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 Le chemin

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Locutus
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MessageSujet: Le chemin   Lun 17 Mai 2010, 18:22

Bonsoir a tous je cède moi aussi aux sirènes de l'écriture, et je porte a vos regards experts mon humble contribution.
En fait je me fais dessus.
Donc ce qui va suivre est un peut une intro mais le reste viendra.

Bonne lecture!


Dernière édition par Locutus le Mar 01 Juin 2010, 18:38, édité 1 fois
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Locutus
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MessageSujet: Re: Le chemin   Lun 17 Mai 2010, 18:37

Le chemin



Un éclair verdâtre illumina la passerelle, aveuglant brièvement les membres d'équipage. Cette fois-ci le tir n'était vraiment pas passé loin, au point qu'on avait l'impression de sentir l'odeur d'ozone. Le commandant n'avait que peu de temps avant la prochaine salve, aussi une décision rapide s'imposait.

- « Manœuvre d'évasion sigma, maintenant ! »

Le changement de direction fut si violent que les compensateurs inertiels n'eurent pas le temps de jouer leurs rôles. Le capitaine fut projeté sur le côté gauche de son siège avec une telle force qu'une de ses côtes se brisa net. Un grognement bref fut la seule expression de sa douleur.

Hurlant ses ordres pour couvrir le brouhaha:

- « Je veux un balayage de la zone ! Où peut-on passer à couvert ? »

L'officier scientifique était déjà à ses lectures et en quelques secondes son compte rendu tomba:

- « Mis à part la proximité de la nébuleuse de Hardak rien ne permettant un couvert ! »

- « Cap sur la nébuleuse ! »

- « Capitaine, cette nébuleuse est composée en majeure partie d'hydrogène ionisé ; si nous perdions notre plasma. . . . »

- « J'ai dit cap sur la nébuleuse exécution ! ! Affichez l'ennemi sur écran ! »

L'image du prédateur envahissait l'écran Principal, un vaisseau qui glaçait d'épouvante tous ceux qui l’avaient rencontré. Bien souvent synonyme de destruction implacable le Negh'Var était vraiment effrayant.
A nouveau la salle parut plongée dans un océan de jade lorsque les deux tirs frôlèrent le vaisseau. Encore plus près que tout à l'heure malgré l'esquive !

La chasse durait déjà depuis suffisamment longtemps pour que la proie ne s'essouffle.
Et déjà le navire montrait des signes de faiblesse : les boucliers étaient tombés à 65% et les moteurs d'impulsion commençaient à avoir des ratés !
Le pilotage du bâtiment ressemblait de plus en plus à un rodéo arcturien.
Pire encore les premiers tirs de l’ennemi avaient endommagé le système de distorsion et il était impossible d'échapper au combat.
Cependant la grande maniabilité du vaisseau avait permis d'éviter les assauts les plus violents. Mais pour combien de temps encore ?

La voix puissante et rocailleuse de l'officier tactique vint couvrir les signaux d'alertes:

- « Un oiseau de proie se désocculte sur bâbord commandant ! Il s'apprête à faire feu ! »

Le pire des scénarios !
Sans même réfléchir comme mû par un instinct presque animal le commandant hurla:

- « Toutes puissances aux boucliers ! »

Mais déjà le flux des disrupteurs frappait !

Le choc fut redoutable. Une console de contrôle explosa littéralement projetant l'officier au travers de la passerelle. Des gerbes d'étincelles jaillirent de l'écran principal et embrasèrent partiellement la chevelure de l'officier en second. Celui ci commença une tentative d'extinction avec ses mains nues. Au beau milieu de la salle, des canalisations avaient lâché et déversaient une fumée lourde et étouffante.

La réaction du capitaine fut malgré tout immédiate :

- « Virez à 90 degrés Tribord ! Toute puissance au bouclier tribord ! Ingénierie je veux un rapport d'avarie, maintenant ! »

L'ingénieur en chef répondit quasiment dans la seconde:

- « Nous avons perdu le bouclier bâbord, un des moteurs d'impulsion est hors service, l’armement bâbord est inutilisable. »

Une brève réflexion et soudain germa dans l'esprit du commandant une idée folle, la possibilité de faire d'une défaite une victoire. Un sourire carnassier vint fendre son visage. Ce serait dangereux et les chances de réussites très minces.
S'adressant d'une voix d'un calme absolu à son officier scientifique :

- « Quand arriverons-nous aux abords de la nébuleuse ? »

Le front du scientifique baigné de son propre sang s'inclina vers son moniteur

- « Nous serons dans la zone pré-nébulaire dans 27 secondes ! »

- « Pilote ! Faites osciller les moteurs puis arrêt complet ! »

Le temps sembla s'arrêter et tous les regards convergèrent vers le fauteuil au milieu de la salle.

Une multitude d'émotions était lisible dans chaque regard. L'étonnement bien sûr et même l'incompréhension pour certains mais nulle peur chez aucun d'entre eux.
Puis l'ordre fut exécuté et le bourdonnement des moteurs après un dernier hoquet s'arrêta totalement. Un silence lourd que seuls quelques courts-circuits venaient troubler s'installa sur la passerelle.
Presque dans un chuchotement, le commandant rompit le silence:

- « Ingénieur ! Vous allez concentrer le flux de plasma et vous l'éjecterez en direction de la nébuleuse à mon ordre ! Pilote vous passerez en impulsion maximale dès que je donnerai l'ordre d'éjection du plasma, coordonnées : 127. 9 »

Inclinant la tête, les deux officiers rejoignirent leurs postes, laissant le capitaine à sa contemplation de l'ennemi dont l'image grandissait de plus en plus à l'écran.

Et le compte à rebours mental commença :
. . . 5 Le bal des vaisseaux à l'écran ressemblait à un vol de vautour Denebien prêt à fondre sur sa proie.
. . . 4 La sueur collait les cheveux du commandant sur son front, son regard braqué sur l'écran.
. . . 3 Les charognards s'approchaient lentement, le coup de grâce ne tarderait plus.
. . . 2 La tension sur la passerelle était étouffante, palpable.
. . . 1 A l'écran les tubes lance-torpilles du Negh'var prirent une teinte orangée: il allait achever sa victime.
. . . 0 « EJECTION DU PLASMA MAINTENANT ! ! »

Le vaisseau se cabra en relançant ses moteurs, laissant derrière lui une traînée luisante d'énergie. Le nuage de plasma s'enflamma au contact de la nébuleuse et une vague incandescente submergea les deux chasseurs.
Le plus petit des deux astronefs fut pulvérisé et bientôt des débris furent les seuls témoins de son existence. Le destroyer Negh'Var subit de lourds dégâts, un trou béant répandait dans l'espace le contenu du bâtiment qui semblait désormais en perdition.

Mais un colosse blessé reste un colosse capable de frapper, il convenait donc de saisir l'opportunité. L'ordre d'évacuer la zone fut donné, un nouveau cap calculé et au bout de quelques minutes le dangereux ennemi disparut des écrans.

L'officier en second, dont le visage avait été à demi brûlé, s’approcha du commandant. Son regard se fixa dans les yeux bleus de son capitaine.

- « Voila des actes qui mériteront d'être chantés ! S’exclama-t-il, Gloire à B'Lyn fille de Raghnos »

Puis tous les membres d'équipage hurlèrent d'une même voix : « Qapla ! ! »

La jeune klingon se leva de son siège de commandement regarda un à un les guerriers, ses guerriers.

- « Et d'autres victoires viendront à nous car nous sommes sur le chemin du sang ! Qapla' ! »
Les cris envahirent à nouveau l'oiseau de proie, la clameur de la victoire résonnait dans ses corridors.

Oui il y aurait d'autres victoires, oui le sang coulerait à nouveau jusqu'à ce que le prix de la vengeance soit payé.


Dernière édition par Locutus le Mar 01 Juin 2010, 18:44, édité 2 fois
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Locutus
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MessageSujet: Le chemin de l'honneur   Mar 01 Juin 2010, 18:27

Le chemin de l’honneur

C’était une vaste salle circulaire ceinturée de lourdes colonnes. La lumière émanant des flambeaux associée aux étendards rougeoyants qui ornaient les lieux, colorait la scène d’un éclat cuivré. Seule une lucarne au centre du plafond distillait des rays de lumières ou les volutes de fumées venaient tracer de lourdes arabesques.

Sur une estrade placée à une extrémité de la pièce, était installé un fauteuil massif qui imposait immédiatement à chacun l’autorité de celui qui y siégeait. Dans ce trône baigné de pénombre, on discernait une silhouette voûtée mais puissante qu’une respiration profonde animait d’une façon presque animal.

Les portes situées à l’opposé de la pièce étaient gardées par deux soldats d’élite qu’on aurait pu confondre avec des statues si leurs regards n’avaient pas indiqué qu’ils étaient vivants. Rien ne semblait pouvoir perturber l’apparente quiétude qui régnait dans cet antre.


Le grincement sonore des portes brisa cet instant d’éternité et un guerrier apparut dans l’encadrement de l’huis. S’avançant d’une démarche altière, l’homme était jeune mais dans son regard dansait le feu de milles combats. Sa crinière opulente se déversait sur ses épaules en une sombre nébuleuse qui servait d’écrin à un visage presque blafard mais d’une beauté sauvage.

Le jeune guerrier s’arrêta au milieu de la salle et fixa la clarté obscure qui couvrait le trône. Dans ce silence que seul venait perturber le crépitement des flammes, le temps semblait s’être arrêté, comme si la scène avait été gravée dans le marbre sanglant du hall des héros.
Alors un grondement retentit, comme un roulement de tonnerre dévalant les pentes de la vallée de Mekro’Vak. Et le grondement devint voix.


- « Sais-tu qui je suis ? » clamât le colosse assit sur son trône

Le guerrier leva le menton et déclara d’une voix forte :

- « Tu es K’mrac de la maison de K’mrac, et ton verbe est mon ordre. »

- « Et que vaut la tradition de la maison de K’mrac pour toi ? »

Le jeune capitaine fronçât ses sourcils épais ne sachant plus exactement à quoi s’attendre.

- « C’est une grande et fière tradition que racontent les plus grands bardes, notre bannière est crainte et respectée ! »

- « Si c’est une si fière tradition que symbolise une si noble bannière, alors pourquoi la fouler au pied ? Pourquoi la souiller des cendres de nos propres cadavres ?» Gronda K’mrac.

- « J’ai porté haut nos couleurs face à un adversaire intrépide et redoutable. Et je … »

Mais le maitre de maison l’interrompit dans un rugissement :

- « Alors que tes forces étaient supérieurs, tu as semé le deuil et l’opprobre. Tu portes le déshonneur d’un combat perdu face à une femme !! »

Le courroux du seigneur des lieux avait fait place à un silence assourdissant. Puis dans un grognement murmuré encore plus menaçant que la tempête qui venait de se déchainer :


- « Seul un menteur ou un couard peut se targuer d’honorer un étendard alors qu’il goûte à la défaite! Dis moi Argran fils de Kerak est ce le sang d’un guerrier klingon qui coule dans tes veines ou celui d’un escroc ferengi ? »


Ses ongles pénétrèrent sa chair et sa bouche fut envahie du goût métallique du sang alors que tous ses muscles se tendaient sous la force d’une si violente insulte. Il convenait cependant de ne montrer ni peur ni colère et de garder à l’esprit le respect qu’il devait à son maître.
Oui, il avait faillit à son devoir et pour cela il n’existait qu’un seul châtiment. Mais, Khales lui en était témoin : cela avait été un glorieux combat contre un adversaire honorable et rusé. Qu’on lui accorde au moins ceci !


K’mrac se leva lentement de son siège, déployant sa haute stature à la façon d’un félin guettant sa proie. Il descendit les marches en gardant les yeux rivés dans ceux du disgracié qui ne montrait aucune crainte malgré la menace qui s’approchait. Le visage parcheminé s’arrêta à un souffle du visage juvénile et la chevelure de neige se mélangeât quelques instants à la chevelure de jais.

- « Tu connais aujourd’hui le chemin du déshonneur Argran fils de Kerak et sais-tu où mène ce chemin ? »


- « A la mort et l’oubli ! » rétorqua le capitaine montrant ainsi qu’il acceptait la sentence

- « A la mort et l’oubli, tu dis vrai. »


K’mrac empoigna alors son Dk’Tahg d’un geste si rapide que l’œil le plus aiguisé n’aurait pu le percevoir. Qui aurait pu croire qu’un tel géant puisse être si vif ? La dague décrit un arc de cercle parfait et frappa avec une telle précision qu’elle semblait être animée et vivante.
Il n’y eut pas de cri, pas même un souffle et le sang commença à couler. Ruisselant sur le torse, la rivière vermillon s’écoulât lentement au sol y formant une flaque épaisse.


Essuyant sa lame sur la manche du jeune guerrier son juge et maître lui glissa :

- « Aujourd’hui tu meurs ! Mais par le nom de ton père et pour l’honneur de ta famille je t’accorde une grâce. Je t’offre la voie du guerrier, le chemin de l’honneur ! »

Avec l’hémorragie les forces d’Argran décroissaient rapidement. Et pourtant, il ne bougeait pas, stoïque et déterminé à ne pas faillir, pas une nouvelle fois ! Le gigantesque seigneur reculait et sur son visage tanné était accroché un sourire carnassier. Il remit sa dague au fourreau et fit volte face en faisant danser les plis de sa cape dans la mare sanguinolente qui s’étendait à leurs pieds.

- « Aujourd’hui Argran fils de Kerak est mort et nul ne dira jamais plus son nom. Ne reste devant nous qu’Argran le borgne. »

Tel était donc le prix de sa défaite : un visage et un nom mutilés. Dans son cœur de guerrier s’allumait la flamme de la vengeance. Un incendie que seul le fluide vital de l’ennemi pourrait éteindre, et ce, même si cet ennemi c’était elle!

K’mrac parla à nouveau et son ton était lourd :

- « Les portes de Sto-Vo-Kor sont restées fermées pour toi Argran le borgne comme le sont désormais les portes de cette noble maison. Et ainsi en sera-t-il jusqu'à ce que ton honneur soit lavé dans le sang de l’ennemi. M’entends-tu Argran le borgne ? Je veux le sang de B’lyn fille de Raghnos »

Tout était dis.
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