prie; à partir des six dernières secondes.
- De suite Général; dit l'opérateur.

Toute les trois secondes, une image apparaît à l'écran. Le chef du SSC. Fait stropper le déroulement du diaporama puis, fait afficher les images cinq par cinq sur l'écran.

- Vous distinguez les reflets oranges sur les visages?

Katleen, et les autres intervenants s'approchent de l'écran pour mieux voir. La vision est très tenue mais tout le monde s'accorde pour dire que sporadiquement les visages semblent s'illuminer d'une légère teinte orangée.

- De quoi s'agit'il, selon vous Général? Demande Katleen.
- Si vous me le permettez, affichez les vidéos panoramiques externes du coté tribord, celle où l'on peut appercevoir la Terre.

L'opérateur s'exécute. La vidéo ne dure que quatre secondes car la caméra qui intéresse plus spécialement le général a été détruite dès la première seconde. La soixantaine d'images s'affiche en diaporama. Soudain le général s'écrie.

- Ici! Numéro 7.

L'opérateur affiche l'image en grand format. On distingue très nettement sur l'image un trait orange très lumineux. Dans la lancée, le général en repère huit autres, le directeur du NSA qui est rompu à ce genre d'exercice, trois de plus.

- Qu'est ce ? Demande John.
- Ce sont des tirs de fullerènes; répond le général du SSC. On les appelle buckyballs. Ce sont des molécules sphériques cristalines constituées de 60 atomes de carbone que l'on produit facilement à haute température dans des fours solaires. Un tir de canon à particules, c'est un peu la même chose qu'un tir de grenaille sauf qu'ici la poudre est du plasma d'hydrogène, ils propulsent hors du canon une charge de fullerènes à des vitesses de l'ordre de 5000 km/s. Les buckyballs sont partiellement ionisées mais leur masse est telle que le faisceau peut garder sa cohérence sur une distance allant jusqu'à 2000 km.
- Le Laplace a donc été attaqué? S'étrangle John.
- J'en ai bien peur oui; répond le général.
- Depuis quoi, un satellite? Demande le directeur de la Nasa.
- Ce serait étonnant; réplique celui du NSA. Les satallites militaires sont répertoriés et nous aurions remarqué toute modification suspecte de la trajectoire de l'un d'entre-eux. Nous aurions anticipé cette attaque.
- Ce qui nous laisse les scramjets; conclut le général du SSC.

Cela réduisait considérablement le champ des possibilités car il n' y a que quatre nations à en disposer. Le premier scramjet a avoir volé en 2010 est le Aurora américain, suivi de près en 2011 par le Ajax russe. Les Chinois s'y sont mis un peu plus tard en 2017 avec leur Taïchi. Les Eurpéens sont à la traine avec le Smilodon dont le développement a commencé en 2025 mais s'est brutalement arrêté en 2029. Au début, les scramjets étaient destinés à devenir des chasseurs stratosphériques. Mais, le système MHD qui leur permet de pouvoir voler à vitesse hypersonique coupe tout contact radar et radio,  c'est le même phénomène qui rompt toute liaison entre les astronautres des skylons et leur base au sol quand ils procèdent à leur rentrée atmosphérique. Les scramjets sont devenus des chasseurs spatiaux spécialisés dans la destruction d'engins orbitaux.

- On peut raisonablement penser qu'il sagit des Russes; poursuit le directeur du NSA.
- Mais pourquoi auraient-ils fait cela? Demande Katleen.
- C'est évident bon sang ! Réagit John. Ils étaient contre la déviation d'Apophis par le Nord et ils avaient de sérieux doutes quant à la réussite de la mission.  
- Peut-être; dit Katleen. Seulement, ils avaient fini par obtenir plusieurs garanties de la part des Chinois contre leur accord.
- Ils ont visiblement changé d'avis; rétorque John en haussant les épaules.
- Ce n'est pas le genre de Sergeï; maugréet Katleen.

Le directeur du NSA intervient et arrête la discussion conjugale.

- Je pense que les Russes auront probablement tenter de maquiller cette attaque en accident.
- Très juste, dit le chef du SSC.

Il pose un boitier qui ressemble à un téléphone satellite sur un port d'une des consoles du PC de la Navy, pour pouvoir s'autentifier automatiquement et communiquer en liaison cryptée avec Pentagone où se trouve le PC du Stratégic Space Command. Il envoie un message flash pour obtenir la liste des satellites qui auraient disparu des écrans peu avant l'explosion du vaisseau. La réponse lui est retournée en quelques secondes, un satellite de télécomunication russe manque à l'appel.

- Comment ont ils fait pour faire disparaîte leur satellite? Demande Katleen. Ils l'ont fait exploser?
- Non; répond le SSC. Ils n'ont qu'à le désactiver définitivement. Pour nous c'est du pareil au même.
- Que faisons nous? Demande John. Les Russes ont attaqué un vaisseau des Etats Unis d'Amérique. Nous devons réagir, il faut marquer les esprits.
- Tu plaisantes? Demande Katleen stupéfaite de la proposition de John. Apophis ne te suffit pas? Tu veux qu'il y ai une guerre nucléaire avant?Heureusement que Poutine n'a pas été aussi sanguin que toi pendant l'affaire du Koursk; plaisante Katleen.
- pisser alors; réplique John vexé.
- Je n'ai pas dit cela. Bon assez perdu de temps; quelles sont les cibles militaires spatiales russes que nous pourrions détruire au nez et à la barbe des Chinois et des Européens? Je voudrais celles
qui auraient pu croiser le Laplace; précise Katleen.
- J'en ai une qui devrait vous plaire, mais nous n'avons pas beaucoup de temps. Répond le chef du SSC tout sourire en regardant la liste.
- Magnifique! Général, je vous ordonne d'allez montrer aux Russes qu'il ne faut pas nous prendre pour des nouilles.
- De suite Madame la Présidente.
- Quant à vous, dit Katleen en s'adressant aux directeurs du NSA et de la NASA. Vous allez me revoir un peu les vidéos. Vous en donnerez une version originale aux Russes, vous en communiquerez une copie aux autres. Je ne veux plus voir ces traces oranges.
- Tu fais de nous les complices des Russes; gronde John. Tu le sais au moins?
- Evidemment. Mais quand on est en fonction, il faut savoir faire des choix difficiles. On passe en DEFCON 3! Anonce Katleen en quittant le PC.

Base 51 : 19H25 Zoulou.

Les quatres pilotes ont revêtu leur combinaison spatiale en moins de trois minutes. On leur a averti qu'ils partaient pour une mission de combat réelle. C'est la première fois que cela arrive dans l'histoire des scramjets, l'affaire doit être grave. Les pullbacks ont déjà sorti les deux  stratoforteresses de leur hangar. Sous chaque aile du B-52 M, près de l'emplanture est attaché un scramjet de 21 mètres pour une envergure de seulement cinq. Les pilotes sont conduits au pied de la piste et montent directement à bord de leur appareil par des escaliers mobiles.

Le commandant Stone dirige ce vol, c'est-à-dire deux binômes. Pendant que lui et son ailié accompliront la mission, le second patrouillera à une altitude de 300 km en couverture au cas où des scramjets ennemis seraient envoyés les intercepter. Ils ignorent encore tout de la nature exacte de leur mission, le colon la leur transmettra depuis l'intercom de la stratoforteresse.

Les quatre gros turboréacteurs double flux du B-52M (qui remplacent les huit réacteurs traditionnels de ce type d'appareil sur les versions plus anciennes) se mettent en route. Les bombardiers se présentent sur deux pistes parallèles et franchissent les quelques mètres qui les séparent du seuil de la piste avant d'enclencher les freins de roues. Les pilotes font monter les réacteurs en puissance puis relâchent les freins tout en poussant à fond les manettes des gaz. Les B-52 s'élancent sur la piste et accélèrent. Puis le pilote cabre leur nez et ils décollent avec une inclinbason de 20°. Après avoir rétractés les trains d'atterissage, pendant la montée, la stratoforteresse remplit les réservoirs d'oxygène liquide des auroras. Le colonel Rodney Mac'Coy appelle Stone pour le briefer sur sa mission.

- Commandant Stone. Vous n'avez pas idée comme je vous envie. Votre mission consiste  à procéder à la destruction orbitale d'une cible militaire russe; la furtivité de l'opération doit être totale, le silence radio est imposé. Vous serez largué au FL 500 (50 000 pieds) et vous monterez en supersonique au FL 2000. vous devez être à 19H51 Z au point Alpha qui se trouve sur la trajectoire de la cible. Vous y procéderez  un bond orbital jusqu'à  l'OL15  (150 km) et une  reconaissance en prévision d'une acquisition passive de la cible. De retour au FL 2000 vous transiterez en hypersonique jusqu'au point Béta où vous procéderez à un second bond orbital à l'OL 200 où vous verouillerez la cible et procéderez à sa destruction. La cible devra être impérativement détruite à 20H13 Z. Vous regagnerez la stratopause en Charlie et vous vous dirigerez en hypersonique en Delta pour procédure d'atterrisage en Echo. Avez vous des questions?
- Oui Colonel. Quelle est ma cible?
- C'est le Cerbère; répond le Mac'Coy qui attendait cette question.

Stone en reste coi. Le Cerbère est la réponse russe au bouclier antimissiles américain. Avec le sens de l'humour qui les caractérise, les Russes ont développé leur propre système de défense antimissiles pour contrer une attaque de missiles balistiques tirés depuis un  état "terroriste". Ce qu'ils appellent satellite de protection antimissiles est en réalité une station orbitale puisqu'il a fallu plus de vingt lancements pour acheminer les modules du satellite, dotée d'un laser à haute énergie. Le Cerbère est sur une orbite polaire avec décallage afin de pouvoir survoler les même points à la surface de la Terre toutes les deux heures. En cas d'attaque balisitique, la station peut détruire avec son laser des missiles en transit au dessus de la stratosphère et tous les satellites ennemis. Les Américains ne pouvant pas trop râler, ont bien été obligés d'accepter la présence de la station russe au dessus de leur tête sauf à renoncer à leur propre système de protection.

L'attaque américaine contre le Cerbère allait faire s'effondrer une large part du dispositif de défense russe. C'est l'assemblage du Cerbère qui ont fait passer les scramjet américain du statut de chasseur hypersonique stratosphérique à celui de chasseur spatial suborbital  Devant le silence de Stone, Rodney reprend.

- Il a fallu que ça tombe pendant votre garde. Vous avez une chance de cocu Stone; déclare Mac'Coy.
- Ca c'est parce que vous n'arrêtez pas de faire des bisous à ma femme Colonel; plaisante Kenneth.
-
- Reçu Mother-ship. Wing-one paré pour séparation.
- Reviens nous en entier si tu ne veux pas que j'aille devoir consoler ta veuve. Fais gaffe à ne pas te faire repérer, gardes en mémoire notre citation; conseille Rodney.
- "T'es vu; t'es mort"; récite Stone. Merci Colonel, ne vous inquiétez pas.
- Bonne chance Commandant. Restez concentré.
- Bye Colonel.

Sur l'écran tactique de Stone s'affichent les données de mission. Le Cerbère se trouve encore au de-dessus du Pacifique et remonte vers le Pôle Nord en passant par Los-Angeles et Chicago. Le hasard et le temps veut que l'interception du Cerbère se fasse au dessus du territoire américain. Cependant, si cela s'avère nécessaire , Kenneth pourra toujours shooter la station jusqu'au Groënland mais ce n'est vraiment pas souhaitable. Les quatre scramjets ont leur propre plan de vol, chaque pilote effectuera sa mission indépendamment des autres. Kenneth songe un instant à ce qui a pu motiver la décision de détruire le Cerbère : une station orbitale stratégique pour la défense russe et qui accessoirement ,  doit correspondre au prélude d'un tir global de missiles balistiques nucléaires US contre les positions en Russie. Sa crainte va envers sa femme, il redoute de voir de là-haut les champignons nucléaires s'élever au dessus du territoire des USA.

-
- Reçu Mother-ship. Wing-one paré.

En abaissant sa visière, Rodney balaie toutes les mauvaises pensées de son esprit et remet ses angoisses à plus tard. Il a une mission à remplir et il est hors de question qu'il se vautre parce qu'il est déconcentré.

-

Simultanément, les deux scramjets se séparent du B-52 et partent en plané en s'écartant légèrement l'un de l'autre. Leur vitesse est mach 080 et leur altitude est de 15 000 mètres.

- Charge des accumulateurs pariétaux OK. Charge des palettes de ionisation OK Ennonce Kenneth qui doit reporter ses faits et gestes sur le journal de bord vocal. Activation des statoréacteurs.

Les scramjets sont équipés de  statoréacteurs qui ne démarrent qu'à partir de mach 0,5; ce qui nécessite le larguage en altitude depuis un avion porteur. Les auroras américains en disposent de deux , qui occupent le second tiers de la nacelle de l'appareil; en réalité ils sont plus tractés par réaction que propulsés. En un instant, l'appareil passe à vitesse supersonique. Ce faisant les palettes de ionisation, réparties sur les bords d'attaque du chasseur, ionisent l'air devenu plis dense. La bulle ionique est modelée par les champs mag,étiques pariétaux  qui sont intégrés au revêtement de l'hypersonique afin de faire glisser l'air autour de la coque de titane du chasseur. La bulle ionique  augmente localement la vitesse du son de l'air impliquant que le chasseur puiisse voler relativement au sol, à n'importe quelle vitesse supersonique, sans dépasser localement dans la bulle, la vitesse du son; d'où l'absence de bang supersonique et surtout d'échauffement de la coque. L'avion peut donc effectuer des rentrées atmosphériques sans pour autant qu'ils soit nécessaire de le revêtir de plaques de céramique comme pour les skylons.

- Sustentation magnétique. Accélération.

Assuré de se maintenir en vol, Kenneth pousse la manète des gaz. Les ingénieurs qui ont travaillé sur les chasseurs aurora se sont creusés  la tête pour savoir quel propergol utiliser sachant que l'appareil devait utiliser un propergol liquide facilement stockable. Finalement ils n'ont rien trouvé de mieux que le bon vieux RP-1 qui a équipé les premières génération de fusées américaines.  A mach 3, Kenneth cabre l'appareil de façon à pouvoir prendre de l'altitude tout en maintenant sa vitesse. Dès que son appareil est dans la stratopause, la couche haute de la stratosphère, à 60 km d'altitude, il accélère pour passer en hypersonique.

Ici encore, cela a été un casse-tête pour les concepteurs. A partir de mach 5, la vitesse d'arrivée d'air dans la chambre de combution du statoreacteur devient supersonique, la combution est alors soufflée comme la vulgaire bougie d'un gâteau d'aniversaire. Plusieurs solutions existent dont celle de Petit lors de son séjour en zone 51 et qui consiste à obturer la chambre de combution par des volets et  transformer le statoréacteur en propulseur fusée, même en vol hypersonique atmosphérique. Donc, le chasseur hypersonique Aurora  n'est plus vraiment un scramjet puisqu'il est dénué de superstatoréacteur. Cependant les pilotes, habitués à qualifier les chasseurs hypersoniques "scramjet" ont gardé cette dénomination pour le leur.

A 35 000 km/h, près de 10 km/s, le scramjet file à mach 25 ce qui représente la valeur haute de la vitesse hypersonique tolérable en atmosphère avec un avion. Le système MHD fonctionne a plein régime et heureusement, car sinon, l'échauffement de l'air ferait fondre le revêtement en titane de la coque. A 10H 48, Stone atteint le point Alpha. Il coupe la propulsion et vérifie la position théorique du Cerbère. Il attend de repasser en vitesse supersonique (inférieure à mach 5) pour effectuer sont bond de reconnaissance avec un angle de 30°.

Le scramjet bondit hors de la stratopause et se retrouve dans l'espace .  Keneth est averti qu'il reçoit des données de transmission cryptées lui indiquant avec précision sa position et celle du Cerbère ainsi que la situation tactique et météorologique qui seront nécessaire à l'accomplissement de sa mission et à son retour à la base. Keneth pointe le nez de son appareil vers la localisation supposée de la station russe et règle sa mire pour que le spectromètre puisse établir la signature spectrale de la station ; elle pourra être reconnue facilement par le système de poursuite de chasseur.

Après avoir atteint un sommet à 150 km d'altitude, le scramjet tombe en chute libre et en pénétrant dans la stratopause, les bords d'attaque s'illuminent et la bulle ionique se reforme. Après avoir réccupéré la sustentation, Kenneth accélère de nouveau à 35 000 km/h pour dépasser le satellite. Il abaisse ensuite la vitesse à 31 000 km/h avant de couper les gaz et cabrer de nouveau pour procéder à un bond spatial avec un angle de sortie atmosphérique de 25°.

Pendant ce temps, son ailier procède à son tour à son bond de reconnaissance tandis que le second binôme fait cap vers le Nord-Ouest tout en faisant des ricochets, des bonds succesifs, sur la stratopause. Si les scramjets sont obligés de faire du saute-moutons sur l'atmosphère, c'est parce qu'ils ne doivent pas se faire repérer par les satellites d'alerte balistique situés en orbite géostationnaire.  Ces satellites, équipés de capteurs infra-rouge repèrent les missiles balistiques lors  de leur phase de montée dans l'espace grâce à la chaleur leur tuyère. Hors, rien ne ressemble plus  à une flamme de tuyère d'un missile balistique que celle des scramjets. Pour rester indétectables, ils ne peuvent utiliser leur propulsion que lorsqu'ils se trouvent dans la stratopause.
La vitesse tangentielle du scramjet étant inférieure à celle du Cerbère; pendant l'ascension du chasseur, la station le dépasse et le scramjet en atteint l'orbite qu'à une vingtaine de kilomètres derrière le Cerbère. Kenneth pointe le nez de l'appareil sur la station et le spectromètre n'a aucune difficulté à se verouiller sur elle.

Le Cerbère à la forme d'une toupie. La partie basse comprend notamment le canon laser et le système de guidage. Les plans latéraux supportent les propulseurs de manoeuvre, les panneaux solaires ainsi que  le système de refroidissement du canon. Pour protéger la station contre les petits débris qui pullulent l'orbite basse et qui de part leur vitesse peuvent se transformer litérallement en balle de pistolet, les Russes ont renforcé le revêtement de la coque du satellite avec des plaques de titane. La partie supérieure comporte tout le système de transmission avec ses antennes satellite, le port d'arrimage de la station pour la maintenance et un propulseur pour la faire descendre de son orbite ou l'y remettre. Elle constitue la partie la plus fragile de la station car elle est moins protégée que le reste.

- Feu canon à particules; dit Keneth.
   
Ce faisant, il presse avec son pouce le bouton d'armement du canon ionique et avec simultanément avec son index et son majeur la gachette de tir. Une salve de vingt charges de fullerènes partiellement ionisés sortent du canon électromagnétique à la vitesse de 5000 km/s. Le faisceau orange atteint le Cerbère instantanément et désintègre les attaches des mats de transmission de la Station. Au sol, l'équipe Russe qui manoeuvre le Cerbère entend l'alarme se déclencher et ont à peine le temps de regarder leurs écrans que ces derniers s'étteignent. Kenneth Stone poursuit son attaque. Le second et le troisième faisceau de fullerènes ravagent respectivement la partie supérieure du Cerbère et ouvre de larges fissures dans le revêtement de la station. La quatrième salve s'enfonce à l'intérieur de la station par les brêches ouvertes dans la coque et éventre un réservoir d'azote liquide du système de refroidissement. L'explosion fait voler en éclat le Cerbère.

- Yeah! Crie Keneth en levant le poing en signe de victoire.

Le scramjet, est toujours en phase ascensionnelle. L'ordinateur calcule le point de rentrée dans l'atmosphère, quelque part au dessus du Canada. L'appareil effectue sa rentrée atmosphérique avec un angle de pénétration de 11°. Kenneth allume les propulseurs et met le cap sur le point Delta situé au dessus de l'océan Pacifique. Là, il permute ses propulseurs en mode statoréacteurs et descend au FL 1000 tout en freinant à mach2 pour couper son dispositif MHD tout en étant capable de continuer à voler. Stone peut maintenant contacter la base.

- Contrôle, ici Wing-one . Paré pour les manoeuvres d'approche.
-
- Merci Contrôle. Je rentre.

Kenneth met le cap sur le point Echo et descend en léger piqué pour passer de 100 000 à 15 000 pieds. Grâce à la finesse de l'avion, le scramjet peut planer à vitesse supersonique et atteindre le point Echo avec une vitesse légèrement supérieure à mach 1. Cette procédure, propre aux scramjets et au Skylons est obligatoire afin de vidanger les réservoirs d'oxygène liquide avant l'atterrissage. Un long filet de gaz dense s'échappe à l'arrière de l'appareil et une fois les réservoirs vides, Kenneth rallume ses statoréacteurs pour arriver plus rapidement.


Au point Echo, il reçoit l'autorisation d'atterir sur l'une des pistes 32 de la Zone-51, il sort les volets hypersustentateurs du scramjet et plane à vitesse subsonique jusqu'à l'entrée de la piste. Après sortie des trains d'atterrisage et après le toucher de la piste, Kenneth change la configuration des volets qui deviennent hyposustentateurs pour plaquer l'appareil sur le tarmac et le freiner jusqu'à l'arrêt. Une jeep déboule sur la piste en même temps qu'un pullback qui va tracter rapidement le chasseur jusqu'à son hangar. Rodney Mac-Coy est, avec les pilotes de son vol, venu prendre Stone à la descente de l'avion. Après que l'un des pilotes aie aidé Stone à le désangler de son siège et lui a enlevé son casque, il le fait poser devant le scramjet avant de courir jusquà la jeep pour prendre un appareil photo. Pendant ce temps, Rodney secoue fortement une bouteille de champagne, fait sauter le bouchon et arrose abondamment Kenneth Stone qui doit garder le sourire pendant qu'on prend la photo. Dans la jeep, détrempé, Rodey dit à Kenneth.

- Je sais Stone, que vous auriez préféré qu'on colle un écusson sur votre appareil, mais il vous faudra vous contenter d'un bon gros chèque.

Washington DC : 16 décembre 2031 (15H30  locale)

L'hélicoptère S-70 Marine One survole la banlieue de Washington DC. A son bord, Katleen Donovan reçoit un message sybillin: "Le Cerbère est entré en collision avec le Laplace". Elle redépose sa tablette dans sa serviette. Satisfaite elle regarde le paysage par la verrière de l'hélicoptère. Dans quelques minutes, elle sera en communication holographique avec le Secrétaire Général de l'Onu, les présidents Russes et Chinois ainsi que celle de l'Union européenne. Une dizaine d'autres chefs d'états participeront également mais en visioconférence uniquement. Elle attend de voir la réaction de Sergeï Kosonov mais redoute encore plus celle du Chinois Deng Lô Ping. Le fait qu'aucun missile balistique n'aie encore quitté son pas de tir est déjà une bonne chose. Elle repense à Sergeï et se demande comment les Russes ont ils pu prendre la décision de détruire le Laplace. C'est incompréhensible! S'ils ont osé le faire, c'est parce qu'ils estimaient qu'il était de leur devoir d'en prendre le risque, estimme Katleen. A moins qu'il existe une autre raison car Sergeï avait donné l'accord de la Fédération de Russie pour lancer la construction du Laplace et sur les modalités d'exécution de sa mission. Katleen garde toujours en tête une citation d'un président français ou hollandais, elle ne sait plus trop, qui, à la veille de la guerre iranienne, avait déclaré sur un plateau de télé : "Le problème avec les Russes, c'est qu'il faut leur parler en Russe". Cette phrase faisait référence à un message d'un président russe à destination des chefs d'état de ce qui était l'Union européenne, ciblant son prédécesseur et qui disait en substance : "Vous pouvez aboyer tant que vous voulez, je m'en fiche, mais ne vous avisez pas de vouloir mordre".

En détruisant le Cerbère, elle venait elle aussi d'envoyer un message au Russes, elle espère que Sergeï Kosonov l'aura reçu 5/5.
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