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 Star Trek - Apophis - Chapitre 02

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Zefram
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13082012
MessageStar Trek - Apophis - Chapitre 02

New York le 09 novembre 2029.
Cette année ci n'aurait rien à voir avec le 09 novembre 2019. Les soixante ans de la chute du mur de Berlin, tout le monde s'en fiche.Car le 13 avril 2029, contre toute attente,avec une chance sur 250 000, l'astéroïde Apophis est passé par le trou de la serrure gravitationnel, soit un cercle de 600 mètres de largeur. L'impact est prévu pour le 13 avril 2036 et  ce géocroiseur de 27 millions de tonnes de fer, de la longueur d'un porte-avions devrait percuter la Terre non loin de la ville de Shenyang en Chine, première puissance mondiale.

L'impact sera évidemment dévastateur: La vitesse de chute d'Apophis étant de plus de 12 km/s, au moment du choc, un cratère de 10 km  rayon se formera autour du point "zéro". L'explosion qui en résultera détruira absolument tout dans un rayon de 150 km. Shenyang sera littéralement souflée, des villes comme Pyongyang et Harbin devraient être partiellement détruites. Pékin ou Séoul ne devraient pas non plus être épargnées. Le séïsme de magnitude 14 engendrera un Tsunami en Mer Jaune et Mer du Japon largement  aussi dévastateur que celui qui a frappé l'est du Japon en 2011.

Cela, c'est pour les effets à court terme. Sur lemoyen terme, l'impact générera un voile de poussière qui s'étendra vers l'Est en quelques semaines et installera dans l'hémisphère Nord un hiver nucléaire qui durera plusieurs mois. Seule la zone située sous le Tropique du Capricorne sera épargnée. Et comme il n'y a qu'une partie de l'Amérique du Sud et de l'Australie, sans parler de l'Antarctique qui compte pour du beurre, il règne au siège de l'ONU une sacrée ambiance depuis le 13 avril.

En apparté, les pays de l'Asean et la Fédération Européenne, de la Fédération de Russie, des Etats Unis d'Amériques , des pays de l'OPEP, de l'Union des Pays d'Afrique Subsaharienne et de l'Alliance Sud Américaine tiennent une réuion.

Pendant l'été, chaque partie a discuté entre elle pour  adopter une position commune. Les délégations se réunissent aujourd'hui pour tenter de s'accorder sur la conduite à tenir et apporter une réponse globale.Le président Chinois, Deng Lô Ping se lève et se rassied pour prendre la parole, le Secrétaire Général de l'Onu, Youssouf Sakaré la lui accorde.

- Mesdames, Messieurs, la situation est cataclysmique. Nos études ont montré que si l'astéroïde Apophis devait s'écraser dans la banlieue de Shenyang comme il est prévu, il y aurait dans l'heure qui suit six cent millions de morts. Les deux années suivantes, de fait de la famine qui découlerait de l'hiver nucléaire, cinq milliards de personnes seraient elles aussi en danger. Nous n'avons pas évalué les effets à plus long terme, mais il est clair que le chaos qui en résulterait emporterait nos sociétés et l'avenir de l'humanité serait alors compromis. La destruction de cet astéroïde est une absolue nécessité et au  nom de la République Populaire de Chine, je dois vous préciser que nous mettrons tout en oeuvre afin de détruire cet astéroïde.

A ces mots le premier ministre japonais tique, le représentant indien aussi. La présidente des USA, Katleen Donovan, demande à prendre la parole.

- Si par là vous pensez détruire Apophis avec des ogives nucléaires, les simulations que nous avons effectuées encore récemment ont confirmé ce que nous savions depuis longtemps, c'est-à-dire que l'option nucléaire est totalement inefficace parce que le vide spatial fait que l'énergie se dissipera sous forme de rayonnement. Vous n'aurez aucune chance de détruire un astéroïde constitué de fer de cette façon et au mieux vous ne réussireriez qu'à dévier l'astéroïde de sa course sans pour autant l'écarter suffisamment de sa trajectoire pour lui éviter de percuter la Terre. Autrement dit, vous rendrez son point de chute totalement aléatoire. Je précise que si  Apophis devait chuter dans l'Océan Pacifique, il provoquerait un ras-de-marée dont la vague atteindrait les 170 mètres de hauteur.
Avant que le Président Chinois ne puisse répondre, celui de la Fédération de Russie,Sergeï Kosonov, se lève et déclare:

- J'ajouterais aussi par rapport à ce qu'a déclaré mon homologue américain qu'il est préférable que l'impact d'Apophis aie lieu le plus au Sud possible. En effet, le voile de poussière va s'étendre autour du point zéro dans un premier temps, mais après, il s'étendra vers le pacifique et devrait former un anneau qui stagnera au niveau des tropiques.
- Ah bon? Vous trouvez que c'est préférable? Interrompt le président du Brésil représentant également l'A.S.A.
- Oui; rétorque Sergeï. Si l'impact devait avoir lieu plus au Nord...
- Sur vos champs pétrolifère de Sibérie Orientale par exemple? Demande ironiquement le premier ministre indien.
- Plus au Nord; insiste Sergeï en fusillant du regard le premier ministre indien. Le voile de poussière engendrerai un hiver nucléaire qui recouvrira toute la zone tempérée de l'Hémisphère Nord ainsi que les deux tropiques. Il s'ensuivrait une catastrophe écologique et agronomique sans précédent dans l'histoire humaine. L'agriculture mondiale serait anéhantie, du moins pour l'année 2036 et en berne pour les cinq à dix années suivantes selon les conditions météorologique. En tombant au niveau du 45ème parallèle, la rotation de la Terre permet de concentrer le nuage de particule sur la zone tropicale. Les conséquences seront désatreuses, mais plus limitées pour tous les pays qui seront au Nord du 45ème.
- C'est cela la proposition Russe? Rugit Deng Lô Ping. La destruction de l'Asie et six cent millions de morts?
- Non mais la Russie est un grand territoire et nous sommes disposés accueillir porvisoirement une partie de votre population et nous mettrons à sa disposition les ressources et les infrastructures nécessaires à sa survie le temps que que vous soyez en mesure de réparer les destructions.
- Nous n'accepterons pas la destruction de notre mère patrie; hurle Deng fou de rage. Et Dois-je rappeler que Shenyang et sa région est le poumon économique du monde?
- Parlons-en; lance en se levant brutalement Stanislas Chokovski, le président de la Commission Européenne. Les trois quarts de vos usines sont européennes. Donc nous pouvons très bien décider de les retirer de Chine pour les placer en Russie si cela nous chante et si bien entendu Monsieur le Président de la Fédération de Russie est d'accord.

Normalement, la réunion es réservée aux chefs d'états, mais Stanislas Chokovski a insisté pour être présent et comme les chefs d'états peuvent emmener avec eux un conseiller technique, la présidente de la Fédération Européenne, Irina Nirmi, a accepté qu'il l'accompagne. Seulement, les conseillers n'ont pas le droit de s'exprimer, quel que soit leur rang. Irina n'hésite donc pas à donner un coup de talon aiguille dans la jambe de Stanislas qui après un cri de douleur, se rassied et se met à masser son tibia vigoureusement.

- Nous serions ravi de pouvoir signer un partenariat avec la République Populaire de Chine si nécessaire; enchaîne Sergeï en adressant des sourires complices à Stanislas.
- Taisez-vous tous! Intimme fermement Youssouf Sakaré excédé.

Le secrétaire général de l'Onu a une forte carrure et n'hésite pas dit-on a donner de sa personne quand il le juge nécessaire. Même un gaillard comme Sergeï peut se laisser intimider par quelqu'un au tempérament de Youssouf Sakaré.
Veuillez m'excuser Monsieur le Secrétaire Général; dit Sergeï en se rasseyant.
- J'ai une question et une seule; qui peut me dire comment intercepter Apophis?

Irina lève la main, Youssouf l'invite à s'exprimer.

- Comme nous l'avons dit tout à l'heure, une attaque de missile balistiques dotés d'ogives nucléaires sont vouées à l'échec en l'état. Cependant, nous estimons que toute mesure d'interception qui serait basée sur une idée similaire nécessitera la plus grande précision. Nous avons conçu une sonde que nous appelons le Traceur, qui peut être lancée dès l'année prochaîne et qui pourra être placé sur l'orbite d'Apophis et à sa suite ce qui nous permettra de pouvoir suivre sa route avec précision. Nous mettrons aussi en orbite une station, la Sentinelle, qui se positionnera sur la trajectoire d'Apophis sur une orbite de 50 000 kilomètres et pourra lorsqu'Apophis sera à 350 000 kilomètres, c'est à dire l'orbite lunaire, nous indiquer sa position au mètre près.

Toutes les délégations applaudissent Irina. Deng Lô Ping échange quelques paroles avec ses homologues coréens et japonais. Ils semblent approuver l'initiative européenne.

- Et du coté américain? Demande Youssouf. Après-tout, l'interception d'astéroïdes, c'est un peut comme une seconde nature pour vous.

Rires dans la salle, Youssouf faisant référence à tous les films catastrophe que les studios américains sortent régulièrement sur le sujet.

- Vous ne croyez pas si bien dire; répond Katleen. Poivons nous laisser entrer notre expert en astronautique?
- Je vous prie; répond Youssouf.

La porte de la salle s'ouvre, Katleen annonce :

- Mes chers homologues; je vous présente Le Professeur Bertrand Pitite, de Caltech
- Pe.tit corrige Bertrand en s'avançant d'un pas assuré avec une clef USB dans la main.

Il se place sur une estrade située derrière la chaise du Secrétaire Général qui se retourne enfonce la clef dans un port. Un écran descend du plafond, les stores se ferment et la lumière devient tamisée.

- Présidentes, Présidents, Chefs d'état. J'ai l'honneur de vous présenter le premier vaisseau terrien à propulsion par impulsions ionique, le Laplace.

Le vaisseau qui s'affiche sur l'écran géant est globalement un cylindre de 110 mètres de longueur pour une section de 25 mètres de diamètre en moyenne. De l'arrière à l'avant du vaisseau se trouve la tuyère magnétique qui va éjecter les ions, produisant la poussée accélératrice, l'impulsion, qui va permettre au Laplace de gagner l'orbite de l'astéroïde.
Juste devant, il y a la chambre de combustion ionique, alimentée en ions (xénon) par quatre grands réservoirs sphériques latéraux reliés entre eux par un anneau ou circule l'azote liquide du système de refroidissement. Dans la chambre de combution, le xénon ionisé est propulsé à une vitesse relativement faible de l'ordre de 1 000 km/s, mais les ions sont accélérés par les noyaux d'hélium produits par le réacteur Polywell qui entrent dans la chambre à combution à une vitesse   de 23 000  km/s soit une vitesse de l'ordre du dixième de celle de la lumière. Le réacteur Polywell est un réacteur à fusion à confinement inertiel par laser. Ce réacteur est alimenté par un des pôles en deutérium et lithium; les noyaux d'hélium produits par cette réaction ressortent de l'autre coté qui débouche sur la chambre de combution.
Le réacteur à fusion se trouve à l'extémité du module de propulsion, car à l'autre extrémité, se trouve un autre réacteur Polywell qui débouche sur une seconde chambre de combution, mais un peu différente de la première car elle est équipée d'une dérivation électrostatique afin de guider le flux ionique vers les six tuyères pointées vers l'avant et formant le dispositif de rétro-impulsion ionique qui se distingue par sa forme conique. Cette chambre de comution dispose de ses popres réservoirs de xénon liquide qui sont au nombre de 12 au total.

A l'avant du dispositif propulsion, le module technique du navire avec sonbras articulé et un sas dépressurisation pour permettre des sorties dans l'espace. Cet atelier est situé juste devant le dispositif de propulsion afin de permettre à l'équipage d'intervenir plus rapidement sur les moteurs si nécessaire.

Puis il y a de part et d'autre du pylone central deux STS, deux navettes de transfert spatiales. On appelle ces véhicules les jeeps de l'espace. Elles sont devenues indispensables pour ralier la station orbitale interniationale et ses différentes extensions. Les astronautres du Laplace s'en serviront s'ils doivent aborder l'astéroïde.
De l'autre coté des navettes, il y a le module d'habitation de l'équipage et celui de la passerelle où seront conduites les opérations. L'ensemble des modules qui seront accesibles de l'équipage est entouré de grilles de neutralisation magnétique, car le module de tête est le module de traction magnétique à plasma.

Dans un premier temps, le Laplace va s'approcher de l'astéroïde et larguer la partie avant du module, l'ancre magnétique, qui va se solidariser avec l'astéroïde en faisant fondre une partie de sa surface grâce à des lasers afin d'y plonger le grappin. Après refroidissement, l'ancre va activer les boucles à plasma de façon à générer un champ magnétique continu pouvant atteindre les 4 téslas. À l'avant du vaisseau, un champ magnétique similaire va être aussi engendré par un système analogue.

L'attraction magnétique aura tendance à attirer le vaisseau vers l'astéroïde en regard du  rapport des masses respectives. Mais, grâce à ses rétro-impulseurs, le Laplace conservera une distance constante avec l'astéroïde. Mais l'astéroïde étant également attiré vers le vaisseau, l'ensemble Apophis-Laplace se déplacera et s'écartera de l'orbite naturelle de l'astéroïde au fil du temps. Bien sûr, cela génèrera une quantité de chaleur considérable qu'il faut évacuer. L'astuce de Petit est de se servir de la majeure partie de cette chaleur pour alimenter les lasers du réacteur Polywell. Le reste est dissipé sous forme de rayonnement thermique par les radiateurs du vaisseau.

- Excusez-moi Professeur. Si j'ai bien compris votre exposé, pour que cela fonctionne, il faut que l'ancre magnétique soit aligné avec le vaisseau qui assurera la traction. Comment savez vous que cela sera le cas? Demande Youssouf
- Apophis est entièrerment constitué de fer. Lorsque l'ancre fonctionnera, ce sera l'ensemble de l'astéroïde qui sera aimanté. C'est pour cette raison qu'il sera nécessaire de placer l'ancre sur l'un des pôle de l'astéroïde.
- Professeur; demande Deng. Vous nous avez expliqué que le vaisseau allait remorquer l'astéroïde, mais que comme la masse de l'astéroïde est beaucoup plus lourde que le vaisseau, cela allait prendre du temps avant que la modification de trajectoire soit observable. Combien de temps faudra t'il attendre avant de savoir si votre plan fonctionne?
- D'après nos claculs, il faudra attendre un bon mois, avant d'observer une déviation de la trajectoire de dix mètres; mais après,c'est cumulatif. Par contre, nous saurons de suite si cela fonctionne puisque la traction magnétique s'accompagnera d'une production de châleur.
- Dix mètres? S'étrangle Deng. Et vous dites que cela suffira à faire dévier l'astéroïde? Et comment saurez vous que la chaleur produite provient bien de la traction magnétique et pas d'un autre phénomène?
- Mais c'est physique! Répond Bertrand agacé de devoir se répéter.

En réitérant son explication, Bertrand argumente en tentant d'appliquer la règle des trois doigts. Mais pour cela, il est obligé de tordre ses mains de sorte qu'il commence à ressembler au célèbre rappeur Joël Stark dans ses clips. Sentant que Petit s'enfonce, Katleen décide de détrourner l'attention de l'asistance et de revenir sur un terrain qui leur est plus familier.

- Merci Professeur pour cette démonstration; inervient elle. Je tiens à préciser que le vaisseau sera la propriété des Etats Unis d'Amérique. Il embarquera un équipage de douze personnes, quatre seront américaines.
- Ah bon? Demande Sergeï. C'est  aussi vousqui en assurerez le financement?
- Vu que la République Populaire de Chine dispose de la première réserve de change du monde, elle peut participer activement à ce programme. Répond Katleen.

Tous les regards se tournent vers deng Lô Ping. Ce dernier baisse la tête et la relève en déclarant.
- C'est d'accord. Lâche Deng. Mais nous conservons l'option des missiles au cas où.
- C'est comme vous voulez; répond Petit. Mais de toutes les façons ils seront inutiles.

Katleen se retourne vers Bertrand bouche-bée. Au regard de la présidente des USA, Bertrand comprend qu'il aurait peut être mieux fait de la fermer.

- Nous vous remercions de votre expertise Professeur; dit Youssouf d'un ton grave. Nous aurons certainement l'occasion de nous rencontrer. Bon passons à un autre volet de la réunion. Je pense qu'il nous faut nous préparer au cas où Apophis s'écraserait sur Terre à assurer la survie de l'Humanité. Je souhaite plus que jamais réactiver le programme biosphère qui n'aurait jamais du être abandonné. L'objectif est de créer des oasis de préservation animales et végétales partout dans le monde, j'attend vos projets.

Bertrand quitte la salle, épuisé. Une voix lui demande :

- Alors, cela s'est bien passé?

Bertrand reconnait de suite son interlocuteur. Il s'agit de John Donovan, sénateur et époux de la présidente.

- C'est relatif; répond Bertrand.
- Vous les avez convaincus
- Je ne crois pas, mais ils ont fini par accepter

John sourit.

- C'est le principal vieux. C'est comme ça les politiques, il vous font croire le contraire de ce qu'ils pensent. Mais au final, ce qui compte c'est ce qu'ils décident. Venez avec moi, Katleen en a encore pour un moment. On va fêter ça entre-nous en l'attendant et puis après, vous verrez, elle vous félicitera.
- Vous êtes certain? Demande Petit sans trop y croire.

John acquiece. Bertrand suis petit dans la suite présidentielle. Il attend avec une pointe d'angoisse le moment ou Katleen réapparaitra. Et il a raison car Katleen enrage encore en sortant de la réunion. Dans le couloir elle demande à son conseillé.

- Vous me l'avez sorti d'où celui là? Demande t'elle en parlant de Petit.
- Il a passé trois ans au M.I.T jusqu'à l'obtention de son doctorat, puis quinze en zone 51 où il a été brillant. Cela fait deux ans qu'il enseigne à Caltech et dirige une équipe qui travaille sur le Polywell est ses apliquation en astronautique en colaboration avec la NASA.
- Quinze ans en zone 51? cela explique bien des choses; bougonne Katleen.

Elle pénètre dans la suite comme une furie. Elle pointe un doigt rageur vers Bertrand Petit et crie.

- Vous, Vous rendez vous compte de la connerie que vous avez faites?
- De quoi parles tu? Demande John.
- On a passé une heure à tenter de convaincre Deng Lô Ping d'abandonner l'ider de balancer des missiles nucléaires sur Apophis parce que ce serait inutile et trop imprévisible et risqué. Et cet abruti dit en fin de réunion. Faites commes vous voulez, de toute les façon, comme mon vaisseau va fonctionner, vous n'aurez pas à les utiliser.
- C'est vrai? Demande John avec effarement.
- Oui; Répond Petit. Oui j'ai dit cela et oui le Laplace remplira sa mission.
- Tant mieux; dit Katleen d'un air sadique. Car s'il venait à échouer, je vous expédie en Chine pour que vous présentiez vos excuses au peuple chinois.
- La belle affaire; ricane Bertrand. Si le Laplace échoue, nous serons tous morts et vous le savez très bien.
- Qu'est ce qui vous rend si sûr de vous? Demande John d'un ton beaucoup moins amical.
- Ce qu'Apophis ne détruira pas, l'homme fera le reste. Vous savez, je viens d'un pays où l'éruption d'un volcan en Islande a mis fin à 1300 ans de monarchie. Je vous laisse imaginer ce que va faire l'impact d'un astéroïde sur la première puissance d'une société où l'économie est mondialisée.
- Bon Monsieur Petit; dit Katleen écoeurée. Je ne vous retiens pas, vous avez du travail qui vous attend. Profitez en, c'est la Chine qui paye l'addition.
- Très bien. Au revoir Madame La Présidente, Monisieur le Sénateur.

Sans attendre la réponse, Bertrand tourne les talons sous les ragards courroucés de Katleen et John. Puis arrivé au pas de la porte il se retourne et dit.

- Me permettez-vous d'ajouter quelque chose car un point important me semble ne pas avoir été abordé.
- Dites toujours; dit John.
- Voilà. Comme je l'avais expliqué, l'ancre magnétique devra être accrochés à l'un des pôles de l'astéroïde.
- Et alors?
- Cela implique qu'il ne soit possible de le dévier de sa trajectoire que dans un sens ou dans l'autre. Le Laplace est dimensionné pour une déviation de trajectoire par "le Nord"; explique Petit en agitant deux de ses doigts des deux mains.  C'est la trajectoire la plus courte mais aussi la plus risquée parce que si Apophis tombe plus au Nord, alors il fera plus de dégâts. Par contre si vous choisisser de le dévier par le Sud, vous aurez à prévoir un ravitaillement au bout d'un an et une rotation d'équipage parce qu'il faudra deux révolutions d'Apophis autour du Soleil pour écarter suffisament l'astéroïde de sa trajectoire d'interception de la Terre.
- Il faut en fait deux vaisseaux? Hallucine Katleen.
- Ou anticiper un impact dans l'Hémisphère Sud si vous choisissez l'option "Sud"; répond Bertrand l'air de rien. Mais rassurez-vous l'option "Nord" fonctionnera très bien. Mais comme je sais que le sujet atterira rapidement sur la table dès lors que tout le monde en saura plus sur notre tracteur magnétique, je tenais à vous prévenir.

Bertrand quitte le salon avec un certain soulagement. Katleen tombe sur sa chaise et se masse les tempes puis elle ouvre le dossier de Bertrand. Son mari se dirige vers le bar et en ressort avec deux gins tonic.

- Quel con! Soupire John. Je me demande bien ce qu'il recherche.
- Petit? Pas grand chose; dit Katleen en feuilletant rapidement le dossier.
- Ah! dit John en ricannant. Tu sais bien que tout le monde recherche quelque chose: Si - c'est pas le pouvoir, c'est la gloire, le sex ou l'argent.
- Je ne crois pas; dit Katleen en parcourant le dossier de Bertrand. Petit à passé quinze ans dans la zone 51, s'est marié deux fois et a un enfant à chaque mariage. Il doit régler deux pensions alimentaires avec une paye d'universitaire. Il est passioné par ses recherches.
- Vu le sketche qu'il vient de nous faire; tu ne me feras pas croire qu'il n'a un but. Voyons.
- Celui de sauver nos fesses? Demande Katleen iornique.
- C'est la présidente qui parle ou la première dame ? Demande John.

Katleen secoue la tête. John et elle se sont connues lorsqu'elle menait la campagne pour les primaires républicaines où John était son directeur de campagne. Elle s'est mariée avec lui juste avant les élections présidentielles et a changé de nom. John est quelqu'un de très intelligent et il a tendance à se méfier de tout le monde. Par le passé cela lui a été très utile parce que John est toujours parvenu à la prévenir des coups bas qui peuvent pleuvoir dans la carrière d'une personalité politique comme Katleen. L'extrême prudence de John la conduit à se plonger dans le dossier de Bertrand Petit parce qu'elle sera ammenée  àle cotoyer dans les deux années qui suivront car c'st le temps que durera la construction du Laplace.

Les modules du premier vaisseau spatial terrien digne de ce nom seront construits dans les centres de la N.A.S.A. Avant d'être transférés grâce aux Skylons sur le S.T.S où ils y seront assemblés. L'équipage du Laplace sera ensuite acheminé jusqu'à la station pour embarquer à bord du vaisseau. Une tâche titanesque attend Katleen. Pour tout le monde, pour le Monde, les deux années qui vont suivre seront les plus longues.
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